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Macron demande des comptes à la Chine, les Français demandent des comptes à Macron

Résumé du match franco-chinois au stade du Covid-19.

Si vous êtes bien enfumés par les médias, vous savez que la Chine est coupable d’un retard dans sa réaction à la pandémie.
Nous, on a été parfaits ! Par-faits !
Mais il se pourrait bien que ce soit le contraire.
Voyons cela en quelques dates.

Le 30 décembre 2019, sur la messagerie chinoise WeChat, Li Wenliang, médecin ophtalmologue de 34 ans, alerte en privé un groupe d’anciens étudiants amis du risque d’apparition d’un virus, proche du SRAS, dont sont atteints plusieurs patients de l’hôpital de Wuhan. Il affirme qu’il s’agit d’infections dues à un coronavirus. Les coronavirus sont une famille regroupant de nombreux virus qui touchent plusieurs espèces animales. Certains de ces virus peuvent également atteindre l’Homme.

Le 31 décembre 2019, la Commission de la santé municipale de Wuhan publie sur son site Web un exposé sur l’épidémie de pneumonie dans la ville, confirmant 27 cas et disant au public de ne pas se rendre dans des lieux publics fermés ou de se rassembler. Elle suggère de porter des masques pour sortir.
Le 1er janvier, Li Wenliang et sept autres médecins sont interpellés et visés par une enquête pour avoir « répandu des rumeurs ». Li Wenliang est contraint de signer un procès-verbal reconnaissant qu’il « perturbe l’ordre social » (Nous sommes à quelques jours du nouvel an chinois, prétexte à des fêtes et à des voyages).
Le 2 janvier, le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de Chine et l’Académie chinoise des sciences médicales (CAMS) ont reçu le premier lot d’échantillons de quatre patients de la région de Hubei et ont commencé l’identification des agents pathogènes. Le NHC (La Commission nationale de la santé ) a élaboré un ensemble de lignes directrices sur la découverte, le diagnostic, et la quarantaine pour la prévention et le contrôle de la pneumonie virale de cause mal définie.
Le 12 janvier, le CDC chinois communique à l’OMS la séquence génomique du nouveau coronavirus identifié (2019-nCoV).
Le 23 janvier, 56 millions de Chinois sont confinés dans leur ville à Wuhan et dans 13 municipalités de la région de Hubei.
Le 1er février, Li Wenliang est testé positif au coronavirus.
Le 5 février, toute une série d’officiels de la région de Hubei sont sanctionnés pour fautes graves.
Le 7 février, Li Wenliang meurt.
Le 21 janvier, Agnès Buzyn, ministre de la santé affirme que les risques de contamination en France ne peuvent être exclus, mais qu’ils « sont très faibles ». Elle rassure : « Notre système de santé est bien préparé ».
Le 11 février, Zhang Jin, le principal responsable de la Commission provinciale de la Santé, et Liu Yingzi, la directrice, sont démis de leurs fonctions.
Le 13 février, le secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) et N°1 du Hubei et le secrétaire du PCC de Wuhan sont limogés.
Le 28 février, Olivier Véran, nouveau ministre de la Santé, « recommande désormais d’éviter les poignées de main », en précisant cependant que le port du masque est inutile pour les personnes qui ne sont pas malades.
Le 7 mars, le couple présidentiel français va au théâtre pour bien prouver aux Français qu’il faut vivre normalement. Macron déclare : « La vie continue. Il n’y a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sortie ».
Le 11 mars, le président chinois indique que l’épidémie est jugulée en Chine.
Le 15 mars, 44,5 millions d’électeurs sont appelés par Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, à se côtoyer sans masque dans les bureaux de vote pour le premier tour des élections municipales. Au sortir du bureau de vote du Touquet, le président lance : « On va continuer à sortir pour prendre l’air ». De retour à Paris, Brigitte Macron va se promener sur les quais de Seine.
Le 17 mars, Agnès Buzyn déclare avoir menti le 21 janvier.
Le 20 mars, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement déclare que « les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde » et qu’elle ne sait pas utiliser un masque.
Le 8 avril, la ville de Wuhan, a mis fin à un confinement de plus de deux mois.
Le 27 avril (ce jour) les Français n’ont ni masques ni tests.
Le 11 mai, une partie des Français est offerte en sacrifice au Dieu Covid-19 pour obtenir sa clémence et pour qu’il n’empêche pas la relance de l’économie.

