Quantcast
RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Les soldats américains - dorlotés, protégés, et terrorisés…

L’armée américaine est un paradis socialiste :

Les membres en service et leurs familles vivent gratuitement sur la base. Les personnes vivant hors de la base reçoivent une allocation pour couvrir leurs frais de logement. Ils s’approvisionnent dans des économats et des magasins de l’armée où la nourriture et les produits de première nécessité sont beaucoup moins chers que dans les magasins civils. Les soldats et leurs familles reçoivent une éducation de qualité et bénéficient d’excellents soins de santé. Ils sont sûrs d’être en sécurité chez eux car il y a beaucoup moins de violence sur les bases que dans les villes américaines de taille comparable. Et les résidents de la base profitent d’un large éventail de loisirs - pas seulement des restaurants et des cinémas, mais aussi des étangs de pêche, des terrains de camping et des terrains de golf construits pour leur usage.

Bien sûr, certaines bases sont mieux équipées que d’autres. Mais même dans la moins distrayante, les soldats bénéficient d’une parfaite protection sociale et d’un filet de sécurité qui ne fait pas de différence entre un bleu et un cadre supérieur.

Ceux qui ont fait carrière dans l’armée touchent une généreuse retraite.

"Mais la vie militaire est dangereuse !"

Pas du tout.

Selon une étude réalisée en 2012 par le Centre de surveillance de la santé des forces armées (AFHSC), le risque de mort est plus faible pour les soldats que pour les civils :

Au cours des deux dernières décennies (qui comprenaient deux intenses périodes d’opérations de combat), le taux de mortalité brut global des membres de l’armée américaine était de 71,5 pour 100 000 [personnes/an]. En 2005, dans la population totale des États-Unis, le taux de mortalité global brut chez les 15-44 ans était de 127,5 pour 100 000 habitants.

Cette énorme différence est assez étonnante. Le taux de mortalité des soldats serait même resté inférieur à celui des civils si les États-Unis avaient entamé une autre guerre de taille moyenne :

Si les taux de mortalité par tranche d’âge de l’ensemble de la population américaine en 2005 avaient affecté les groupes d’âge respectifs des militaires actifs pendant la période sur laquelle porte ce rapport, il y aurait eu environ 13 198 (53%) décès supplémentaires chez les soldats.

Ceux qui travaillent dans l’armée des États-Unis, même lorsque les États-Unis sont en guerre, ont une vie bien protégée et beaucoup d’avantages. Ils risquent moins leur vie que leurs pairs civils. Mais quand il arrive qu’un soldat meure, on parle de « sacrifice ». Les pêcheurs, les ouvriers du transport et de la construction, qui enregistrent les taux de mortalité professionnelle les plus élevés, n’ont pas droit à des funérailles solennelles, ni à de pompeux éloges funèbres.

Il peut arriver que des soldats se comportent héroïquement et meurent pour une bonne cause. Mais c’est plutôt rare. Les rapports sont parfois falsifiés à des fins de propagande.

L’armée américaine dépense plus d’un milliard par an en publicité. Elle dépense un nombre inconnu de millions de dollars pour des opérations de propagande secrètes. Une propagande qui n’est pas destinée à influencer l’ennemi mais le peuple des États-Unis. Ces dernières années, les services militaires et de renseignement des États-Unis ont écrit ou exercé une grande influence sur les scripts de 1 800 productions hollywoodiennes et télévisées. Les scénarios de nombreux films prestigieux passent par un bureau de censure militaire qui décide du montant « d’aide à la production » que le ministère de la Défense octroiera au film.

Un aspect plutôt schizophrène de sa vie protégée est la peur que ressentent les soldats. Bien qu’on prenne on ne peut mieux soin d’eux et qu’ils n’aient aucune raison de craindre pour leur vie, les soldats semblent être une bande de pétochards. La cause de leur angoisse est difficile à cerner. Elle s’insinue dans toutes les questions d’actualité. En tout cas, c’est ce que donnent à penser ces grands titres :

Les membres de l’armée américaine vivent bien. Ils sont en sécurité. Leur propagande les dépeint comme des héros. En même temps, on nous dit que c’est un tas de zombies qui ont peur de tout ce qu’on peut imaginer.

Je trouve qu’il y a là une étrange contradiction.

/Snark*

Moon of Alabama

Traduction : Dominique Muselet

Note :
Snark fait référence à un récit sous forme de poème écrit par Lewis Carroll et publié en 1876 : La Chasse au Snark (en anglais : The Hunting of the Snark). C’est un parangon de l’absurde, ayant pour cadre la chasse d’un animal fantastique, le Snark.

»» http://www.moonofalabama.org/2017/10/the-us-military-pampered-safe-and...
URL de cet article 32458
   
Même Thème
SIN EMBARGO - Paroles Cubaines contre le blocus (livre PDF)
Viktor DEDAJ
Recueil d’une série d’interview effectuées à Cuba. Différentes personnalités parlent de leur expérience personnelle du blocus des Etats-Unis contre Cuba - et parfois aussi d’autres choses. Publiés à l’origine dans une série d’articles, les textes ont été regroupés dans un document unique téléchargeable. Bonne lecture. V. Dedaj Le Grand Soir POUR TELECHARGER, VOIR LIEN CI-DESSOUS :
Agrandir | voir bibliographie

 

La liberté de la presse est la liberté que les capitalistes ont d’acheter des journaux et des journalistes dans l’intérêt de créer une opinion publique favorable à la bourgeoisie.

Karl Marx


Reporters Sans Frontières, la liberté de la presse et mon hamster à moi.
Sur le site du magazine états-unien The Nation on trouve l’information suivante : Le 27 juillet 2004, lors de la convention du Parti Démocrate qui se tenait à Boston, les trois principales chaînes de télévision hertziennes des Etats-Unis - ABC, NBC et CBS - n’ont diffusé AUCUNE information sur le déroulement de la convention ce jour-là . Pas une image, pas un seul commentaire sur un événement politique majeur à quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis. Pour la première fois de (...)
21 
Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation "à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet" sur un site alter.
Question : Est-il possible de rédiger un article accusateur qui fait un buzz sur internet en fournissant des "sources" et des "documents" qui, une fois vérifiés, prouvent... le contraire de ce qui est affirmé ? Réponse : Oui, c’est possible. Question : Qui peut tomber dans un tel panneau ? Réponse : tout le monde - vous, par exemple. Question : Qui peut faire ça et comment font-ils ? Réponse : Marie-Anne Boutoleau, Article XI et CQFD, en comptant sur un phénomène connu : "l’inertie des (...)
91 
L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
18 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.