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Pudeurs de gazelles autour de RT TV, la nouvelle chaîne russe en français

Noël ! Poutine m’envoie mon poids en caviar.

Les curieux ont observé avec quelle rigueur éthique et objectivité nos amis de la presse, celle qui ne compte plus, ont accueilli l'ogre russe, la nouvelle télévision en Français. Pas une image pas un mot émis, mais les devins en connaissaient déja le contenu. Vive Elisabeth Tessier la divine devine. Mieux les amis de BHL (dire si ça sent la bombe) ont pondu une tribune pour demander l'interdiction de RT-TV. Et après ils s'en vont manifester contre la Corée du Nord. Voici, à ce sujet, un épisode crapuleux de nos amis du Monde... Ça étonne qui ?

Alexandre Piquard est un journaliste « médias » du journal Le Monde, attention le mode d’emploi de sa notice précise : « au sens large ». Ce qui nous rassure : ce n’est donc pas un homme étroit. Avant Le Monde -comme si un monde pouvait exister avant Le Monde-, notre ami a été journaliste à « Transfert.net » (un truc freudien ?), non site et magazine nouvelles technologies et société ; cofondateur de Don Quichotte, magazine généraliste politique. Voilà un confrère qui a rarement usé ses pataugas, et son joli teint dans des boues lointaines, voire dans la toundra et taïga.

Dans les articles que cet athlète de presse consacre au lancement de RT TV, la nouvelle chaine russe en français, on ne sent pas vraiment l’enthousiasme qui précède généralement l’arrivée d’un nouveau média alors que nous sommes à Noël, période d’accouchement tombé du ciel ! C’est la venue d’une nouvelle source d’information et d’un pluralisme agrandi. Par exemple quand la chaine « I 24 News » s’est glissée sur nos fonds baptismaux, Le Monde n’a pas émis de doute sur le risque qu’ « Israël 24 News » donne des informations favorables à un quelconque état. Et c’est tant mieux.

Le mépris mal dissimulé du sieur Piquard est tel que, présentant la liste des membres du Comité d’éthique (structure légale exigée par le CSA qui chapeaute « RT-TV »), il a qualifié Anne-Secret Gazeau, membre d’un Comité en question, de « diplomate », vous avez bien vu les guillemets qui sonnent ici comme un équivalent de Cahuzac ministre « intègre ». Je sais, en plus c’est une femme. Imaginer qu’elle puisse être compétente et même brillante nécessite un effort qui dépasse l’engagement de Piquard en cette période de RTT et de RT-TV Après quelques rappels au règlement, notre « journaliste au sens large » a pris sa gomme à effacer les guillemets. Sauvée, Anne Gazeau-Secret est bien diplomate tout court. Et même mieux si l’on regarde les engagements de sa vie au Quai. Merci Alexandre.

Au cas où, sans virer à l’encyclopédie, en rentrant du ski Piquard aurait d’autres énigmes à résoudre sur l’odieux Comité de « RT-TV », je lui propose une petite documentation « Pour Les Nuls » bien capable de l’aider.

Anne Gazeau-Secret est diplômée de l’IEP Paris, ancienne élève de l’ENA (promotion Michel-de-L’Hospital). En 1979 elle entame son parcours comme chargée de mission au ministère des Affaires Etrangères. Appelée en 1984, en tant que conseiller technique, aux cabinets de Claude Cheysson, puis de Roland Dumas, ministres des Relations Extérieures, elle part, en 1986, à New York, en qualité de conseiller politique à la mission permanente de la France auprès des Nations Unies. Revenue à Paris en 1991 pour diriger le cabinet de Bernard Kouchner, Secrétaire d’Etat à l’Action Humanitaire, elle part, la même année pour Genève assumer les fonctions de consul général. Directeur de la communication et de l’information du ministère de 1997 à 2000, et aussi porte- parole du ministre Védrine, elle est ensuite nommée ambassadeur aux Pays-Bas, puis en 2005 au Danemark. En juin 2007 Anne Gazeau-Secret est nommée Directeur général de la Coopération Internationale et du Développement.

