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L’espoir change-t-il de camp ?


[Pour illustrer ce qui est erroné dans la tendance dominante, commençons par le slogan « ni-ni » : maintenant que Milosevic est à La Haye, les Talibans et Saddam Hussein renversés, les partisans de ce slogan peuvent-ils expliquer comment ils comptent se débarrasser de l’autre partie du « ni », Bush ou l’OTAN ?
Bien entendu, c’est impossible et ils le savent très bien. Mais c’est bien là tout le problème : on ne peut pas mettre sur le même pied un pays où vivent 4 % de l’humanité et dont les dirigeants déclarent ouvertement que le siècle qui commence sera « américain » et des pouvoirs brutaux (au demeurant très différents entre eux) mais dont l’action est fortement limitée dans le temps et dans l’espace.]


Jean Bricmont est certes un des intellectuels européens les plus lucides
pour analyser les faiblesses de la gauche intellectuelle face aux guerres.
La source de ces faiblesses ? Une rupture inconséquente avec la pensée
majoritaire héritée du colonialisme, affirme-t-il. Provocant ? A lire,
c’est sûr. Michel Collon [1]


(Pemière diffusion 10 mars 2005)


L’espoir change-t-il de camp ?


Les outrages commis par les Cipayes révoltés en Inde sont réellement
épouvantables, affreux, indicibles --- comme ceux qu’on ne s’attend à voir
que dans les guerres de mutinerie, de nationalités, de races, et par-dessus
tout de religion ; en un mot, comme ceux que la respectable Angleterre avait
coutume d’applaudir lorsqu’ils étaient perpétrés par les Vendéens contre les
« Bleus », par les guérilleros espagnols contres les Français infidèles, par
les Serbes contre leurs voisins allemands et hongrois, par les Croates
contre les rebelles viennois, par la garde mobile de Cavaignac ou les
Décembristes de Bonaparte contre les fils et les filles de la France
prolétarienne. Aussi infâme que soit la conduite des Cipayes, elle n’est que
le reflet, sous une forme concentrée, de la propre conduite de l’Angleterre
en Inde.... Karl Marx .


Il y a un certain nombre de choses qu’il est apparemment plus facile de
commencer que d’arrêter : une histoire d’amour, grignoter des pistaches et
mener une guerre. C’est ce dernier point que les Américains découvrent
aujourd’hui en Irak. Cette situation va soulever de nouveaux débats au sein
des mouvements opposés à la guerre. Il y a toujours eu deux tendances au
sein de ces mouvements, l’une minoritaire et l’autre majoritaire : en 1991,
la majorité soutenait l’embargo contre l’Irak comme alternative à la guerre.
La minorité voyait dans cet embargo un simple préparatif à la guerre et s’y
opposait. Lors des accords d’Oslo, la majorité a applaudi et la minorité y a
vu un accord de type « Bantoustan » qui ne résoudrait rien . Lors des
guerres contre la Yougoslavie et contre l’Afghanistan, la majorité a pris
une position de type ni-ni
 : ni l’OTAN ni Milosevic, ni Bush ni les
Talibans. Lors de la dernière guerre, la majorité a soutenu les inspections
de l’ONU, de nouveau comme alternative à la guerre, et la minorité y a vu
une préparation psychologique à cette guerre (s’il faut des inspections,
c’est que l’Irak viole sans doute le droit international et si ces
inspections ne mènent à rien, une guerre est peut-être nécessaire). Dans la
situation présente, la majorité demandera que l’ONU ou l’Europe s’impliquent
plus dans la « reconstruction » de l’Irak et la minorité exigera le départ
pur et simple des occupants .

