Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Coïncidences politico-linguistiques ou le vote de la charte européenne des langues régionales

Coïncidence : violant l’article II de la Constitution qui stipule que « la langue de la République est le français », la ministre Fioraso a institionnalisé l’usage de l’anglais à l’Université. Officiellement chargé de réprimer l’anglicisation galopante des médias, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel vient d’engager une « réflexion » visant à « assouplir » les quotas de chansons françaises dans le temps d’antenne des radios. Soucieux de diversité ( !), le C.S.A. veut faire plus de place, non pas aux chanteurs berbères, italiens ou cubains, mais aux petits Frenchies qui ont le bon goût de renier leur langue pour chanter en anglais…

Dans le même temps, avec l’appui des députés du PCF (excepté J.-J. Candelier), l’Assemblée nationale vient d’adopter la Charte européenne des langues minoritaires et régionales qui, tout à la fois, détruit les fondements universalistes de la citoyenneté française (en légalisant la notion de minorité linguistique et en la territorialisant) et ouvrant de fait un « droit », non pas à parler les langues régionales (dont l’usage est parfaitement libre !), mais à NE PAS user du français dans la vie institutionnelle française ! Jolie « avancée sociétale », Messieurs-dames les députés bleus, verts, roses et roses vifs !

Bref, que ce soit au nom du tout-anglais impérial (basculement rapide de la France au tout-anglais en tous domaines : pub, enseignes, services publics, chanson, cinéma, recherche, enseignement…) ou au nom du régionalisme, destitution, désétablissement, en un mot DECLASSEMENT GENERAL de la langue française, socle de notre République et de la Francophonie internationale. Rattacher ce processus d’arrachage linguistique aux diktats du grand patronat européen, qui dès 2006 appelait à faire de l’anglais « la (seule) langue de l’entreprise et des affaires » (déclaration du Baron Seillière au Conseil européen d’avril 2006) ne serait de notre part qu’un pur délire de persécution.

Autre « coïncidence » : ces annonces accompagnent le lancement par François Hollande de son sinistre projet d’euro-régionalisation de la France : 15 « Länder » remplaceraient les 28 régions existantes, les départements… et les communes de France étant progressivement supprimés au profit des euro-métropoles.

Si l’on ajoute à cela que le président « normal » accélère la mise en place du « gouvernement européen » (ce que les eurocrates appellent le « saut fédéral européen ») ainsi que les négociations, menées dans le dos du peuple français, sur l’Union Transatlantique, on peut juger, sans être suspect de paranoïa, que notre pays est entré dans une période critique pour son existence même. Le P.R.C.F. a dès longtemps signalé le Manifeste Besoin d’aire, publié par le M.E.D.E.F. en décembre 2011, qui appelle à dépasser l’État-nation français en « reconfigurant les territoires », en créant les « États-Unis d’Europe, notre nouvelle patrie » (sic), en « supprimant les départements et les communes » (dixit Pierre Gattaz), bref, EN METTANT UN POINT FINAL A L’HISTOIRE DE FRANCE.

Linguiste de formation, militant antifasciste, le marxiste italien Antonio Gramsci ne croyait pas aux « coïncidences ». Dans ses Cahiers de prison, il notait déjà :

« à chaque fois qu’affleure, d’une manière ou d’une autre, la question de la langue, cela signifie qu’une série d’autres problèmes est en train de s’imposer : la formation et l’élargissement de la classe dirigeante, la nécessité d’établir des rapports plus intimes entre groupes dirigeants et la masse nationale-populaire, c’est-à-dire de réorganiser l’hégémonie culturelle ».

C’est dire combien les marxistes – et plus généralement, les progressistes et les démocrates – doivent analyser la signification de classe majeure de l’actuel délitement programmé de l’État-nation français, mais aussi de nombre d’Etats limitrophes de notre pays (sauf un, devinez lequel !), l’Espagne (deux référendums sur l’indépendance en 2014 ?), la Grande-Bretagne (référendum sur l’indépendance de l’Écosse, puis de Galles ?), la Belgique (quasi-sécession de la Flandre où la francophonie est persécutée), l’Italie (avec le séparatisme de la Ligue lombarde)…

C’est dire aussi que l’indifférence goguenarde de tant de « marxistes » à l’égard de l’euro-casse géante qui détruit les langues nationales d’Europe (à l’exception d’une, et encore… car l’anglais n’est pas le Wall Street Globish !) et, sous ce prétexte, les États européens historiquement constitués, est tout ce que l’on voudra sauf… révolutionnaire. En effet, qu’y aurait-il d’internationaliste à ce qu’une langue unique, porteuse de pensée, de politique et d’économie uniques, qui est précisément celle de la future Union transatlantique en gestation avec l’OTAN et le condominium impérialiste euro-dollar à l’appui, règne à jamais sur nos lèvres et sur nos cœurs, pendant que la République une et indivisible héritée des Soldats de l’An II cèderait la place à un mixte supra et infranational de féodalités régionales et de supranationalité impériale ?

Ne nous laissons pas couper la langue, celle de l’Édit de Nantes, de la Constitution de l’An I et du programme du CNR ! Ne laissons pas démanteler notre pays.

Marx demandait jadis au prolétariat de « devenir la nation » pour construire le socialisme. C’est plus que jamais une obligation pour gagner demain et pour résister aujourd’hui.

»» http://www.initiative-communiste.fr/billet-rouge-2/concidences-politic...
URL de cet article 24238
   
Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba
Salim LAMRANI
Début du chapitre IV Les citoyens étasuniens sont autorisés à se rendre à Cuba mais il leur est strictement interdit d’y dépenser le moindre centime, ce qui rend quasiment impossible tout séjour dans l’île. Le Département du Trésor considère donc tout voyage dans l’île comme une violation de la législation sur les sanctions économiques, à moins que les personnes ayant visité Cuba puissent démontrer qu’elles n’y ont effectué aucun achat. La justice étasunienne poursuit sans relâche les contrevenants à la (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Toute classe qui aspire à la domination doit conquérir d’abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général.

Karl Marx


Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
120 
Hier, j’ai surpris France Télécom semant des graines de suicide.
Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité. Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies. Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. (...)
68 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.