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Entretien avec Jean-Luc Mélenchon

"On ne veut pas qu’il se passe en Europe la même chose qu’en Amérique latine" (Tiempo Argentino)

L’ancien candidat du Front de Gauche français analyse la crise européenne et fait l’éloge des modèles latino-américains.

Jean-Luc Mélenchon apparaît dans le couloir de l’hôtel et salue Tiempo Argentino dans un mélange de français et d’espagnol. Il demande un double café et partage avant même de s’asseoir ses impressions sur la cérémonie de mercredi dernier à la Casa Rosada (1) où a été célébré le troisième anniversaire de la sanction de la Loi sur les services de communication audiovisuelle.

Ancien candidat à la présidentielle pour le Front de Gauche, Mélenchon a été l’une des révélations des dernières élections présidentielles où il a obtenu 11,1% des votes. Invité en Argentine pour participer au cycle de conférences "Debates y Combates" , l’eurodéputé et emblème (conjointement au grec Alexis Tsipras) de la nouvelle gauche européenne a été de façon inattendue l’un des protagonistes de la célébration des trois ans de cette Loi sur les Médias.

La présidente Christina Fernández l’a mentionné à trois reprises dans son discours. Elle l’a aussi reçu le lendemain après-midi dans son bureau pour une activité hors agenda. Mélenchon est encore sous le charme du chef d’Etat.

Après une longue formation en sciences Sociales et Philosophie, une carrière de journaliste et d’enseignant, reconnu pour sa capacité de polémiste, Mélenchon a fait partie de l’aile gauche du Parti Socialiste français jusqu’en 2008. Il a également été ministre de l’Education du gouvernement socialiste de Lionel Jospin.

Néanmoins, il y a cinq ans, il a décidé de quitter les rangs du parti avec d’autres membres, en désaccord avec la modération et l’adaptation au néo-libéralisme, dans une distanciation définitive par rapport aux socio-démocrates reconvertis en «  socio-libéraux » selon ses propres mots.

Entre traits de café et commentaires sur le climat de «  joie et de confiance dans le futur » qu’il perçoit en Argentine, le dirigeant le plus prometteur de l’aile progressiste française analyse la crise européenne et son impact sur la planète. Mélenchon est obsédé par le processus politique argentin de 2001 à aujourd’hui.

Auteur de plusieurs livres, son dernier ouvrage édité en 2010 porte un titre très familier, «  Que se vayan todos », un best seller vendu à 180.000 exemplaires. Différents thèmes défilent à mesure que s’écoule l’heure de son entretien avec Tiempo. Le Français surprend par des phrases percutantes, il manie un langage simple et clair, ponctué de définitions très élaborées qui révèlent une longue période d’analyse concernant certains thèmes abordés.

Sont ainsi passés en revue le débat concernant la Loi sur les Médias en Argentine, le blocage juridique contre sa pleine application de la part du Groupe Clarin, les concepts de République et de Citoyenneté, et «  l’horreur » suscitée par le cas argentin au sein de l’establishment financier d’Europe à cause de la «  manière dont le thème de la dette a été traité ».

Mélenchon se dit opposé à une sortie de l’euro, la monnaie unique. Sa proposition vise au contraire à incrémenter l’unification du bloc, y compris une «  convergence sociale » qui consisterait à établir un salaire minimum pour tous les travailleurs européens.

Au moment d’expliquer les raisons de la crise, qu’il définit comme très grave, le socialiste français choisit de se focaliser sur l’histoire récente de l’Allemagne. Pour Mélenchon, les réformes néolibérales introduites dans ce pays par le socio-démocrate Gerhard Schröder, dont la retraite privée par capitalisation (2), ont fini par donner une «  base sociale » à l’idéologie du néolibéralisme le plus dur : «  15% de la population allemande dispose aujourd’hui de retraites par capitalisation. Ce 15% correspond à la frange la plus riche de la société, celle qui dirige et est représentée par le parti d’Angela Merkel. Cette frange de population vit dans l’angoisse des hauts et des bas de la bourse ou de l’euro, on ne peut donc rien faire. Ceci en dépit du niveau actuellement très élevé de l’euro à 1,20 ou 1,20 dollar. Mais nous avons déjà connu l’euro à 1,60 dollar, ce qui nous tue sur le marché international. Il est clair que cette cotation élevée de l’euro sert seulement à garantir le gain financier des rentiers, de ceux qui possèdent les bons, les titres et les retraites par capitalisation. C’est la raison pour laquelle je dis que les retraites par capitalisation sont le pire venin qui nous ait été injecté par les Etats-Unis », argumente Mélenchon.