L’idée que je voudrais défendre ici, c’est que la position majoritaire est
en fait très faible intellectuellement et que sa force vient essentiellement
du soutien dont elle dispose dans les grands appareils politiques
(socialistes, verts et même communistes). A cause de cette force
institutionnelle, les majoritaires peuvent éviter le débat avec les
minoritaires en les taxant de simplisme, d’antiaméricanisme primaire (si pas
d’antisémitisme) ou en les accusant d’être « pro-X » (où X=Milosevic, Saddam
Hussein, les Talibans etc.). Pour illustrer ce qui est erroné dans la
tendance dominante, commençons par le slogan « ni-ni » : maintenant que
Milosevic est à La Haye, les Talibans et Saddam Hussein renversés, les
partisans de ce slogan peuvent-ils expliquer comment ils comptent se
débarrasser
de l’autre partie du « ni », Bush ou l’OTAN ? Bien entendu,
c’est impossible et ils le savent très bien. Mais c’est bien là tout le
problème : on ne peut pas mettre sur le même pied un pays où vivent 4 % de
l’humanité et dont les dirigeants déclarent ouvertement que le siècle qui
commence sera « américain » et des pouvoirs brutaux (au demeurant très
différents entre eux) mais dont l’action est fortement limitée dans le temps
et dans l’espace.

Plus fondamentalement, le discours majoritaire se laisse trop influencer par
l’idéologie dominante de notre époque. Celle-ci peut être résumée en
quelques idées fondamentales : la chute de l’URSS démontre la supériorité de
notre système, basé sur la démocratie, le respect des droits de l’homme et
le marché libre. Le problème est d’étendre ce système là où il ne règne pas
encore et pour cela, l’usage de la force est parfois nécessaire. Il y a
partout de nouveaux Hitlers qui se proposent de massacrer de nouveaux
Juifs-les Kosovars, les Kurdes, les femmes afghanes etc. Ceux qui refusent
l’ingérence humanitaire sont analogues aux « Munichois » d’avant-guerre. Ils
ferment les yeux face au véritable danger de notre temps, le « fascisme
islamique » et refusent de porter secours aux « victimes ».

Le courant majoritaire accepte pour l’essentiel le début du raisonnement,
mais pas nécessairement sa conclusion (concernant l’usage de la force). Le
courant minoritaire repose sur une tout autre vision du monde et de
l’histoire. « Notre » système n’est pas basé uniquement ou même
principalement sur « la démocratie, le respect des droits de l’homme et le
marché libre », mais sur une longue période de relations inégales avec ce
vaste réservoir de matières premières et de travail gratuit ou très bon
marché qu’on appelle aujourd’hui le Tiers Monde . Personne ne peut dire ce
que serait notre système (ni d’ailleurs comment aurait pu se développer le
reste du monde) sans le trafic des esclaves, la conquête des Amériques et
son pillage ainsi que celui de l’Afrique et des Indes, les guerres de
l’opium, le flot ininterrompu de pétrole bon marché au 20ème siècle ou le
transfert de ressources pudiquement appelé « service de la dette ».

Du point de vue défendu ici, le plus grand progrès du 20ème siècle est sans
doute la défaite des puissances européennes dans les luttes anti-coloniales.
Cela a permis de libérer des centaines de millions d’hommes et de femmes
d’une des formes les plus extrêmes de racisme, d’exploitation et
d’oppression. Mais cette libération n’a été que partielle, essentiellement
parce que le système colonial a été remplacé par un système néo-colonial qui
a laissé plus ou moins intactes les relations économiques inégales, tout en
déléguant les tâches de répression à des gouvernements formellement
autonomes. On peut penser et souhaiter que les principales luttes de ce
siècle-ci auront pour objet le démantèlement du système néo-colonial, et
l’on peut observer en Amérique Latine ainsi que dans ce qu’il y a de
meilleur dans le mouvement altermondialiste, l’amorce d’un tel combat.

Il est par ailleurs facile d’établir un lien direct entre les guerres
actuelles et le système colonial et néo-colonial. La création d’Israël n’a
été possible que comme prolongement de l’occupation britannique de la
Palestine après la fin de l’empire turc. La création d’un Koweït « 
indépendant » (du monde arabe, mais pas de nous) est aussi liée à 
l’implication de l’Empire britannique dans cette région. Le régime baasiste
en Irak est issu de la révolte contre la monarchie qui servait de « façade
arabe » à cet empire, pour utiliser l’expression de Lord Curzon. Le régime
iranien, quant à lui, est issu d’une révolte contre celui du Shah, qui a été
instauré par les États-Unis en 1953, lors du renversement de Mossadegh,
lequel avait eu le mauvais goût de chercher à nationaliser le pétrole. Le
soutien à Saddam Hussein dans les années 80 était motivé par la volonté de
« contenir » la révolution iranienne.

