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Venezuela : de la victoire électorale à l’amendement constitutionnel

Les élections régionales et municipales du 23 novembre 2008 ont une nouvelle fois démontré la popularité du gouvernement du président vénézuelien Hugo Chávez. Pour la douzième fois en dix ans, le leader bolivarien a remporté le processus électoral par une écrasante majorité. En effet, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) a remporté 17 Etats sur 22 et 264 municipalités sur les 328 en jeu dont 18 capitales régionales sur 22, s’affirmant comme la première force politique du pays. Ainsi, Chávez et ses partisans ont remporté 77% des Etats et 80% des mairies. De son côté, l’opposition a ainsi perdu contrôle de deux Etats passant de sept à cinq, même si elle a remporté la mairie de la Caracas, capitale du pays (1).

« Il s’agit d’une grande victoire du PSUV », a déclaré Chávez au sujet de son nouveau parti (2). La participation a atteint les 65,25%, un chiffre sans précédent pour des élections régionales. « Il s’agit de la victoire du Venezuela et le chemin démocratique choisi par le peuple a été ratifié », a-t-il ajouté (3). Ainsi, le PSUV a gagné 1,4 million de voix par rapport au référendum du 2 décembre 2007 sur la réforme constitutionnelle, ce qui représente une hausse de 20%, alors que l’opposition a subi une baisse de 10% par rapport au dernier scrutin (4).

Quatre des cinq gouverneurs élus avec les voix du chavisme en 2006 et qui étaient entrés en dissidence par la suite ont été sanctionnés par les électeurs et ont perdu les Etats de Sucre, Guárico, Trujillo et Aragua. « La dissidence a été pulvérisée », a souligné le leader bolivarien, en référence à la trahison politique de ses anciens partisans. Au total, l’opposition a obtenu 25,17% des voix (5).

« Le peuple, autant ceux qui ont voté pour les candidats de la révolution que ceux qui ont voté pour les autres candidats, a démontré qu’il y a ici un système démocratique et que l’on respecte les décisions du peuple », a affirmé Chávez. Le président vénézuelien a tenu à féliciter l’opposition : « Je veux féliciter les vainqueurs des partis d’opposition. Je reconnais leur victoire et je leur lance un appel au plus grand engagement démocratique ». Il les a mis en garde contre toute tentative « de reprendre les vieux chemins du putschisme », en référence au coup d’Etat d’avril 2002 (6).

Depuis son arrivée au pouvoir en 1998, le nombre de votes obtenus par Chávez n’a cessé d’augmenter. En 1998, il avait obtenu 32% des voix lors des élections régionales contre 41% pour l’opposition, avec une abstention de 47,6%. En 2000, le chiffre passa à 34% contre 45% pour l’opposition. En 2004, le leader bolivarien a obtenu 68% des voix contre 21% pour l’opposition. Ainsi, d’une mairie en 1998, Chávez est passé à 114 en 2000, 226 en 2004 et 264 en 2008 (7).

Malgré l’écrasante victoire des partisans de Hugo Chávez, malgré le fait que l’opposition ait perdu deux Etats et 38 mairies par rapport au statu quo préélectoral, les médias occidentaux tels que Associated Press, l’Agence France Presse ou Reuters ont tenté d’occulter le nouveau triomphe électoral du leader bolivarien, essayant de transformer une véritable débâcle en un succès pour ses adversaires (8).

L’extraordinaire popularité du président Chávez s’explique principalement par les spectaculaires réformes économiques et sociales entreprises depuis 1998, qui ont singulièrement amélioré le niveau de vie des catégories les plus fragiles de la population. De plus, l’opposition reste profondément divisée et n’a pas d’autre discours à proposer que celui d’une aversion viscérale à l’égard du gouvernement. Elle ne dispose pas de programme crédible et ne doit sa survie politique qu’à la forte campagne de soutien orchestrée par les médias privés, ainsi qu’au financement octroyé par Washington.

Vers une proposition d’amendement constitutionnel

En dix ans, Hugo Chávez n’a souffert qu’un seul revers électoral. Le 2 décembre 2007, sa proposition de réforme constitutionnelle, pourtant progressiste mais complexe et mal expliquée à la population, a été rejetée par une infime majorité de 124 961 électeurs, représentant 1,41% des votants (9). L’implacable campagne de désinformation nationale et internationale lancée par l’opposition à ce sujet avait été sous-estimée par les partisans du président. Ces derniers avaient fait preuve d’un excès d’optimisme, pensant que la bataille électorale était gagnée d’avance, et n’avaient pas réussi à mobiliser leurs électeurs, entraînant une abstention de plus de 40%, qui s’est révélée fortement préjudiciable. La victoire étriquée des détracteurs de Chávez fut néanmoins un échec pour le pouvoir en place.