Dans Le Monde du 7 juillet 2016 elle signe la pétition « À l’OTAN, ne rejouons pas la guerre froide » :
« (...) Reconnaissons que la Russie n’est pas sans torts, admettons même qu’elle fasse peur : faut-il pour autant aller jusqu’aux gesticulations politiques (réunion à Varsovie) et militaires (déploiements de forces de combat à proximité du territoire russe) dont le prochain Sommet va fournir l’occasion ? À cela s’ajoute l’expansion continue, le « drang nach osten », de l’OTAN en direction des frontières russes, les défenses antimissile installées en Roumanie et Pologne, les bruits récurrents d’élargissements de l’OTAN à la Géorgie ou à l’Ukraine, quand ce n’est pas au Kosovo ou au Monténégro, il y a là quelque chose qui ne peut manquer d’apparaître aux yeux du Kremlin comme un échelon de plus dans l’escalade des provocations... »

Sont signataires de cette tribune : Bertrand Badie (politologue), Denis Bauchard (ancien ambassadeur), Henri Bentegeat (général), Claude Blanchemaison (ancien ambassadeur), Hervé Bourges (journaliste), Rony Brauman (médecin, essayiste), Jean-François Colosimo (essayiste et éditeur), Jean-Claude Cousseran (ancien ambassadeur), Régis Debray (écrivain), Roland Dumas (ancien ministre des affaires étrangères), Hervé de Charette (ancien ministre des affaires étrangères), Bertrand Dufourcq (ambassadeur de France), Anne Gazeau-Secret (ancien ambassadeur), Renaud Girard (journaliste), Henri Laurens (historien), François Nicoullaud (ancien ambassadeur), et Gabriel Robin (ambassadeur de France).

Majed Nehmé est né à Damas (Syrie), vit une scolarité mouvementée et doit changer treize fois d’établissement scolaire. Son père, un militant communiste pourchassé, doit sans cesse déménager pour passer à la clandestinité. Sa famille devra s’exiler au Liban où il fait a fait des études universitaires à l’Ecole supérieures de Lettres à Beyrouth, filiale de l’Université Lyon 3 où il obtient une licence de philosophie et d’une maitrise en épistémologie. Il a été enseignant, éditeur puis journaliste dans la presse arabe. Après deux séjours en prison, il s’installe en France.

Jeune compagnon de route de Simon Malley, le fondateur de la revue historique Afrique Asie et l’un des leaders du mouvement mondial de décolonisation, Majed Nehmé lui a succédé à la tête du magazine. Il a notamment dirigé la publication de « l’Encyclopédie politique », en sept volumes, Beyrouth, 1980-1986 et la rédaction pendant une dizaine d’années la rubrique Monde arabe du Dictionnaire le Robert des noms propres.

Il a participé à la rédaction de l’ouvrage « Les classes sociales au Liban » de Claude Dubar et Salim Nasr paru en 1976 aux Presses de Sciences politiques à Paris, auteur de Quel Proche-Orient post-Saddam », édité par la revue M (2003), co-auteur de« La face cachée des révolutions arabes », éd. Ellipses, 2012, La menace mondiale de l’idéologie wahhabite aux éditions VA et le CF2R, et le Monde selon Trump, aux éditions InvestigAction, dirigé par Grégoire Lalieu et Michel Collon.

Jean-Luc Hees, après des débuts en 1972 à l’ORTF, est correspondant de France Inter à Washington dans les années 1980. À son retour en France, il présente le journal de 13h00 de France Inter en direct et en public, et le magazine Synergie de 1990 à 19991.
Il est nommé directeur de France Inter en 1999 par le PDG de Radio-France Jean-Marie Cavada. En tant que directeur de France Inter, Jean-Luc Hees a mis (ou remis) à l’antenne Pascale Clark, Frédéric Bonnaud, Stéphane Bern, Gérard Lefort, Philippe Val et Michel Polac3. Entre 2009 et 2014 il est Pdg de Radio France. En 2004, à l’arrivée de Jean-Paul Cluzel à la tête de Radio France, il est remplacé par Gilles Schneider.

En 2006, Jean-Luc Hees revient à l’antenne sur Radio Classique. En 2007, il est chargé sur cette antenne de l’émission culturelle Hees bien raisonnable de 18 à 20 heures. À la rentrée 2008, il est à la tranche matinale de 8 à 10 heures. En 2008, il tient une chronique dans Charlie Hebdo sur la campagne présidentielle américaine. (Source Wikipédia).