Al Quaida trouve ses origines dans la lutte instiguée par les Américains
contre un régime relativement laïc mais proche des Soviétiques en
Afghanistan . Bref, où que l’on se tourne, on constate que les interventions
d’hier, toutes bien sûr justifiées par les plus nobles intentions, ont semé
les germes des conflits d’aujourd’hui.

Venons-en à la situation actuelle en Irak et à l’attitude que les mouvements
anti-guerre devraient adopter. Tout d’abord, il faut se rendre compte que
les États-Unis ne vont pas quitter l’Irak, sauf s’ils finissent par en être
chassés militairement, ce qui prendra beaucoup de temps (et de morts).
Politiquement, ils ne peuvent pas se permettre de perdre la face dans un
conflit où ils ont tant investi. Ils ne peuvent s’en aller que s’ils
laissent derrière eux un régime « ami ». Le problème est qu’ils ont peu
d’alliés réels dans le monde arabe : quelques milieux d’affaires et des
dirigeants féodaux, mais ni les forces laïques qui ont toujours eu une
position anti-impérialiste ni, ce qui est nouveau, le gros des forces
religieuses. L’avenir dira s’ils gagneront leur pari - Irakiser la guerre -
c’est-à -dire faire combattre la résistance par les Irakiens eux-mêmes. Mais
c’est loin d’être certain et il est peu probable que ce pari soit gagné par
des moyens démocratiques et respectueux des droits de l’homme. On aura sans
doute affaire pendant des années à un gigantesque Liban ou à une gigantesque
Palestine. Il sera pour le moins intéressant d’observer l’attitude des
intellectuels occidentaux qui ont agité le drapeau des droits de l’homme
pendant tant d’années contre les pays socialistes et les régimes
nationalistes du Tiers-Monde.

On peut facilement parier que ces intellectuels se focaliseront, non sur
l’occupation et son caractère illégitime, mais sur les méthodes utilisées
par la résistance et dont la stigmatisation sera un axe privilégié de leur
discours ; on s’indignera face aux attentats-suicides et aux attaques contre
les civils et on exigera que les critiques de la guerre « condamnent sans
ambiguïté » ces méthodes, avant toute autre chose. Mais, comme le texte de
Marx cité en exergue le rappelle, l’indignation sélective face aux « 
atrocités » n’est pas nouvelle. Les Moudjahidines en Afghanistan à l’époque
soviétique n’utilisaient pas des méthodes particulièrement délicates, mais
étaient néanmoins applaudis par la « respectable Angleterre » et surtout par
les États-Unis. On peut retourner les choses comme on veut, le fait est
qu’il y a beaucoup plus de morts, y compris de morts civils, parmi les
Palestiniens, les Afghans et les Irakiens que parmi les Américains et les
Israéliens. Quant à la question de savoir si les morts civils sont
intentionnels dans un cas et pas dans l’autre, on ne peut s’empêcher
d’observer que les guerres, les occupations et les embargos sont
parfaitement intentionnels et leurs conséquences parfaitement prévisibles
.
Par ailleurs, il faut souligner que les millions de gens qui se sont opposés
de par le monde à cette guerre l’ont fait par des moyens pacifiques et
démocratiques : pétitions, manifestations etc. On leur a ri au nez : quelle
bande de naïfs ! Même les gouvernements européens (France, Allemagne) qui
ont en fait donné aux États-Unis un conseil d’ami (quelles qu’aient été
leurs intentions réelles) ont été traités par le mépris. Ce sont les
États-Unis et leurs admirateurs dans l’intelligentsia et la presse
européenne qui ont fait le choix de lutte armée ; qu’ils ne viennent pas
ensuite se plaindre de la résistance que cela provoque ou des formes qu’elle
prend.