Que pensez-vous de votre participation à la cérémonie à l’occasion des trois ans de la Loi sur les Médias en Argentine ?

Ce fut très important pour moi. C’est une chance d’être présent en ce lieu, maintenant, avec cette présidente et concernant ce thème. Cet événement n’est pas seulement argentin, ou pas seulement latino-américain, car il implique aussi la Gauche et a une portée mondiale. Et puis le cas argentin n’est pas si rare. Pour deux raisons. D’abord, l’existence d’un contrepouvoir avec la presse est un sujet qui doit être traité avec beaucoup de souplesse si nous voulons réformer, parce qu’il concerne la liberté de pensée et d’expression. Un traitement fin et respectueux par l’Etat de Droit est nécessaire, comme cela a été fait ici par les Argentins. Ensuite, le fait qu’une loi ait été bloquée pendant trois ans est une chose incroyable. Je ne connais pas d’autre pays où une procédure juridique aurait pris une telle ampleur. Je vois que cela a été bien géré ici. Il est naturel qu’il y ait des polémiques et des disputes, l’Etat démocratique sert précisément à régler le cas des points de vue opposés. La démocratie est une forme civilisée du conflit, la démocratie n’est pas la négation d’une situation conflictuelle, sinon c’est la dictature. La dictature ne tolère aucune situation conflictuelle, aucune discussion sur rien. Le plus important n’est pas que des gens ne soient pas d’accord, et naturellement des polémiques et des caricatures peuvent se produire.

Ce qui est impressionnant c’est l’ampleur d’une procédure juridique visant à bloquer une loi. D’autant plus que la loi a été respectée, que l’Etat de Droit a été respecté. Au fond, cette affaire représente un débat qui a lieu dans toute l’Amérique latine. C’est en effet la première fois depuis la fin du camp supposé socialiste que surgit dans le monde une nouvelle vague de révolutions démocratiques. La confrontation d’aujourd’hui oppose deux visions du monde radicalement opposées. C’est pourquoi ici, en Amérique du Sud, la question de la confrontation entre les médias mêlés au système et le pouvoir politique est si grande. Cette confrontation est vaste et violente.

Au Venezuela, elle est presque incroyable. En Bolivie, ce que j’ai lu dans les journaux lorsque j’y étais m’a stupéfait. Dans la couverture d’un journal on pouvait lire «  le singe passe », en allusion au président de la république. Le niveau de la violence verbale est incroyable. Cette violence qui émane de l’opposition politique n’a aucun respect pour la personne et aucune dignité. Cela n’a pas lieu en Europe aujourd’hui, mais je suis sûr que cela arrivera aussi. Lorsque viendront des pouvoirs politiques similaires à ceux d’Amérique latine, qui expriment cette vague démocratique, on nous traitera avec la même violence. La même ! On le voit déjà . Il suffit de voir comment a été considérée en Espagne la nationalisation de la pétrolière Repsol.

Comment l’ont-ils considérée ?

Comme s’il s’agissait d’un vol. Comme un délit, un attentat aux Droits de l’homme.

En France aussi ?

En France aussi. Nous aussi avons ce problème de la concentration des médias en peu de mains. Dans toute l’Europe. Ce qui a été fait en Argentine nous sert d’antécédent. De deux manières. D’abord, comme cela est pratiqué ici, d’une manière démocratique et respectueuse de l’Etat, qui prouve que cela est possible. Et fait donc moins peur. En fait, les gens pensent que les médias détiennent un pouvoir hors de contrôle. Au moins en Europe.

Ce qui a été débattu ici, la sanction de la loi, est très important parce que notre problème numéro un est celui de la liberté de la presse, sachant que par liberté de la presse on entend en général son indépendance par rapport aux pouvoirs politiques (3) seulement. Et ce n’est pas tout : le thème fondamental est celui de la pluralité. Tout cela me paraît très important, surtout pour moi qui suis un homme de discussions et de polémiques, comme en témoigne mon compromis dans de nombreuses batailles, notamment contre une certaine presse dans mon pays.

