RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Thème : Autoritarisme

Maroc, Monarchie et République

Djamel LABIDI

Lorsqu'on regarde les manifestations populaires au Maroc, on ne fait pas d'abord attention à une chose mais on sent qu'elle manque, on sent une absence, et soudain cela devient évident…

Il manque le drapeau marocain. Il y a le drapeau palestinien mais pas le drapeau marocain. Autant en Algérie, par exemple, toutes les manifestations qu'elles soient pour ou contre le pouvoir, avancent dans une forêt de drapeaux verts et blancs . Beaucoup s'enveloppent même dans le drapeau et et il y a aussi de longs drapeaux qui s'étirent sur des dizaines de mètres. C'est aussi le cas en Tunisie, et dans beaucoup d'autres pays, où les drapeaux fleurissent dans les mains du peuple. Mais cela n'est pas le cas au Maroc, aussi bien d'ailleurs pour les manifestations actuelles que pour celles plus anciennes. Comment interpréter ce fait. Peut-on lui donner un sens ? Tout se passe en effet comme si le drapeau était considéré comme celui du roi, de la monarchie, comme le drapeau alaouite, ce qu'il était d'ailleurs à l'origine. Dès lors le brandir prendrait un autre sens, celui automatiquement de soutien, d'allégeance au roi. Il semble que les manifestants le savent et ce serait la raison pour laquelle (...) Lire la suite »

Médecins et policiers, seuls citoyens du régime covidique : une analyse de Giorgio Agamben

Rosa LLORENS
Le philosophe Giorgio Agamben s'est imposé, depuis le premier confinement, comme un des seuls vrais intellectuels européens, au sens qu'avait ce terme depuis la deuxième moitié du XIXe siècle jusqu'aux années 70 du XXe siècle. Un philosophe ne naît pas et ne se forme pas dans une tour d'ivoire, mais au milieu de ses concitoyens et en interaction avec eux ; son savoir, sa réflexion, ne se développent pas dans les nuées, mais dans le monde des hommes, et doivent servir à en rendre compte et mieux le comprendre. Inversement, un philosophe n'est pas un mage, un prophète, qui définit le bien et dit le droit à partir de choix subjectifs. Si Agamben a pris partie dans l'affaire du Covid,c'est bien en tant que philosophe, à partir des concepts qu'il a élaborés au cours de ses analyses, et en premier lieu du concept de « vie nue ». Au commencement était Foucault et son concept de « biopouvoir » : à partir du XVIIIe siècle, l'évolution politique ne va pas (contrairement à ce que proclament les illuminés des (...) Lire la suite »
78 

Sans vaccin ni test, des pompiers ont été suspendus en Haute-Savoie depuis le 16 août 2021

RT France

Parce qu’ils n’ont pas présenté de test négatif ni de preuve vaccinale, plusieurs pompiers ont été suspendus en Haute-Savoie. « Moins d’une dizaine » de sapeurs-pompiers de Haute-Savoie ont été suspendus depuis le 16 août en raison de l’application progressive de l’obligation vaccinale, a indiqué à l’AFP le directeur des pompiers du département.

Jusqu'au 15 septembre, les pompiers, comme l'ensemble des professionnels de santé concernés, doivent présenter un test Covid négatif, s'il ne sont pas encore vaccinés, pour pouvoir travailler. Une poignée d'entre eux n'ont pas présenté ce test le 16 août au moment de leur prise de poste, ce qui a conduit à leur suspension, a fait savoir le quotidien régional Le Dauphiné Libéré ce 19 août au matin, citant trois d'entre eux. « Je me suis présenté à la garde et je me suis fait jeter comme un moins que rien, après 21 ans de service. Mon autotest n'a pas suffi », a raconté l'un d'eux au journal. « Il a fallu faire des exemples et on a été les premiers à faire les frais », a-t-il déploré. Pascal Lorteau, le directeur du SDIS de la Haute-Savoie, a confirmé auprès de l'AFP que « moins d'une dizaine » de sapeurs-pompiers, volontaires ou professionnels, ont été suspendus depuis le 16 août « car ils n'avaient pas produit de résultat négatif » de test. Il précise que les pompiers cités par Le Dauphiné Libéré ont depuis vu (...) Lire la suite »
13 

