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Bonnes feuilles : extraits de« Rouges vies, mémoire(s)".

Oui, Chaviste ! (aux abris, camarades !)

(Entendu « Chez Paulette » à Tarbes, brève de bistrot : « "ˆPendant que Chávez fait la révolution, Robert Hue attend un poste de secrétaire d’État aux cantines scolaires bio ou aux espaces verts ».)

Je suis communiste et chaviste. Je l’avoue. Je ne m’en excuse pas, j’en suis fier. Fier de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche qui nous ont donné à l’été 2012 la possibilité d’écrire et de publier sur le site 21 « Chroniques vénézuéliennes"ˆ ». Je suis chaviste non par dandysme intellectuel, mais à partir de ce que j’ai vu, en parcourant les provinces, dans le pays profond, dans les villages, les quartiers pauvres. Chávez bénéficie de l’adhésion, de l’affection de l’immense majorité de ceux d’en bas, les parias de toujours, ceux qu’il a rendu « "ˆvisibles » et qui portent cette révolution, et sont prêts à mourir pour elle. Pour leur « "ˆComandante"ˆ ».

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Chávez est l’objet d’une diabolisation et d’une haine féroces, dégoûtantes, sans précédents, des puissants, et de médias qui se substituent aux partis politiques. Il les mérite : il a commencé à rompre la chaîne de la dépendance. Le Venezuela est devenu le fer de lance des changements en Amérique latine.

Le « dictateur » Chávez a gagné toutes les élections, sauf une, depuis 1998, une par an en moyenne. « "ˆDictateur"ˆ » Chávez"ˆ ? Il y a au Venezuela plus de liberté d’expression qu’en France malgré une liberté de la presse qui reste à conquérir, contre le « latifundium médiatique » des classes dominantes (sur 111 chaînes de télé, 13 seulement sont publiques et atteignent une part d’audience de 5,4 %), la procédure de « référendum révocatoire », des « conseils communaux » partout, 42 partis politiques (dont trois affiliés à l’Internationale socialiste et alliés à la droite), 7 candidats aux présidentielles d’octobre 2012 que Chávez a gagnées avec près de 55"ˆ% des voix, sans bavure, pas un seul journaliste assassiné ou emprisonné, contrairement à la Colombie, au Honduras, au Mexique, Paraguay... Chávez consacre 42,5"ˆ% du budget national aux programmes sociaux. Ce que l’on appelle au Venezuela bolivarien les « missions » (programmes d’urgence sociale), 20 millions de Vénézuéliens en bénéficient.

Chávez « dictateur » ? Nous avons vu partout des « conseils communaux » qui vont devenir des « communes socialistes », des « banques communales », le « pouvoir populaire », dans les quartiers, les villages, les endroits les plus reculés, ils élisent et peuvent révoquer leurs dirigeants. Ce sont eux qui évaluent les besoins, et montent des projets qui, soumis aux différentes instances, reçoivent le financement de l’État. Cette forme d’autogestion, de démocratie « protagonique », nous la souhaiterions en France, où en trois mois François Hollande a tourné le dos à ses principaux engagements de campagne, a menti aux sidérurgistes de Florange. Peut-on être de gauche et mentir aux travailleurs"ˆ ?

Aujourd’hui, la révolution, qui avance dans un cadre pluraliste, démocratique, électoral, et avec une économie encore majoritairement capitaliste, se propose de mettre en place des « "ˆcommunes socialistes"ˆ », structures autogérées intégrant les divers conseils, et qui pourront légiférer à l’échelle locale, repenser la structure de l’État devient urgent... Selon le programme des Nations unies, pour les « asentamientos » (populations) urbaines (« "ˆONU-Habitat"ˆ ») d’août 2012, le Venezuela est le pays le mois inégalitaire d’Amérique latine. La pauvreté a diminué de moitié depuis 1998. Impardonnable « "ˆpopulisme » ! Prendre aux riches pour donner aux pauvres, c’est être « populiste"ˆ », faire le contraire, c’est être « démocrate"ˆ ». Tirer sur le peuple (3"ˆ000 morts) comme le fit le président social-démocrate C."ˆA."ˆPérez en 1989, c’est défendre le « "ˆmonde libre"ˆ »"ˆ !

Lors de mes nombreuses conférences, revient sans cesse la question : pourquoi les pays qui ont engagé des processus de transformation (Brésil, Argentine, Uruguay, Venezuela, Equateur, Bolivie...) résistent mieux à la crise que l’Europe ? La réponse est multiple. La plupart des spécialistes s’accordent à reconnaître qu’en Amérique du Sud la pauvreté absolue recule, que la croissance a repris depuis 2004, que les indicateurs sociaux et macro-économiques sont encourageants.

