RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

La faim, une arme contre Maduro

Érigé en exemple dans sa gestion du Covid-19, le pays souffre de l’inflation qui touche l’alimentaire.

Comme un paradoxe. Malgré les sanctions économiques, qui entravent l’acheminement de matériel médical, et la menace d’offensive militaire étasunienne, le Venezuela semble pour l’heure parvenir à contenir l’épidémie de Covid-19. Avec 345 cas et 10 morts selon le dernier bilan, l’Organisation panaméricaine de la santé, institution de l’ONU, a demandé au gouvernement la possibilité d’étudier sa stratégie « pour pouvoir la reproduire dans d’autres pays », précise la vice-présidente de la République bolivarienne, Delcy ­Rodriguez. Dépistage massif et gratuit – le plus haut taux du sous-continent –, porte-à-porte de médecins et confinement depuis deux mois portent leurs fruits. « Avec un Jair Bolsonaro aux manettes du Brésil et Donald Trump à Washington, Nicolas Maduro fait figure de véritable d’homme d’État » dans cette crise, concède un député d’opposition à l’AFP. Quatre pays européens (Belgique, Allemagne, France et Estonie) assuraient, lors d’une réunion le 28 avril, que les sanctions européennes n’avaient aucun impact sur l’aide médicale. Ils s’inscrivent ainsi en faux contre le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, qui appelle, lui, à une levée des restrictions qui empêchent les livraisons d’assistance humanitaire.

Un plan d’urgence d’approvisionnement

Bien avant la propagation de l’épidémie, plus de 9 millions de Vénézuéliens étaient en situation d’insécurité alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial. Afin d’éviter que la crise alimentaire ne s’ajoute à la crise sanitaire, le gouvernement a mis sur pied un plan d’urgence pour garantir l’approvisionnement de douze produits prioritaires, une allocation de 400 000 bolivars (2,10 euros) et des distributions de colis. Le 1er mai, le salaire minimum a été augmenté de plus de 70 %, pour atteindre aussi 400 000 bolivars. L’urgence s’est exprimée vendredi au centre pénitentiaire Los Llanos (État de Portuguesa), où au moins 47 détenus sont morts et 75 autres ont été blessés dans une mutinerie. Du fait des mesures de restriction des visites liées au Covid-19, les familles ont dû réduire l’approvisionnement en nourriture et en médicaments. La population carcérale n’est pas la seule à souffrir. Il y a deux semaines, des scènes de pillage ont été rapportées dans plusieurs villes de l’intérieur. En cause, l’inflation, qui a atteint 124 % depuis le début de l’année du fait de la manipulation artificielle du taux de change et de la spéculation contre le bolivar. Pour les États-Unis, la famine aussi est une arme. L. S.

Lina Sankari, l’Humanité (04/05/2020)

»» https://www.humanite.fr/venezuela-la-faim-une-arme-contre-maduro-688615
URL de cet article 36089
  

En finir avec l’eurolibéralisme - Bernard Cassen (dir.) - Mille et Une Nuits, 2008.
Bernard GENSANE
Il s’agit là d’un court ouvrage collectif, très dense, publié suite à un colloque organisé par Mémoire des luttes et la revue Utopie critique à l’université Paris 8 en juin 2008, sous la direction de Bernard Cassen, fondateur et ancien président d’ATTAC, à qui, on s’en souvient, le "non" au référendum de 2005 doit beaucoup. La thèse centrale de cet ouvrage est que l’« Europe » est, et a toujours été, une machine à libéraliser, au-dessus des peuples, contre les peuples. Dans "La fracture démocratique", (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

C’est très dur d’être libre lorsqu’on est acheté et vendu sur le marché. Bien sûr, ne leur dites jamais qu’ils ne sont pas libres, parce qu’alors ils vont se mettre à tuer et estropier pour prouver qu’ils le sont. Pour sûr, ils vont vous parler, et parler, et parler encore de droits individuels. Mais lorsqu’ils voient un individu libre, ça leur fout les jetons.

Jack Nicholson, dans le film "Easy Rider"

"Un système meurtrier est en train de se créer sous nos yeux" (Republik)
Une allégation de viol inventée et des preuves fabriquées en Suède, la pression du Royaume-Uni pour ne pas abandonner l’affaire, un juge partial, la détention dans une prison de sécurité maximale, la torture psychologique - et bientôt l’extradition vers les États-Unis, où il pourrait être condamné à 175 ans de prison pour avoir dénoncé des crimes de guerre. Pour la première fois, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, parle en détail des conclusions explosives de son enquête sur (...)
11 
Reporters Sans Frontières, la liberté de la presse et mon hamster à moi.
Sur le site du magazine états-unien The Nation on trouve l’information suivante : Le 27 juillet 2004, lors de la convention du Parti Démocrate qui se tenait à Boston, les trois principales chaînes de télévision hertziennes des Etats-Unis - ABC, NBC et CBS - n’ont diffusé AUCUNE information sur le déroulement de la convention ce jour-là . Pas une image, pas un seul commentaire sur un événement politique majeur à quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis. Pour la première fois de (...)
23 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.