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Un peu d’histoire n°1 : L’aide cubaine à l’Afrique – partie 1

L’Histoire nous permet d’apprendre ce qui nous a précédé. En son temps, Karl Marx avait averti que « celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre », démontrant ainsi la nécessité pour chacun de connaître les événements passés qui, bien souvent, fournissent une source d’explication pour les événements présents et futurs. Mais connaître l’histoire c’est aussi raconter ce qui est passé sous silence, ou volontairement oublié par certains. Au travers de cette série d’articles, je vais m’efforcer de mettre à jour des faits ignorés aujourd’hui mais ô combien importants.

Le premier épisode de cette série va être consacré à l’aide qu’a apporté la Cuba révolutionnaire aux divers mouvements de libération africains dans leur lutte pour l’indépendance contre le colonialisme. Compte tenu de l’immense aide fournie par Cuba, je me consacrerai dans une première partie à l’assistance envers l’Algérie, le Congo et la Guinée-Bissau. Les cas de l’Angola et de la Namibie, plus longs, et plus complexes, seront traités prochainement.

En tout, près de 500 000 Cubains auront participé à ces guerres et à ces luttes de libération. C’est ce que l’histoire a nommé : l’Odyssée cubaine.

L’aide apportée par le gouvernement cubain s’est d’abord illustrée dans la toute jeune République Algérienne. Alors en guerre contre la France, les combattants algériens vont recevoir de la part de Cuba des armes et un soutien total. Ahmed Ben Bella rendra d’ailleurs visite à Fidel Castro dès 1963 en remerciement de cette précieuse aide. Cuba épaulera aussi l’Algérie dans sa guerre défensive contre le Maroc en envoyant là aussi du matériel et des hommes.

Parmi les pays qui concentrent beaucoup d’attention, le Congo est sans doute le principal. D’autant plus après l’assassinat du leader indépendantiste Patrice Lumumba le 17 janvier 1961. C’est à cette époque que Cuba va prendre contact avec le nouveau jeune chef de ceux se revendiquant de l’héritage de Lumumba : Laurent-Désiré Kabila. C’est aussi à cette époque que le Che énonce sa fameuse théorie de la création « d’un, deux, trois Vietnam » pour éparpiller, partout où cela est possible, les forces de l’impérialisme. Le Congo représente, dans l’esprit des révolutionnaires, un point central, l’épicentre par lequel la Révolution pourrait se propager à toute l’Afrique du fait de la position du Congo qui partage des frontières avec neufs pays.

En 1965, des cubains entraînés et expérimentés, menés par le Che lui-même, rejoignent donc les rangs de la guérilla congolaise en lutte contre le régime de Mobutu. Mais, très vite, ils vont se rendre compte que ce mouvement là n’est pas prêt à prendre le pouvoir. Leurs stratégies diffèrent et l’expérience du Che est un réel échec. Échec sur lequel il tentera de rebondir en allant en Bolivie, avec la suite que tout le monde connaît.

Après le Congo, le changement de stratégie

La mission au Congo est donc une totale déconvenue. Mais cela n’entame pas le soutien de Cuba à l’Afrique, au contraire. Et, comme Lénine qui dès 1917 voulait aider les révolutionnaires européens à faire la Révolution dans leur pays, Cuba va continuer à soutenir les mouvements de libération africains.

Pour Fidel Castro, il convient à présent de revoir la méthode, mais aussi les mouvements que doit soutenir Cuba. En vertu de ce nouvel objectif, Cuba organise en janvier 1966 la première Tricontinentale. Cette conférence réunit les révolutionnaires des mouvements armés d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. L’une des vedettes de cette conférence est sans aucun doute le leader indépendantiste de Guinée-Bissau, un petit pays de l’Afrique de l’Ouest aux prises avec l’Empire portugais, Amilcar Cabral.

Pour soutenir la Guinée-Bissau, Cuba ne va pas envoyer, comme au Congo, des hommes pour se battre. En revanche, il va fournir une aide toute aussi précieuse à Amilcar Cabral et à ses hommes : des experts en artilleries, des techniciens, du matériel, et aussi des médecins. Le but étant d’affaiblir l’Empire portugais.

Mais Amilcar Cabral n’aura pas la chance de voir son pays libre. Assassiné en 1973, il n’assistera pas à la Révolution des Œillets au Portugal, au départ de l’armée portugaise, et à la proclamation de l’indépendance de la Guinée Bissau.

Du côté cubain, si on pleure la perte d’un ami, on se réjouit en revanche du succès de l’aide apportée à la Guinée Bissau. Une aide qui va ensuite se porter sur une autre colonie portugaise : l’Angola.

A suivre...

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