Fort de la nouvelle victoire du 23 novembre 2008, le PSUV a décidé de lancer un référendum en faveur d’un amendement de l’article 230 de la Constitution afin d’abolir la limite des mandats présidentiels et permettre à Hugo Chávez de se représenter en 2013. Pour cela, le projet doit avoir le soutien d’au moins 30% des parlementaires de l’Assemblée nationale ou de 15% des électeurs inscrits. Le PSUV a décidé d’utiliser la voie parlementaire tout en lançant une campagne de collecte de signatures auprès des électeurs (10). Pourtant, pour simplifier les choses, Chávez aurait pu présenter lui-même le projet d’amendement en Conseil des ministres et le soumettre à référendum. Mais il a préféré laisser l’initiative aux élus et à la population, suite à l’échec de 2007 (11). Le référendum devrait avoir lieu en février 2009 (12).

L’opposition vénézuelienne a déjà commencé son travail de sape, avec la complicité des médias occidentaux, qui tentent eux aussi de présenter cet amendement comme étant anti-démocratique. Pourtant, la limite des mandats présidentiels est inexistante dans de nombreuses démocraties occidentales telles que la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou le Portugal. De la même manière, le Congrès colombien vient d’approuver un projet de référendum similaire permettant la réélection du président Alvaro Uribe en 2014, sans déclencher d’hystérie médiatique (13).

Par ailleurs, en mai 2005, les Français avaient rejeté le traité constitutionnel européen à une large majorité. En février 2008, passant outre la volonté populaire, le président Nicolas Nicolas Sarkozy l’a fait ratifier par le Parlement, dans un silence médiatique assourdissant.

Les raisons de cette collusion des transnationales de l’information sont relativement simples : Uribe et Sarkozy sont des dirigeants de la droite dure, farouche défenseurs de l’ordre économique dominant, alors que Chávez est un président progressiste qui prône un modèle d’intégration régionale où l’être humain est placé au centre du projet de société.

Salim Lamrani

Notes

1 El Nuevo Herald, « Victoria en Caracas fue la gran sorpresa para la oposición », 24 novembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « PSUV ganó 77% de las gobernaciones y 80% de las alcaldà­as destacó Chávez », 24 novembre 2008.

2 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez : Estamos viendo un mapa rojo, rojito », 23 novembre 2008.

3 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez sostiene que la victoria es de Venezuela y su Constitución », 24 novembre 2008.

4 Agencia Bolivariana de Noticias, « Hemos obtenido una gran victoria », 24 novembre 2008.

5 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez : Hemos obtenido una gran victoria », 24 novembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Oposición obtuvo respaldo de sólo 15% de la población total del paà­s », 27 novembre 2008.

6 El Nuevo Herald, « Chávez se felicita por triunfo del PSUV y reconoce victorias de la oposición », 24 novembre 2008.

7 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez destacó ascenso de votos obtenidos en distintas elecciones desde 1998 », 24 novembre 2008.

8 Jorge Rueda, « Oposición gana terreno en el mapa polà­tico venezolano », The Associated Press, 24 novembre 2008 ; Fabiola Sanchez, « Venezuela’s Chavez Faces New Challenges », The Associated Press, 24 novembre 2008 ; Ramon Sahmkow, « Venezuela : Chavez repart à l’assaut de la réélection », The Associated Press, 1er décembre 2008 ; Ana Isabel Martà­nez, « Chávez busca camino expedito para enmienda constitucional », Reuters, 3 décembre 2008 ;

9 Agencia Bolivariana de Noticias, « Cronologà­a de triunfos de la Revolución Bolivariana », 13 novembre 2008.

10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Referendo para enmienda constitucional se viabilizará por Asamblea Nacional », 5 décembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Enmienda constitucional : mecanismo del poder popular », 2 décembre 2008.

11 El Nuevo Herald, « Crean dirección contra la reelección indefinida en Venezuela », 7 décembre 2008.

12 The Associated Press / El Nuevo Herald, « Consulta sobre reelección de Chávez serà­a en febrero », 2 décembre 2008 ; Christopher Toothaker, « Chavez Seeks Indefinite Re-election, again », The Associated Press, 30 novembre 2008.

13 Luis Jaime Acosta, « Congreso colombiano abre paso segunda reelección de Uribe », Reuters, 26 novembre 2008.

Salim Lamrani est enseignant, chargé de cours à l’Université Paris Descartes et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il vient de publier Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008). Contact : lamranisalim@yahoo.fr

COMMENTAIRES  

21/12/2008 10:51 par une vénézuélienne

M. Lamrani
Si vous connaissez le Venezuela aussi bien que vous montrez dans vos articles, dire que l’opposition est passé de 7 États à 5 ne peut être autre chose que de la mauvaise foi car vous savez très bien que les dirigeantes de PODEMOS ont été élus en tant que partisans de Chavez donc ces États l’opposition ne les a pas perdu !. Vous savez très bien qu’elle est passée de 2 à 5 États.