Le 7 octobre 2012, après 13 ans de pouvoir, le président Chávez, affaibli physiquement, a été réélu (55,25"ˆ%), sur un « "ˆprojet socialiste », avec un gain de 500 000 voix. S’il n’avait pas amélioré la vie des couches populaires, le résultat aurait été différent. L’histoire s’est accélérée en Amérique du Sud, depuis l’élection de Chávez en 1998, et s’est ouvert un nouveau cycle politique. De nombreux pays ne transigent plus avec une souveraineté nationale reconquise. Ils mettent en place des mécanismes de participation populaire, et cherchent des formes inédites de refondation.

Dans ces pays, le projet politique est désormais central. Le politique a été remis aux commandes.

- Des processus constituants, endogènes, ont remis en quelque sorte les pays à l’endroit. Depuis une dizaine d’années, ces gouvernements consolident l’État et lui font jouer un rôle plus régulateur et redistributeur.

- La réduction des inégalités de revenus, l’augmentation des dépenses publiques, des budgets sociaux, le renforcement des Services publics ont contribué à « l’inclusion sociale"ˆ », même si les inégalités persistent encore.

- Quelques exemples : l’Argentine a multiplié par trois ses dépenses sociales, renationalisé des secteurs privatisés lors des terribles années 1990. Le Brésil a adopté un plan de 66 milliards (32 % du PIB) pour relancer son économie. En Bolivie, des bourses sont attribuées aux familles populaires, à condition que les enfants aillent à l’école... Les ressources naturelles y ont été déclarées « Biens publics inaliénables ». Partout, les salaires minimum, les pensions ... ont été augmentés. Evo Morales a instauré un système général de retraites, et abaissé l’âge de départ de 65 à 58 ans, etc.

Ces changements vont de pair avec une intégration latinoaméricaine qui progresse, même si le processus reste complexe et se heurte à l’hostilité de Washington. Cette intégration, vieux rêve de Simon Bolivar et de José Marti, se traduit déjà par le renforcement de l’UNASUR (Union des nations sud-américaines), et de l’ALBA (Alliance bolivarienne des Amériques), par la création de la CELAC (Communauté des États latino-américains et de la Caraïbe), des structures hors présence et tutelle de Washington.

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Dans ces pays « en révolution », le cadre national souverain n’est pas un obstacle, et permet au contraire des avancées intercontinentales. Les nouvelles coopérations s’efforcent de réduire les asymétries, la concurrence, et les conséquences du « "ˆlibre-échange »...

Les pays latino-américains se permettent même, comme au récent XXIIe Sommet ibéro-américain de novembre 2012 à Cadix, de critiquer les politiques européennes et « les recettes libérales qui enfoncent l’Europe dans la crise ». Désormais, cette Europe n’apparaît plus comme une alternative, mais comme un contre-modèle.
Plus que de « révolution », il convient de parler d’avancées démocratiques et sociales, d’un travail d’exploration par des gouvernements qui, à des degrés différents, mettent en cause le modèle néo-libéral, et par des peuples dont l’investissement, le travail d’invention, produisent des valeurs nouvelles. Oui, l’Amérique latine vit un changement d’époque, comme aime à le répéter le président équatorien Correa. Et elle échappe de plus en plus à l’hégémonie des États-Unis.

On comprend dès lors pourquoi Mélenchon est lynché pour son soutien à Chávez. Sur la perception des enjeux, et l’analyse du processus, il a une vision très lucide. Le Venezuela est central pour l’avenir des gauches latino-américaines et des politiques d’intégration régionales. J’aime beaucoup également, pour leurs réflexions sans concession, les écrits de mes « "ˆcompañeros » d’utopie Ignacio Ramonet, pigeon voyageur de la révolution, toujours en avance d’une analyse dans Le Monde Diplomatique, de longues années, puis dans l’édition espagnole, Maurice Lemoine, longtemps pilier latino-américain du Diplo, baroudeur savant, et ceux qui à L’Huma et L’HD écrivent avec pertinence sur l’Amérique du Sud : Cathy Ceïbe, Bernard Duraud, Cédric Clérin, Stéphane Sahuc...

Alors Chávez « dictateur » ? J’enrage. Les médias sont devenus des armes de déstabilisation politique. En me levant très tôt le matin à Caracas, j’avais le choix entre les journaux El Nacional, 2001, El Nuevo Paà­s, El Universal, Tal Cual, àšltimas noticias, et beaucoup d’autres, très antichavistes (80 au total au plan national).

Je devais aller au centre pour me procurer Ciudad Caracas, le seul quotidien proche du régime, et bien fait. Parfois, j’y croisais Cathy Ceïbe qui baroudait déjà (en privé, elle cuisine à merveille le lapin à la moutarde), avec le courageux sociologue français Romain Migus, plus chaviste que les chavistes (je te chambre"ˆ !), qui vit à Caracas, et qui pendant la campagne électorale souleva un sacré lièvre (sans moutarde), il analysa point par point le programme du candidat de l’opposition et démontra sa nature ultra-libérale camouflée.