Mercredi, la présidente mentionnait qu’aux Etats-Unis la propriété croisée de médias était interdite : le propriétaire d’un journal ne peut pas être propriétaire de programmes télévisés dans une même région. C’est aussi comme cela en France ?

Je connais un exemple de propriété croisée entre un journal gratuit et une chaîne de télévision, ce qui a cessé aujourd’hui. Je ne sais pas. Mais je trouve cela bien la limitation de la propriété croisée. En France, nous voulons établir une réglementation très claire concernant les médias, que personne ne puisse être propriétaire d’un moyen de communication et être simultanément bénéficiaire de marchés publics de grande ampleur, le commerce des armes par exemple, un secteur dont les principaux clients sont les Etats, comme l’Etat français.

Qu’entendez-vous par "marchés publics de grande ampleur" ?

Les entrepreneurs qui dépendent des achats et des ventes de l’Etat… Nous avons le cas d’un industriel à Lyon qui produit des avions, Monsieur Dassault, qui est aussi propriétaire d’un journal.

C’est cela que vous voulez modifier ?

Oui. Monsieur Dassault n’est pas très content. Des gens font en France la même chose que beaucoup ont faite ici avec Clarin. Les politiques pensent que tout irait beaucoup mieux avec ces médias si on organisait avec eux un accord où l’Etat cèderait quelque chose.

Comment l’Europe voit-elle ce qui se passe ici en Amérique du Sud ?

La crise en Europe est très grave. Très grave. Il va y avoir une récession dans toute l’Europe. Et naturellement dans le monde. Il ne faut pas oublier que l’Europe est la première communauté économique au monde. Il faut toujours se rappeler cela. L’Europe représente 25% de la richesse du monde. La Chine représente seulement 10% de la richesse mondiale. Ce que nous Européens faisons a des conséquences pour le monde entier. On dit que les Européens choisissent la guerre chaque fois qu’ils ne peuvent pas sortir de la crise, la guerre comme alternative pour redynamiser le capitalisme. N’oublions pas que les deux dernières guerres mondiales ont été déclenchées en Europe, et qu’en plus, dans la dernière, on a massacré les Juifs. Cela m’a beaucoup affecté.

Avant, en France, chaque dirigeant de la gauche connaissait quelque chose de l’Amérique latine parce que nos liens ont toujours été nombreux et très étroits. Aujourd’hui, c’est le contraire, on regarde l’Amérique latine de loin, comme si en parlant d’elle, surtout de certains gouvernements de la région, certaines personnes sentaient le souffre qui trahit la présence du diable. Dans mon pays, les médias tiennent une sorte de classement des diables : le super diable c’est Cuba, juste à côté se trouve le diable du Venezuela, en puis viennent les petits diables. Selon le moment, un vrai diable peut se transformer en diable acceptable. Lula, par exemple, est passé du statut de diable «  ami » à celui de diable pur et dur quand il a appuyé la campagne de Chavez publiquement. Nous avons vu cela en moins d’une semaine. Lula est passé de socialiste "bon’ à "très mauvais’ parce qu’il avait appuyé Chavez.

Il faut bien comprendre que les médias européens rangent l’Amérique latine du côté de leurs préoccupations, précisément à cause de ce qui s’y passe et de l’action de certains des gouvernements de la région. On ne veut pas qu’il se passe en Europe la même chose qu’en Amérique latine. Ici, des mouvements populaires gouvernent et conduisent des révolutions démocratiques.

Quand on va au fond des choses et qu’on avance dans le dialogue, la question du cas argentin se pose. Le cas argentin est central, non seulement à cause de la dette extérieure, mais aussi à cause de la manière dont elle a été gérée. C’est l’horreur totale pour eux.

Ils ont peur que la Grèce ne suive le modèle argentin, peur d’une rémission dans la renégociation de la dette ?