22/12/2008 06:45 par Juan Estebán López

Vous etes venezuelienne, soit, mais vous savez que ce parti électoralement défunt, "PODEMOS", avait rejoint l’opposition á Chavez, ce que les electeurs n’ont pas apprécié puisqu’ils avaient été élus sur la base d’un programme révolutionnaire. Salim Lamrani a raison de les ranger parmi l’opposition : c’est en tant qu’opposants que le suffrage universel les a écartés pour les remplacer par des candidats bolivariens.
D’autre part Salim Lamrani mentionne une victoire de l’opposition à Caracas, certes, mais pour être complet il faut ajouter que Caracas a aussi été une double victoire bolivarienne : celle du maire de Caracas-Libertador, Jorge Rodriguez (http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=159360&lee=10 ) et d’un nombre majoritaire de conseillers municipaux bolivariens.

22/12/2008 12:18 par Cyril Hauchecorne

parmi ceux qui soutiennent le processus de la révolution bolivarienne, certains ont analysé les résultats des dernières élections avec un oeil très critique, contrairement à cet article qui nous présente une victoire totale. Le camp chaviste a gagné, certes. Mais je pense que ce n’est pas rendre service à la révolution que d’ignorer les points négatifs de ces élections qui sont de taille. Je rejoins les analyses d’Eva Golinger ou d’autres sur la nécessité d’insister sur l’urgence qu’il y a à combattre les mouvances financées de l’extérieur par la nébuleuse de la NED.

22/12/2008 22:45 par J. Alberto ZAMBRANO

Dans une lettre envoyée à M. Lamrani le 14 décembre (ci-dessous) je lui signalais que c’est FAUX de dire qu’en France il n’y a pas de limitation du nombre de mandats présidentiels. Je vois que le 20 il publie le même article, avec la même erreur... Et plus personne se pose de questions sur la pertinence, pour la "revolución participativa" d’une reforme constitutionnelle qui permet à celui qui est au pouvoir de s’y maintenir DANS SON CAMP, régnant sans partage selon ses humeurs, donnant prébendes et positions à qui l’adule, tuant sur le champ et en public celui qui oserait ne pas être d’accord avec lui. Et utilisant la peur, la peur et la peur de la même façon que le camp adverse.

Et oui, c’est le camp du "socialisme" qui est en train d’être stérilisé. Et infantilisé par un patriarche. Car si aujourd’hui il semble "indispensable" qu’il y soit encore candidat en 2012, ce sera encore plus vrai en 2018...

Monsieur Lamrani,

Dans votre article "Venezuela : de la victoria electoral a la enmienda constitucional" publié dans Aporrea le 13/12/08 (http://www.aporrea.org/actualidad/a68706.html) vous indiquez "el là­mite de los mandatos presidenciales no existe en numerosas democracias occidentales como Francia,". Comme je suppose que vous n’êtes pas au courant, je vous informe que cela est FAUX depuis juillet de cette année. Il reste néamoins surprenant qu’un "profesor, encargado de cursos en la Universidad Parà­s Descartes, y periodista francés, especialista de las relaciones entre Cuba y Estados Unidos. Acaba de publicar Doble Moral. Cuba, la Unión Europea y los derechos humanos (Hondarribia : Editorial Hiru, 2008)" ne soit pas au courant...

Cordialement, J. Alberto ZAMBRANO

22/12/2008 23:28 par legrandsoir

"tuant sur le champ et en public celui qui oserait ne pas être d’accord avec lui"

Venir vociférer ici pour corriger une erreur somme toute mineure par apport à l’analyse et raconter une bêtise pareil, ça valait la peine.

23/12/2008 08:40 par Ian.Helen

http://www.rebelion.org/noticia.php?id=77920

Cet article de Rebelion est une excellente réponse a Mr. Zambrano, qui semble n’avoir jamais compris ce qu’est la démocratie..
Le peuple vénézuélien n’aurait donc pas le droit de faire usage de sa constitution, d’utiliser les mécanismes référendaires que l’opposition a déjà employés, ni de voter ?
Si Mr. Zambrano veut sentir "la peur, la peur, la peur" qui règne au Venezuela et lui noue la gorge, qu’il se connecte aux chaînes télévisées vénézuéliennes qui rient et se moquent de Chavez tous les jours.
Le président vénézuélien a été élu au suffrage universel sous la loupe de l’OEA, Centre Carter, UE, face au terrorisme médiatique permanent. Mais sans doute Mr. Zambrano croit-il lui aussi que Chavez achète l’OEA, Jimmy Carter et l’Union Européenne, que Fidel les espionne du fond des ampoules qui économisent l’énergie et qu’on injecte le communisme dans les seringues des centres de santé populaire de Barrio Adentro.
A chacun son époque !

