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Quand meurent des américains, des anglais et un français, les consciences endormies ouvrent l’œil sur la lame des couteaux.

Exclusif : Pendant la guerre civile, le GIA algérien n’a exécuté personne.

La vérité a pris du temps pour remonter depuis le fond d’un puits si creux mais, nous en sommes certains, pendant les « années noires » qui se sont succédées à partir de 1991, les djihadistes et autres guérilleros des GIA n’ont exécuté aucun algérien. C’est en observant les réactions mondiales, celles qu’entrainent les décapitations perpétrées par les « barbares » du califat irako-syrien, que l’on peut être aussi ferme sur la nouvelle façon dont nous devons écrire cette page tragique de l’histoire algérienne.

C’est par une logique imparable que j’établis ma conclusion, quasiment scientifique. Puisque ni la France ni la « communauté internationale » n’ont jamais protesté contre les meurtres et décapitations à la chaine perpétrés par les islamistes algériens, c’est que ces crimes n’ont jamais existé.

Revenons donc à une barbarie un peu plus ancienne que celle mise en ligne depuis le désert syrien par les troupes d’Al-Baghdadi. En Algérie, sauf s’ils ont tous rêvé et que les tombes sont vides, les citoyens, militants politiques, les militaires gendarmes et policiers, ont bien chaque matin, relevé dans les rues et au bord des routes, de multiples cadavres ? Quels étaient-ils donc ? Et qui avait tué ces enfants, ces femmes et ces hommes ? La réponse est « personne » puisque, je le répète, à la surface du monde, nul ne s’est indigné de ces tueries revendiquées au nom d’Allah.

Lecteurs avisés, vous connaissez tous la réponse, ces morts avaient l’inexcusable défaut d’être des arabes et des kabyles. Ce qui se passait alors en Algérie ne relevait que de ce que les racistes font du fait divers : « un règlement de compte entre maghrébins », d’un crime inscrit dans les gènes.

Mais il existait aussi une explication plus noble, plus stratégique, plus politique, celle du « qui tue qui ? ». Lourde idéologie développée par des humanistes principalement français, souvent de bonne foi, qui affirmaient avec force et meeting que ces tueurs au nom de Dieu n’étaient que des agents de l’armée algérienne. Faisons court, la recette était la suivante : pour tenir le pays sous sa botte, les militaires créaient et entretenaient le brasier islamiste. S’il est aujourd’hui vérifié qu’en manipulant certains groupes, des généraux ont bien joué avec ce feu, identifier le massacre de plus de 200 000 personnes à un acte de barbouzerie est indigne et inhumain.

Aujourd’hui que les clones de ces dingos du GIA, nés eux-mêmes du chaos afghan bricolé par l’occident, tuent en Afrique, en Irak et Syrie, voilà que l’indignation grimpe dans le compte-tours. C’est parfait. Mais il faut nous expliquer pourquoi, il y a vingt ans, quand les tueurs du « califat » algérien égorgeaient dans les villes et les champs personne ne s’en soit alors indigné. Au prétexte que, pour de sombres raisons politiciennes, des algériens se tuaient entre eux, pas un penseur n’a levé une croisade pour flétrir les monstres salafistes. A l’époque c’est même avec une certaine bonhomie que Mitterrand, sur le thème du « il faut bien que l’islamisme passe », a apprécié avec indifférence ce qu’en temps ordinaire Kouchner aurait qualifié de génocide.

Aujourd’hui, puisqu’ils tuent des américains, des anglais et un français (justement en Algérie), les consciences endormies ouvrent l’œil sur la lame des couteaux. A titre posthume leur éveil devrait les conduire à présenter leurs excuses au peuple algérien : derrière le « qui tue qui ? » se cachaient déjà des barbares.

Jacques-Marie Bourget

PS. Aux lecteurs qui seraient sensibles à un rire qui n’existe pas, à l’humour salafiste, je recommande la consultation de la note Wikipedia sur le GIA algérien. Pour justifier la « manipulation » du GIA par l’armée, « l’encyclopédie » s’abrite derrière les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed. On observera sans malice que cet « expert », spécialiste du bengâli, est aussi convaincu que l’attentat du 11 septembre a été fomenté par les USA...

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Philippe Bordas. Forcenés. Paris, Fayard 2008.
Bernard GENSANE
Ce très beau livre, qui montre à quel point le cyclisme relève du génie populaire et comment il a pu devenir une « province naturelle de la littérature française », me donne l’occasion d’évoquer des ouvrages qui m’ont, ces dernières années, aidé à réfléchir sur la pratique du vélo, sur le cyclisme professionnel et la place du sport dans notre société. Ce n’est pas l’argent qui pourrit le sport (l’argent, en soi, n’est rien), c’est le sport qui pourrit l’argent. La première étape du premier Tour de France en 1903 (...)
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Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État - et c’est pareil dans les autres pays européens - s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à -dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers », il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année. Ce sujet devrait être au coeur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle.

Etienne Chouard


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