MAIS LE PLUS BEAU EST ICI :

Le 2 avril 2017 (oui, 2017 !), Jean-Luc Mélenchon annonce que la politique de la France en matière de santé nous rend incapables de faire face « au déchaînement de nouvelles épidémies » et il prévient : « Je vous parle d’un krach sanitaire en vue ». https://www.youtube.com/watch?v=aZ8rVzxFoLA

Nous y sommes et aucun des responsables présents et passés (présidents de la République, ministres, directeurs de services de santé) n’est inquiété. Mieux (comble du cynisme gouvernemental) le directeur général de la santé est Jérôme Salomon. Il avait reçu dès 2018 une note l’informant que le stock de masques était en grande partie périmé et insuffisant. En mai 2019, l’agence Santé publique France publiait un avis de médecins experts réclamant la constitution d’un stock d’un milliard de masques.
Entre 2013 et 2015, Marisol Touraine était ministre « socialiste » (sic) de la Santé. Jérôme Salomon la conseillait sur les questions de sécurité sanitaire. Elle avait alors un stock constitué par la précédente ministre, Roselyne Bachelot, de 1,4 milliard de masques (600 millions de masques FFP2 et 800 millions de masques chirurgicaux).
Politique de restrictions budgétaires oblige, refus d’entendre les professionnels (au besoin, on les fait taire à coups de matraques et par projection de gaz lacrymogènes), les stocks ont été réduits année après année. On connait la suite.

Bonne nouvelle
84% des français considèrent que le gouvernement devra rendre des comptes sur sa gestion de la crise ».

Qui devra rendre des comptes du nombre de morts ?
- Le président Nicolas Sarkozy et ses ministres concernés, plus tous ses conseillers et responsables de la santé.
- Le président François Hollande, Manuel Valls et ses ministres concernés, plus tous les conseillers et responsables de la santé des gouvernements Hollande.
- Le président Emmanuel Macron (qui fut ministre de l’économie de François Hollande), tous les conseillers et responsables de la santé et tous ses ministres concernés. Et spécialement tous ceux qui ont proféré des mensonges mortels : Edouard Philippe, Agnès Buzyn, Christophe Castaner, Laurent Nunez, Olivier Véran, Sibeth Ndiaye, Muriel Pénicaud, Marlène Schiappa, Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer, Gérard Darmanin, j’en oublie.
- Les députés qui ont voté les restrictions et appuyé les gouvernements responsables.
- Les scientifiques et médecins qui ont usé de leur autorité pour couvrir sciemment les mensonges.
- Les organes de presse, les journalistes, les « experts », les éditocrates qui ont trompé les Français et couvert les gouvernements.
- Les juges et procureurs qui ont exercé une justice de classe.
- Didier Lallemant, préfet de Police de Paris et les policiers de terrain qui se sont déchaînés sans entrave contre les manifestants et qui pratiquent les faux-témoignages.
- L’IGPN.

Pour détourner l’attention, nos gouvernants demandent sans vergogne des comptes à la Chine. Le peuple de France n’est pas dupe de la manoeuvre : il demande des comptes à nos gouvernants.

La France devra juger tous les félons, pour que plus jamais cela ne se reproduise. Elle le doit aux générations futures. Ce ne sera pas une vengeance, mais un cri salutaire : « Plus jamais ça ! ».

Vladimir MARCIAC

(Voir aussi cet éphéméride) dans lequel j’ai picoté des informations.

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