Thierry Mariani a grandi à Valréas (Vaucluse), où ses parents, d’origine italienne, étaient artisans du bâtiment. Après des études au petit séminaire d’Avignon, il rejoint le lycée militaire d’Aix-en-Provence, puis achève son parcours universitaire à l’Institut libre d’étude des relations internationales (ILERI) de Paris, d’où il sort diplômé de droit international..
Thierry Mariani s’engage en politique au sein du RPR dès 1976 derrière Jacques Chirac, année de fondation du mouvement gaulliste. Il exerça plusieurs mandats électifs locaux à Valréas (maire de 1989 à 2005). Durant cette période, il est également élu député pour la première fois en 1993, lors d’élections législatives marquées par une écrasante victoire de la droite sur la majorité sortante de gauche. Sa circonscription d’élection, la 4e de Vaucluse, englobe la commune d’Orange, où le Front national est à l’époque bien implanté. Thierry Mariani est réélu député en 1997, puis réélu en 2002 et 2007, il fait partie du groupe UMP.
Le 14 novembre 2010, il est nommé dans le gouvernement Fillon III secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, chargé des Transports. Il devient ministre, avec les mêmes attributions, lors du remaniement du 29 juin 2011.
Secrétaire national responsable des Français de l’étranger au RPR puis à l’UMP depuis 2000, il est le candidat investi par l’UMP en avril 20117 pour les élections législatives de 2012 dans la onzième circonscription des Français établis hors de France, qui regroupe 49 pays de la zone Asie, Russie et Océanie.
(Source Wikipédia)

Jacques-Marie Bourget est journaliste et écrivain. Après des débuts à la NRF chez Gallimard, il est devenu un grand reporter ayant couvert tous les conflits armés majeurs de 1967 à 2000 (Guerre des Six jours, Vietnam, Salvador, Nicaragua, Liban, Palestine, Irak, Kosovo). Il commence sa carrière au service Culture de France-Inter. Licencié en Mai 68 il travaille avec son ami Desproges à « L’Aurore », puis passe au « Canard Enchainé » avant de gagner « L’Express ». En 1980 il rejoint l’équipe de Maurice Siégel à « VSD » puis passe 20 ans comme grand reporter et conseiller de la direction de « Paris Match ». Ayant été, lors d’un reportage à Ramallah en octobre 2000, très gravement blessé au poumon par le tir d’une balle de « M16 » israélien, il doit abandonner le reportage. Il poursuit sa carrière à « Bakchich » et publie aujourd’hui des chroniques sur Internet : « Le Grand Soir », « Blog Médiapart », « Afrique Asie », « Oumma ». Il collabore au site Procheetmoyenorient.ch
En 1985 il a obtenu le Prix « Scoop-Nathan » pour avoir révélé l’affaire Greenpeace.

Il est l’auteur de plusieurs livres dont « Des Affaires très spéciales » (Plon-1986), « Yann Piat histoire secrète d’un assassinat » (Plon-1998), « Survivre à Gaza » (Bonnier-2009), « Sabra et Chatila au cœur du massacre » (Bonnier-2012), « Le Vilain petit Qatar » (Fayard-2013) . /

Jacques-Marie BOURGET

1-https://www.lesechos.fr/26/06/2007/LesEchos/19947-055-ECH_anne-gazeau-...
2- http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/07/07/a-l-otan-ne-rejouons-pa...
3- http://cigpa.org/portfolio/majed-nehme/
4-http://www.bibliomonde.com/auteur/jacques-marie-bourget-3465.html
5-https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Marie_Bourget

URL de cet article 32736
   
Georges Séguy. Résister, de Mauthausen à Mai 68.
Bernard GENSANE
Il n’a jamais été le chouchou des médias. Trop syndicaliste, trop communiste, trop intransigeant à leur goût. Et puis, on ne connaissait même pas l’adresse de son coiffeur ! Seulement, à sept ans, il participe à sa première grève pour obtenir la libération de son professeur qui a pris part aux manifestations antifascistes de Février 34. Huit ans plus tard, à l’âge de quinze ans, il rejoint les rangs de la Résistance comme agent de liaison. Lui et les siens organisent de nombreuses évasions de militants (...)
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La mort de la démocratie ne sera probablement pas le résultat d’une embuscade. Ce sera une lente extinction par apathie, indifférence et privation.

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