A la télé, mises à part une poignée de chaînes publiques, c’est vrai, qui retransmettent les longs et colorés discours du « "ˆComandante », les dizaines d’autres chaînes relèvent de l’antichavisme primaire et secondaire, ainsi que de la télé poubelle, avilissante. Ainsi va la liberté d’expression « enchaînée, bâillonnée"ˆ » par le « satrape » Chávez. De surcroît, « zambo », métis d’Indien et de Noir, et sorti du caniveau. Il cumule la haine de race et de classe que lui vouent les bourgeoisies, majoritairement blanches. La diabolisation de l’adversaire prépare le terrain à son isolement puis à son élimination.

Il faut oser faire un bras d’honneur argumenté à toute cette « "ˆVoix des Amériques"‰ » : Le Monde, Libération, El Paà­s, Alexandre Adler, journaliste asservi, ex-communiste devenu grand ami de G.W. Bush, qui dépeint Chávez en « primate"ˆ », en « gorille » (la classe !), le sarkozyste Alain Minc, l’obsessionnel Robert Ménard, l’anti-Cubain compulsif, le caméléonesque Cohn-Bendit, l’inévitable dandy-va-t-en guerre BHL, TF1, la voix de son maître, le socialiste Ayrault, expert en l’art de mentir aux travailleurs, et qui a perdu sur Chávez une occasion de se taire, l’ex-guérillero argentin repenti, journaliste retraité au Monde, P. Paranagua, tout comme son collègue vénézuélien, révolutionnaire défroqué, Teodoro Petkoff, qui fut ministre du très libéral président Caldera, et toutes les « belles consciences » qui ferment leur gueule lorsque l’on assassine des dizaines de syndicalistes et de journalistes en Colombie, au Honduras, au Paraguay, au Mexique, au Guatemala, des pays, comme chacun le sait, du « "‰monde libre"ˆ ».

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En crachant sur Chávez, au nom de la « liberté de la presse menacée"‰ » (plus de 80 % des médias vénézuéliens sont aux mains de l’opposition), les tartuffes défendent en fait la liberté d’entreprise, la liberté des multinationales. La liberté de la presse s’arrête en fait là où commence celle du marché. Les médias-mensonges diabolisent toute pensée différente de celle du « marché ». Tous ceux qui ne partagent pas les valeurs de « "ˆl’empire » deviennent de nouveaux barbares. Les oligarchies et leurs chiens de garde médiatiques veulent rendre impossible toute transformation sociale, toute révolution citoyenne, au Venezuela comme en France. Ils haïssent Chávez parce qu’il a été le premier, après l’effondrement du mur de Berlin, à réhabiliter le mot et le concept « socialisme », parce qu’il est « "ˆpueblo"ˆ » (peuple). Alors, oui, « "ˆ¡a la mierda todos ! » Mieux vaut être ami de Chávez, qui a mis en place un référendum révocatoire, que de tous ceux qui refusent au peuple français un référendum sur un pacte budgétaire européen austéritaire qui aliène et nie la souveraineté des pays. Les « "ˆpopulistes"ˆ » sont ceux qui font des promesses et ne les tiennent pas.

Ceci dit, la solidarité n’implique nullement l’inconditionnalité. On peut critiquer tel ou tel aspect de la politique extérieure chaviste (le débat a lieu aussi dans les rangs bolivariens), les relations anciennes (1950) avec l’Iran, fondateur lui aussi de l’OPEP, l’amitié avec le président iranien Ahmedinejad (pas du tout ma tasse de thé !). Le Venezuela bolivarien veut seulement que soit respectée sa souveraineté nationale, il mène, selon ses dirigeants, une politique anti-impérialiste, des stratégies et des coopérations sud-sud, vers un monde multipolaire. Le Venezuela bolivarien ne constitue pas un modèle, mais un exemple, un laboratoire, une boîte à outils. Les médias-mensonge ne s’y trompent pas. Ils l’agressent car ils nient l’altérité même de quiconque ne partage pas les valeurs imposées par le « moi central occidental ».

Je les accuse d’altéricide, l’une des armes des dominants face aux luttes des dominés.

Soyons solidaires, en toute lucidité, et critiques s’il le faut, mais Solidaires. Internationalistes.

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J’apprends ce matin, 9 décembre 2012, en me levant, que Hugo Chávez doit subir une nouvelle opération chirurgicale contre son cancer et qu’il a proposé comme candidat à la présidentielle, si la maladie devait l’empêcher d’assumer ses fonctions, l’ex-ministre des Affaires étrangères et actuel vice-président, Nicolas Maduro. Quelle que soit l’issue, la révolution ira de l’avant.

Jean Ortiz

Extrait de « Rouges vies, mémoire(s) » 320 pages, 18 euros.
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