Lorsque les Américains sont entrés à Bagdad, la question qui s’est
immédiatement posée était : à qui le tour ? La Syrie, l’Iran, Cuba ? Un des
premiers mérites de la résistance irakienne, c’est d’avoir retardé ces plans
et d’avoir immobilisé une bonne partie de l’armée américaine. Reste à savoir
combien de temps elle pourra tenir. Contrairement à l’image donnée par la
guerre du Viêt-nam, la majorité des résistances populaires, de la Commune de
Paris à l’Amérique centrale des années 80, finissent par être écrasées. Mais
si la résistance continue, alors elle peut contribuer à changer la face du
monde. Elle peut redonner l’espoir à un monde arabo-musulman qui en a bien
besoin après toutes les défaites et les humiliations subies face à Israël et
aux États-Unis. Plus important encore, elle peut mettre en question
l’invincibilité des États-Unis, particulièrement en Amérique Latine. L’ordre
du monde ne repose pas sur la justice et les droits de l’homme, mais sur la
conviction, cent fois répétée dans l’histoire, que les opprimés peuvent se
révolter tant qu’ils le veulent, ils finiront par être vaincus. C’est ainsi
qu’on en arrive à considérer comme naturel, sauf lorsque les victimes
protestent, que la Bolivie fournissent de l’énergie à bas prix à la
Californie (après avoir « fourni » de la même façon de l’argent et de
l’étain à l’Occident) ; une comparaison entre les deux pays montre que, de
toute évidence, c’est à la Bolivie de soutenir le niveau de vie de la
Californie . Déstabiliser, même temporairement, le bras armé de cet « 
ordre » peut avoir un effet symbolique extraordinaire. De plus, tous les
mensonges qui ont servi à préparer cette guerre ont été servilement répétés
par les médias dominants (au moins aux Etats-Unis et chez leurs alliés) et
cela contribue à leur faire perdre en partie leur crédibilité.

D’aucuns verront dans les propos tenus ici un soutien au terrorisme et
d’autres au contraire applaudiront en appelant à soutenir la résistance
irakienne. Personnellement, je vois dans la rhétorique du soutien à X (à 
Saddam, à la résistance etc.), une grande part de mythologie. Nous (les
opposants à la guerre) n’avons ni armes ni argent à fournir à qui que ce
soit. Si des gens sont prêts à partir combattre ou aider directement la
résistance irakienne, c’est leur choix et ils doivent évaluer lucidement la
nature des forces qu’ils soutiendraient alors réellement (ne serait-ce que
pour éviter de tragiques désillusions et retournements de veste, comme on a
pu en connaître dans le passé). Mais pour la majorité, qui restera ici, une
attitude plus modeste est de rigueur. Nous ne pouvons pas résoudre tous les
problèmes du monde. Par ailleurs, le mouvement anti-guerre doit aussi
admettre son échec : nous ne sommes arrivés absolument à rien face à la
violence déchaînée des États-Unis. Par conséquent nous sommes mal placés
pour donner des leçons d’humanisme aux Irakiens qui doivent, à cause de
notre échec
, se sacrifier en grand nombre pour libérer leur pays.