Mobilisation contre le pass sanitaire : enjeux d’une lutte opposée à une société de contrôle

Matthieu BOGOSAVLIJEVICH

En France, les manifestations contre le pass sanitaire s’enchaînent. Dans Planète Malade, Michel Collon a analysé la gravité de la pandémie et a exploré différentes pistes pour lutter contre. Le dispositif mis en place par Emmanuel Macron n’y répond pas. La mobilisation contre le pass sanitaire révèle ainsi les failles de la gestion de la crise sanitaire en France. Difficile de faire croire qu’elle est limitée à quelques « complotistes » et autres « antivax » mal informés. Caducité juridique, ségrégation sociale, menaces pour l’État de droit, mise en pratique inconcevable...

En ce troisième samedi de manifestation contre l’extension du pass sanitaire aux actes de la vie quotidienne, une chose est sûre : la mobilisation ne faiblit pas, elle se renforce. Ces rassemblements et manifestations ont pour objet la dénonciation d’un dispositif privatif de liberté entraînant une ségrégation d’une partie de la population de la majeure partie des lieux publics. Les classes populaires étant encore davantage ségréguées ; en effet le taux de vaccination parmi les classes les plus défavorisées y est plus faible et de ce fait l’engagement contre le pass sanitaire y est encore plus fort. Or ce que certains appellent une incitation renforcée à la vaccination relève plus d’un pari électoral : celui de l’opposition entre vaccinés et non-vaccinés qui permet de légitimer pour des motifs sanitaires l’exclusion de la société d’une partie substantielle de la population, celle qui n’est d’aucun intérêt pour Emmanuel Macron. Que l’on ne s’y trompe pas, l’introduction du pass sanitaire n’introduit pas (...) Lire la suite »
79 

Une énième vague de coups d’État sanitaires déferle sur le camp atlantiste

Khider MESLOUB

Comment entretenir la pandémie, pour justifier et légitimer le coup d’État sanitaire moderne accompli avec des moyens de conditionnement psychologique hautement technologique, sinon par la fabrication hystérique du péril viral mythologique agrémenté de maquillages statistiques délibérément amplifiés. Comment justifier et légitimer l’accélération de la destruction des infrastructures économiques considérées comme obsolètes du point de vue du grand Capital, sinon par une énième vague de propagandes sanitaires virales, appuyées sur un traitement de l’information anxiogène propre à susciter un état de sidération sur fond de psychose collective.

Comme le disait le nazi Hermann Göring : « Et si vous pouvez trouver quelque chose pour les effrayer, vous pouvez leur faire tout ce que vous voulez ». Pour la énième fois, alors que le Covid-19 était, depuis le mois d’avril 2021, en voie de résorption, les États atlantistes viennent de réactiver la fabrique de la peur par la diffusion de l’invariant scénario catastrophe porté par le terrifiant variant delta, ce serial killer menaçant, selon les metteurs en scène gouvernementaux jamais à court d’imagination, l’humanité de disparition. Or, selon les experts, certes le variant delta est plus contagieux, mais incontestablement moins létal que le précédent. À écouter les gouvernants atlantistes, le variant delta s’apprêterait à décimer des millions de personnes, particulièrement les non-vaccinées. À la vérité, selon les médecins, l’actuel variant delta ne provoquerait qu’un gros rhume. La preuve : en Grande Bretagne, premier foyer européen du variant delta, certes le nombre de contaminations a considérablement (...) Lire la suite »
35 

Notre peuple ne veut plus de cet autoritarisme effrené ni de ces contre réforme sans fin

Georges GASTAUD, Fadi KASSEM

Par Fadi Kassem et Georges Gastaud, secrétaires nationaux du PRCF, 12 juillet 2021

