RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher


Un monde nouveau est en marche

Un événement qui va changer la face du monde vient d’avoir lieu à Durban. Mais c’est Chypre que tout le monde regarde et personne ne voit arriver la puissance des Brics...

Le vacarme produit par les pays d’Europe qui s’enfoncent dans la récession a masqué, quelque peu, un événement de taille qui tend à l’instauration d’un nouvel équilibre mondial. C’est à l’autre bout du continent africain, à Durban, en Afrique du Sud, que s’est tenu le 5ème Sommet des pays émergents (Chine, Russie, Inde, Brésil et Afrique du Sud) regroupés dans une organisation connue sous l’acronyme Brics.

Ces cinq pays représentent à eux seuls près de la moitié de la population mondiale. Leur taux de croissance économique aussi.

Ce sont les grandes puissances de demain. Puissances économiques sûrement, mais aussi militaires pour la Russie qui est restée une superpuissance dans ce domaine même après l’éclatement de l’empire soviétique au début des années 1990. Deux de ces grandes puissances émergentes siègent au Conseil de sécurité de l’ONU avec leur droit de veto. Ce 5ème sommet s’est achevé hier avec la création, par ces cinq pays de leur propre banque de développement.

Une banque mondiale des pays du Sud qui va être le principal levier d’un nouvel ordre économique mondial. D’ailleurs, le thème principal autour duquel s’est tenu ce sommet « Les Brics et l’Afrique : un partenariat pour le développement, l’intégration et l’industrialisation », le confirme. L’Algérie était présente en force à cette importante réunion. C’est Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, deuxième personnalité de l’Etat, qui a conduit la délégation algérienne accompagnée, notamment par le ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel.

L’Afrique sait qu’elle n’a plus grand-chose à attendre d’une Europe en pleine déconfiture. C’est donc, tout naturellement, qu’elle se tourne vers ces grandes puissances émergentes pour sa sortie du sous-développement. Les pays du Brics savent également que l’Afrique constitue pour eux un marché à fort potentiel économique, humain avec d’immenses ressources naturelles. La Chine a été la première de ces pays émergents à se consacrer au partenariat avec les pays du continent africain. Elle y est déjà très présente. Certes, du travail reste à faire pour que chacun trouve son compte. Pour que l’Afrique ne soit plus seulement pourvoyeuse de matières premières. Pour que les pays émergents décident une plus grande politique d’investissements. Tout ceci n’enlève rien à l’espoir suscité par ce 5ème Sommet de Durban.

Surtout que la recrudescence des crises et conflits qui secouent actuellement l’Afrique, est en grande partie liée à l’extrême pauvreté dans laquelle se débattent les populations africaines. Sans être fin économiste maîtrisant la prospective, il est clair que l’Occident n’est pas près de sortir de l’étau de la mondialisation dominée par l’économie spéculative. Il se désindustrialise sans avoir les capacités de s’intégrer à la financiarisation qui lui est imposée.

Sa perte de puissance touche même ses moyens de défense. Ce qui s’est passé en Grèce n’est rien comparé à ce qui a été infligé à Chypre.

A ce rythme de sanctions infligées par l’Union européenne à ses membres, c’est vers son éclatement qu’elle s’achemine.

Et pas seulement celui de la zone euro qui semble imminent. L’ouverture des banques chypriotes, plusieurs fois repoussée par la crainte des retraits massifs, nous renseignera mieux sur l’étendue que prendra le désastre. Quant à la perte de confiance des banques auprès des épargnants européens, celle-ci est déjà réelle. Le grand allié américain, plus préoccupé par sa propre relance économique, ne donne aucun signe d’aide à l’Europe. Aucun plan Marshall bis n’est en vue.

Le contrecoup de ce nouvel ordre économique s’étend jusqu’au Monde arabe où des pays se donnent des airs de puissances avec des placements financiers en Occident. Sans infrastructure économique durable, mais avec l’arrogance de ceux qui ne savent pas que la division dans leurs rangs les précipitera eux-mêmes dans le même piège qui s’est refermé sur l’Europe. Ainsi vont les affaires du monde.

Tandis que « l’histoire s’écrit sous nos yeux » comme l’a si bien dit Barack Obama, un événement qui est en phase de changer la face du monde a eu lieu à Durban. Pendant que les caméras du monde entier lui tournaient le dos. Braquées qu’elles sont sur les banques d’une petite île de la Méditerranée. Comme sur leur nombril. Alors qu’un nouvel ordre économique, un nouvel équilibre mondial, est en marche. En silence !...

Zouhir MEBARKI

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/lenvers_du_decor/171375-un-mon...

URL de cet article 19975
   

Éric Laurent. Le scandale des délocalisations.
Bernard GENSANE
Ce livre remarquable est bien la preuve que, pour l’hyperbourgeoisie, la crise n’est pas le problème, c’est la solution. Éric Laurent n’appartient pas à la gauche. Il est parfois complaisant (voir ses livres sur Hassan II ou Konan Bédié). Mais dans le métier, on dit de lui qu’il est un " journaliste d’investigation " , c’est-à -dire … un journaliste. Un vrai. Sa dénonciation des délocalisations, par les patronats étatsunien et français en particulier, est puissamment documentée et offre une (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

« Le pire des analphabètes, c’est l’analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle pas, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix de haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et multinationales. »

Bertolt Brecht, poète et dramaturge allemand (1898/1956)

« SIN EMBARGO » - Paroles cubaines sur le blocus (et le reste aussi) - Préambule - 1/13
PREAMBULE « Un microphone ? Hum... » Ca y’est, deux jours à la Havane et je commence à me sentir comme un fucking Chevalier de la Table Ronde à la recherche du Graal. Oui, j’ai besoin d’un microphone, avec une petite prise, pour le brancher là. « Tu veux acheter un microphone ? » Ben oui, à peine arrivé, le mien est tombé en panne, alors j’ai besoin d’un microphone. « Oui, oui, je comprends. Un microphone... ». Je suis dans un centre culturel. Un grand centre culturel. J’ai l’impression de voir des (...)
L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
18 
Revolucionarios : "On ne nait pas révolutionnaire... on le devient."
Chères lectrices, cher lecteurs du Grand Soir Nous vous proposons à la diffusion un documentaire intitulé « Revolucionarios ». Durée 57 Min – Version VOSTFR. Ce film, le premier d’une série, c’est la révolution cubaine racontée par celles et ceux, souvent anonymes, qui y ont participé d’une manière ou d’une autre. Des témoignages qui permettront de comprendre la réalité de ce que vivait le peuple cubain avant l’insurrection, de découvrir les raisons de cet engagement dans la lutte et de voir comment chacun (...)
20 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.