Depuis le conflit entre Staline et Trotski en Union Soviétique, les
intellectuels de gauche en Occident ont passé beaucoup de temps à se
disputer pour savoir qui ils « soutiennent » dans des conflits lointains ou
passés sur lesquels ils n’ont aucune influence réelle. Un cynique pourrait
suggérer que, outre que ces débats leur permettent d’étaler une vaste
érudition historique, ceux-ci les mènent à se couper de la majorité de la
population là où ils vivent et là où leurs actions pourraient avoir un réel
impact. Quoi qu’il en soit, la question que nous devons nous poser n’est pas
celle d’un soutien affectif ou imaginaire à ceci ou cela mais de l’action à 
entreprendre là où nous pouvons avoir un effet, c’est-à -dire dans nos
sociétés et face aux gouvernements occidentaux. Dans l’immédiat, il faut
tout faire pour n’apporter aucune aide, matérielle, symbolique ou autre,
même sous prétexte de reconstruction, à l’occupation. Le gouvernement
américain n’a d’ailleurs pas besoin de troupes étrangères pour des raisons
militaires, mais pour pouvoir prétendre, face à son opinion publique, qu’il
est à la tête d’une vaste coalition. Dissipons cette illusion au plus vite.
Il faut aussi se préparer à un éventuel après-Bush. Ceux que l’on pourrait
appeler les impérialistes intelligents, le « financier et philanthrope »
George Soros par exemple, mais aussi une bonne partie des élites américaines
vont tout faire pour se débarrasser d’un président qui a contribué bien trop
efficacement à la mobilisation de la population mondiale contre les
États-Unis. Des démocrates tels que Clinton ou Carter sont bien meilleurs
que Bush pour agiter le drapeau du « multilatéralisme » (sans aller bien sûr
jusqu’à demander l’avis des populations de l’Asie, de l’Afrique ou de
l’Amérique Latine) et pour reconstruire, avec le soutien de la
social-démocratie (et accessoirement, des Verts), le condominium impérial
euro-américain.

Plus fondamentalement, et pour agir à plus long terme, surtout dans les pays
non directement engagés dans cette guerre, nous devons travailler au niveau
intellectuel et culturel pour changer radicalement la perspective dominante
dans les « rapports Nord-Sud ». Le problème fondamental n’est pas qu’il y a
des méchants dictateurs (même s’il y en a) ou des fanatiques religieux
opposés à « l’Occident » (même s’il y en a aussi) mais des siècles de
rapports injustes qui n’ont nullement disparu et qui sont à la base d’un
ordre économique qui n’est pas moralement défendable et peut-être même pas
stable à moyen terme. Ce point de vue peut paraître « radical » et « 
minoritaire », mais uniquement lorsqu’on se limite aux sociétés occidentales
 ; dans le vaste monde, il n’a rien de choquant et surtout pas dans le monde
arabe, où la politique des Etats-Unis réalise des « scores staliniens »,
mais d’opinions qui leur sont défavorables . Il y a des quantités de choses
à faire pour s’attaquer à cet ordre : alléger le poids de la dette,
combattre les accords économiques inégaux, limiter les gaspillages, ouvrir
les frontières aux réfugiés. Si nous nous attaquons à cela, et à cela
d’abord, nous contribuerons à réaliser le modeste voeu exprimé lors de
l’agression occidentale contre la révolution russe par Bertrand Russell,
qui, afin de « minimiser le sang versé et de préserver au maximum ce qui a
de la valeur dans la civilisation actuelle », espérait « un peu de
modération et de sentiment humain de la part de ceux qui bénéficient de
privilèges injustes dans le monde tel qu’il est » .


Jean Bricmont est professeur de physique à l’Université de Louvain-la-Neuve, et aussi collaborateur et préfacier de l’analyste Noam Chomsky.

(Contribution à « Mourir pour MacDo en Irak », éditions Aden, Bruxelles, 2004)


Biographie et autres textes sur le site de Michel Collon :
www.michelcollon.info


- Lire du même auteur sur LGS :

- Quelques remarques sur la violence, la démocratie et l’espoir.

- Le « cadeau de la guerre ».

- La fin de la « fin de l’histoire »

- D’une mauvaise réputation... Lire Noam Chomsky en France.



[1Et pour les Bruxellois, à venir écouter ce vendredi 11 mars, puisque Jean
Bricmont sera un des principaux orateurs du grand débat Où va l’Irak ? Et
que pouvons-nous faire ? programme complet sur :
www.stopusa.be/agenda.


URL de cet article 2123
  

Même Auteur
Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ?
Jean BRICMONT
Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a notamment publié « Impostures intellectuelles », avec Alan Sokal, (Odile Jacob, 1997 / LGF, 1999) et « A l’ombre des Lumières », avec Régis Debray, (Odile Jacob, 2003). Présentation de l’ouvrage Une des caractéristiques du discours politique, de la droite à la gauche, est qu’il est aujourd’hui entièrement dominé par ce qu’on pourrait appeler l’impératif d’ingérence. Nous sommes constamment appelés à défendre les (...)
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