Préparées par un intense pilonnage médiatique, les annonces de Macron sont inadmissibles sur toute la ligne. Plus arrogant que jamais alors même que le parti macroniste LREM a obtenu moins de 4% des inscrits aux régionales et aux départementales, le “libéral” Macron institue à la fois l’obligation vaccinale pour les soignants et le passe sanitaire individuel obligatoire pour une interminable série d’activités : ce qui revient de fait quasiment à assigner à résidence, voire à interdire de vie sociale, politique et culturelle toute une partie de la population ! Cette approche ultra-autoritaire et diviseuse, typique des mesures liberticides empilées sans fin par les présidents et par les gouvernements maastrichtiens successifs, fait l’impasse sur l’euro-casse austéritaire de l’hôpital, qui continue de plus belle, et sur le désintérêt total du pouvoir pour les politiques de soin et de prévention. Elle stigmatise scandaleusement ces soignants – dont Véran menace carrément de supprimer le salaire ! – que, durant (...) Lire la suite »

Report des départementales et régionales – Vers la fin de la démocratie élective

SELLAMI

En France, en principe, les prochains scrutins devraient se tenir en juin 2021, au lieu de mars. Qu’ils aient lieu ou non, ils marqueront une nouvelle étape vers la fraude institutionnalisée et, in fine, vers la suppression pure et simple des élections. Notre article « Pourra-t-on encore voter en France ? » (lesmoutonsenrages.fr) était en ligne depuis à peine vingt-quatre heures, que notre attention était attirée sur le report des élections départementales et régionales. Elles devaient se tenir en mars 2021, mais sont reportées à juin 2021 (au plus tôt, car on ne sait pas ce qui peut arriver d’ici là).

Le pouvoir exécutif seul maître du jeu En admettant que ces élections aient bien lieu, leur report constitue déjà, à lui seul, la manifestation d’une démocratie en pleine déliquescence. a)- Tout d’abord, il est totalement anormal que sur un claquement de doigts du président de la République, des élections soient reculées, sans que le squatter de l’Élysée ait à obtenir l’accord de qui que ce soit. Un pays dans lequel l’Exécutif décide, et décide seul, de la date des scrutins, de leur ajournement et de leurs modalités, ressemble plus à une autocratie qu’à une démocratie. Et ce ne sont pas les prétendues consultations accordées à certains partis politiques qui y changent quelque chose, d’autant que l’avis de ces partis n’est absolument pas contraignant. b)- Des scrutins qui se déroulent dans de telles conditions, ne peuvent pas être justes, puisque le parti qui gouverne a la main dessus : il choisit leur date, tout en étant à la fois candidat, organisateur et responsable de leur sincérité. c)- Il y a là, de plus, (...) Lire la suite »

Un coup de force qui cache la faiblesse !

Jose ESPINOSA
Macron vient de décider l'emploi de l'artice 49.3 pour mettre un terme au débat engagé à l'Assemblée Nationale sur le projet de loi de réforme des retraites. Ce samedi, le conseil des ministres est réuni sur un seul ordre du jour : le coronavirus et les mesures à prendre pour l'empêcher de progresser dans le pays. Surprise ! le premier ministre entre à l'Assemblée en fin d'après-midi pour annoncer que le gouvernement va utiliser le 49.3 pour stopper la discussion sur sa réforme proposée. Le procédé employé en lui-même inélégant marque l'irrespect profond de cette majorité à l'égard des institutions de la République. Plus grave, le gouvernement réduit le parlement au rôle de chambre d'enregistrement des décisions élyséennes. Ce nouveau coup porté à la démocratie précipite la France dans un autoritarisme plus fort dont les violences policières en sont l'écume visible. Répression d'un côté et bâillon de l'autre, voici le visage vrai de la macronie en marche. Qu'en est-il du projet de loi à cet instant ? Le (...) Lire la suite »
27