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Mais à qui donc profite le crime homophobe ?

Le déchaînement contre le Mariage pour tous prouve au moins une chose : la gauche n’a plus le monopole de la rue. En revanche, il s’avère que la droite puritaine et conservatrice est bel et bien en train de s’arroger le monopole de la haine et de la violence. Sa fragmentation la rend dure à saisir et l’opposition au sens large en use et abuse avec d’assourdissants silences et hypocrisies. Une triste aubaine politique.

Mais quelle est cette droite ? S’agit-il de cette nouvelle formation politique, dont on pouvait anticiper la naissance du fait du rejet des partis traditionnels ? Une droite «  nouvelle », sonnant comme un «  ordre nouveau » dans lequel s’amalgameraient la «  droite de la droite » - aiguillonnant, en son temps, Nicolas Sarkozy - avec des phalanges plus ou moins avouables du Front national-Rassemblement Bleu Marine ?

Ou bien, un soubresaut de la droite «  plutôt Umpiste » trouvant dans la réforme sociétale Hollandaise le prétexte du rejet le plus vaste possible de la politique socialiste en jouant sur les émotions de la foule ?

Toujours est-il que toutes ces oppositions espèrent bien tirer la couverture à elles. Et visiblement cela ne semble pas les gêner que cette dernière ressemble à un drapeau nazillon.

Cette analyse est exagérée ? Sans doute pas lorsque l’on peine à entendre les condamnations claires et nettes des formations de droite dites «  officielles » à la violence des actes homophobes qui se multiplient sur le territoire comme autant de petits pains lors d’une messe en latin.

Après le passage à tabac de Wilfried, c’est au tour du bar gay Lilllois, le «  Vice Versa » d’être mis à sac par des individus visiblement apparentés aux Skinheads, groupuscule que l’on croyait - erronément - relégué dans les cartons poussiéreux de l’Histoire.

Pour l’occasion, des formations plus ou moins oubliées se payent aussi un bon petit coup de pub, ou de buzz. Le GUD, sorti tout droit de l’imagerie de la réaction à mai 68, ou bien encore le Renouveau français ou les Jeunesses nationalistes (d’obédience... pétainistes) et le Bloc identitaire ont marché illégalement sur les Champs Elysées. Comme au bon vieux temps de la provoc’.

AUDITOIRE

Mais il est à craindre que ces joyeux drilles entendent faire bien plus que sortir de leur obscures salles de réunion pour prendre l’air et purger leurs bombes lacrymogènes. Pour une fois qu’on leur offre un auditoire digne de ce nom...

A côté de ces groupes «  historiques », Frigide Barjot, la pasionaria pour Tous, a promis du «  sang » à la République . Pour ce faire, elle a fait des tas de petits sous la forme de générations (plus ou moins) spontanées. Ainsi, en quelques semaines avons nous vu éclore dans la mouvance initiale de la «  Manif pour tous » une foultitude d’organisations pas très nettes. Mais grandement aidées par le net.

Vous aviez aimé Civitas mais vous allez en adorer plein d’autres. Comme Ichtus, institut catholique traditionaliste fort de réseaux constitués d’ «  élites » propres à porter la bonne parole. Citons également les «  Hommen » - inutile d’expliciter - qui en moins de deux clics sur les réseaux sociaux se sont montrés capables de bloquer lundi la rue de Rivoli, torses nus et masqués.

TROP BISOUNOURS

Il y a aussi désormais le «  Camping pour Tous ». Propres sur eux, ces jeunes adeptes du sitting, ont tenté de camper dans les jardins du Luxembourg lors des débats au Sénat puis devant le Palais Bourbon, où les forces de l’ordre sont intervenues pour protéger les abords de l’Assemblée nationale.

Et puis, la «  Manif pour tous » s’est scindée. Le «  Printemps français » jugeant les méthodes Barjot «  trop bisounours » pointe, en effet, désormais son nez, mené par une ancienne lieutenante de Frigide : Béatrice Bourges (ça ne s’invente pas...). Mot d’ordre : la radicalisation.

De son côté, Barjot, après ses propos sanglants, assure désormais rester dans le cadre du légal et de la non violence. Elle entend porter plainte contre des indélicats qui se réclament de sa mouvance mais en s’écartant de la loi. On attend les premières actions en justice...

Au siège du Front national où le silence était jusqu’à présent de mise, on reconnaît que des «  individualités » se joignent aux actions des anti Mariage pour tous. On ne monte pas clairement dans tous les wagons mais pas question de louper le train...

Mais la palme des faux culs revient sans conteste à l’UMP. La droite traditionnelle fustige sans excès les propos de Barjot ou de Boutin (elle menace la France de guerre civile..) mais estime, par la voix d’Henri Guaino, que «  l’attitude d’extrême violence » revient au gouvernement qui veut faire passer sa loi en quatrième vitesse. Raffarin, parle aussi de «  violence » dans le fait d’ignorer une pétition de 700.000 personnes. La mémoire n’est certes pas la caractéristique première du politique.

Le plus rigolo, c’est que l’UMP attend énormément du défilé du «  peuple de droite » (unitaire ?) prévu le 26 mai contre le pouvoir socialiste. Si la mobilisation se révèlait impressionnante cela aura au moins l’avantage de donner au gouvernement l’illusion qu’il mène une politique de gauche.

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Textes de Édouard Berth, Henri Girard, Jean Jaurès, Hubert Lagardelle, Paul Louis, Fernand Pelloutier, Émile Pouget, Georges Sorel et Henri Van Kol Réunis & présentés par Miguel Chueca La grève générale exprime, d’une manière infiniment claire, que le temps des révolutions de politiciens est fini. Elle ne sait rien des droits de l’homme, de la justice absolue, des constitutions politiques, des parlements ; elle nie le gouvernement de la bourgeoisie capitaliste. Les partisans de la grève générale (...)
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