Bien sûr que oui ! Je cite souvent le cas de l’Argentine. Ils sont morts les Argentins ? Elle a disparu l’Argentine ? Non. Ils vivent mieux qu’avant. Cela impressionne beaucoup. Le cas argentin est le plus fermé de tous les débats publics en France. Sans compter un ingrédient qui rend le cas argentin encore plus «  dangereux », le fait que la présidente Cristina Fernández se montre mesurée, raisonnable, tranquille. Ils ne peuvent pas faire avec elle ce qu’ils font avec Chávez ou Evo Morales qu’ils représentent comme un «  indien idiot » ou un «  Indien folklorique ».

Un primitif…

C’est clair. Suivant ce regard européen-là , les Sud-Américains deviennent tous des indigènes exotiques. Mojito, salsa y empanadas (il sourit). J’exagère un peu, mais pas trop. Je parle des secteurs puissants, de l’establishment européen et des médias qui n’ont aucun respect pour l’Amérique du Sud. Jusqu’à la renationalisation de la compagnie pétrolière Repsol, alors que la presse européenne parlait des Argentins comme «  redevenus tranquilles » ou modérés. Mais non. Cela réveille des angoisses. On se demande "Mais quand vont-ils se calmer ?" . Le pire pour eux est un gouvernement qui donne une image tranquille, respectueuse de l’Etat de Droit, mais qui touche à ce qui est fondamental. Et ne me dites pas qu’en Argentine on applique le communisme ou le socialisme. Même pas. C’est cela qui frappe.

Aujourd’hui, la propriété commune de l’énergie est un thème qui se discute dans toute l’Europe, nous nous battons au sujet des modes de production de l’énergie. Comment allons-nous faire ? Est-ce que la libéralisation est une bonne chose ou non ? Et figurez-vous que pendant que cela se passe en Europe, vous être en train de re-nationaliser. Alors, pourquoi ne pas appliquer le cas argentin en France ?

Je voudrais être Argentin en France, nous allons nationaliser la compagnie pétrolière Total, la première entreprise de mon pays, la première en facturation. C’est un paradoxe que la première entreprise française soit une compagnie pétrolière alors que dans mon pays nous n’avons pas un seul puits.

Je voudrais aussi souligner l’importance du cas argentin en ce qui me concerne, parce que c’est suite à ce qui s’est passé en Argentine que j’ai tiré ma ligne politique pour cette campagne (présidentielle) que j’ai menée en France. Laquelle fut plutôt bonne. Nous sommes passés de 3% à 11,1% avec 4 millions de votes. J’ai écrit un livre qui a été édité en France et est devenu un véritable best seller dont le titre est «  Que se vayan todos » (4). C’est le titre qui a fait le succès du livre qui s’est vendu à plus de 180.000 exemplaires. Ce fut une chose incroyable. Le moment politique argentin, le moment du «  Qu’ils s’en aillent tous » est un cas d’école. Je ne doute pas que ce qui s’est passé ici se passera en Europe.

Quelles sont les perspectives de la nouvelle gauche d’exprimer le mécontentement pour la crise en Europe ? Alors que l’extrême droite monte aussi…

Il faut comprendre le fait suivant : l’extrême droite a été éliminée du spectre politique pendant 40 à 50 ans après la catastrophe nazie et fasciste. Et, en plus, la gauche n’a pas fait son travail. Ces dernières années, on a oublié d’organiser et de mobiliser les ouvriers, les salariés et les masses. Lesquels sont donc restés seuls. L’extrême droite a commencé à travailler sur ces bases politiques. Les images de la programmation télévisuelle française ne montrent que 2% d’ouvriers et de salariés, alors que les ouvriers et les salariés représentent 54% de la population active économiquement. Le monde de la représentation politique a rejeté la classe ouvrière et les salariés pour privilégier la vision d’une société «  moyennisée », de classes moyennes, de secteurs moyens. Mais les secteurs moyens ne veulent rien dire. La classe moyenne est une classe idéologique. Notre mouvement est apparu pour la première fois sur une liste aux élections européennes en 2009. Nous avons ensuite beaucoup grandi. Notre progression est liée à l’aggravation de la crise et à notre discours sur la manière de l’aborder. Alexis Tsipras en Grèce et moi travaillons tous les deux en regardant vers l’Amérique latine : Alexis est passé de 4,5% à 18% en un an, et l’année suivante de 18% à 28%, il s’en est fallu de peu qu’il occupe le gouvernement en Grèce. Nous sommes sûrs que la chaîne va se rompre. Nous espérons que ce sera en France.

Une crise inédite en France

Que pensez-vous en comparant l’actualité en Europe et le présent en Amérique du Sud ?

Les politiques menées aujourd’hui en Europe sont celles qui conviennent aux vieux travailleurs de la classe moyenne allemande, à ceux qui possèdent les bons et les titres financiers. Mais, dans le même temps, l’espérance de vie a diminué dans huit pays d’Europe. Le niveau d’espérance de vie et de bonne santé est en baisse. La France n’a jamais vécu dans son histoire ce que nous sommes en train de vivre. C’est la période la plus riche de son histoire avec un PIB de 1.995 milliards € par an, et chaque année depuis les 25 dernières années, 10 points de la richesse nationale sont transférés à partir des poches de la classe ouvrière vers les secteurs du capital. L’an dernier, les gains distribués aux actionnaires ont été deux fois supérieurs aux montants réinvestis dans les entreprises. Cinq cent personnes en France ont ensemble des revenus équivalents au revenu total de l’Etat. La crise n’est pas due à la dette publique, à la compétitivité du travail, à toutes ces légendes. La crise est due à un manque de répartition de la richesse.

Publié le 14.10.2012 Par Martin Piqué dans le quotidien Tiempo Argentino http://tiempo.infonews.com/2012/10/14/argentina-88324-aqui-esta-ocurri...

Traduction Tony Meuter

En complément

un exemple tout récent d’une publication parue dans La Tribune pour illustrer les dires de Mélenchon. Ou comment un média devient anti-gouvernemental, fut-ce indirectement par le biais de «  groupes d’expression ».

L’affaire Arcelor-Mittal ou comment la politique industrielle devient farce !
Par les Arvernes (*) | 12/12/2012, 18:13 -
http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20121212trib000736831/l-affa...

La façon dont le gouvernement, et plus particulièrement son « Redresseur », ont cloué Arcelor-Mittal au pilori est consternante. Si cette affaire ne fait plus la « une », nos partenaires européens, les investisseurs d’Europe et d’ailleurs, continuent de nous regarder ébahis, se demandant comment le gouvernement de la France, et jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, ont ainsi pu faire le lit d’une dérive qui nous rapproche dangereusement des outrances de Hugo Chavez.

[…]

(*) Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, d’entrepreneurs, d’économistes et de professeurs d’Université

(1) Palais présidentiel

(2) La retraite par capitalisation [wikipédia], qui était très répandue dans la première partie du XXe siècle, a été pratiquement anéantie par la crise et les guerres et remplacée par la retraite par répartition pendant les années 1930 et 1940 en France (1941) et dans les pays de l’Europe continentale en général. Le mécanisme de la capitalisation a recommencé à être réintroduit pour compenser les défauts (réels ou supposés) de la répartition à la fin du siècle, sous deux formes : une forme «  complémentaire » (facultative, qui ne vise pas à remplacer le système en vigueur ; exemple en France avec l’épargne retraite), et une forme «  obligatoire » (dans le cadre d’une réforme plus globale du système). La Suède a réformé son système de retraite en 1999 en introduisant une part de capitalisation. En Allemagne, une proportion plus large de capitalisation a été introduite en 2001. Aux États-Unis, le gouvernement fournit, avec la Social Security, des revenus de retraite par la répartition, mais ce système est conçu comme un filet de sécurité qui vise seulement à limiter la pauvreté des plus âgés, et la capitalisation représente des montants considérables. […] A la fin de l’année 2006, 28 pays avaient mis en place un système de retraite obligatoire par capitalisation : onze en Amérique latine (notamment le Chili, depuis la dictature de Pinochet), douze en Europe centrale et orientale et cinq dans le reste du monde5. L’Argentine, qui avait instauré ce système dans les années 1990, sous Carlos Menem, est cependant revenue à un système de retraites par répartition en 2008 suite à une réforme du gouvernement de Cristina Kirchner.

(3) NdT - mais pas nécessairement indépendant par rapport au pouvoir financier

(4) "Qu’ils s’en aillent Tous !"


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