23/12/2008 19:24 par Anonyme

Messieurs,

- je suis de ceux qui sont révoltés par le fait que l’on fasse voter une nouvelle fois les irlandais ;
- je suis de ceux qui sont révoltés parce qu’en France, sous prétexte que l’on avait changé de président, on a approuvé parlementairement un traité constitutionnel que l’on avait massivement refusé ;
- je suis de ceux, par la mémoire du grand père, qui considèrent que les espagnols, avec leur monarchie, ne peuvent donner des leçons de démocratie à personne ;
- je pense également que l’opposition vénézuélienne est abjecte.

Alors, dois-je avoir d’un coté un esprit critique et de l’autre n’être qu’un idiot utile ? Dois-je suivre un raisonnement absurde qui veut me montrer qu’aujourd’hui c’est une "enmienda" alors que l’année dernière c’était une "reforme" et que ça n’a rien a voir, et devenir analphabète pour ne pas aller relire la "reforme" et ne pas constater que dans celle-ci l’article en question (le 230) était modifié exactement dans les mêmes termes qu’aujourd’hui ? Et ne pas lire non plus que, lorsqu’une reforme n’est pas approuvé elle ne peut pas être proposé une fois de plus pendant la même législature ? Ce genre de magouilles doivent me révolter lorsque c’est la droite qui les fait, mais je dois les considérer valables si c’est nous ?
Et pour quelle raison valable devrait-je faire cela ? Pour qu’un homme puisse se maintenir au pouvoir ? Quelle révolution sommes-nous alors en train de faire ?

Bien sûr, je vocifère, et sortir du contexte le mot "tuer", ne pas voir ou vite oublier les façons dont le président Chávez s’est exprimé à certains moments envers certaines personnes, fait partie de cet ensemble acritique que, à mon avis, a beaucoup nuit au processus vénézuélien. Et "la peur" dont je parle est celle que veut implanter ce discours qui répète que si Chávez n’est pas là ce sera une tuerie que sera déclenché. Ici on nous sort tous les soirs le couplet sur "le terrorisme", là -bas sans Chávez nous sommes tous morts.

En outre, qu’il soit possible dans certains pays de se représenter sans limitation de nombre au suffrage universel, et de gouverner autant de fois que l’on est élu ne disqualifie pas le fait que, dans certaines constitutions, comme l’actuelle constitution vénézuélienne, cela a été explicitement interdit. Les raisons ne manquent pas, et le soucis démocratique est plus marqué dans ces constitutions que dans l’argumentaire qui veut aujourd’hui qu’en ne limitant pas le nombre des mandats on donne plus de pouvoir "au peuple".

Cordialement, J. Alberto ZAMBRANO

23/12/2008 20:13 par Yanne de caracas

Ne croyez pas que vous avez trouvé avec Mr Zambrano la tête de turc "escualida"de l’oppsition mayamera. je vais dire malheureusement, car il est des nôtres et a fait beaucoup pour défendre le proceso.Cercle Bolivarien et tout et tout, il connai^t biens on affaire.
Alors que se passe-t-il ?
En fait j’ai moi m^me commis quelques articles dans la revue Entropia(ed parangon)http://www.entropia-la-revue.org/ pour défendre le proceso. Or ce qui se passe actuellemnt est tragique , nombre des défenseurs du proceso se rendent compte que les vieilles pratiques de corruption "Adecas" reviennent au galop et ceci dans la dirigence chaviste. Si vous rencontrez comme moi nombreux écologistes ou alter mondialistes venezueliens vous verrez qu’il y a une critique profonde et malheureusement vraie face au gaspillage à la consommation, l’incompétence et les abus de pouvoir des daministrations comme modèles généralisées.
Les propriétaires de Sambil la chaîne de centre commerciaux ont fait de belles affaires, il y en a partout. Chavez a fait une concession cette semaine en faisant "expropier " un de ces centres commerciaux à la candelaria mais c’est une maneuvre destinée à notre camp (car il y a eu des manifs pour arrêter sa construction) Nous faisons partie des gens qui ne veulent pas que revienne l’opposition mais qui se rendent compte qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark"
Je vous dis cela avec beaucoup de tristesse(car Chavez nous alasiisé à poil face aux memnbres de nos familles de l’opposition qui se moquent de nous de notre engagemnt trahi , La bolibougeoisie comme on l’appelle est elle -même le fossoyeur de ce grand espoir qu’a soulevé Chavez parmi nous tous.
Si vous contactez non pas les gens de l’opposition(ceux là vendent leur pratie aux US) , non pas les chavistes qui ont un interêt direct(poste lucratif de pouvoir bouse d’études en Europe etc.. on en aconnu aussi beaucoup et des très hypocrites) à défendre le proceso mais les gens révolutionnaires les écologistes, les alter etc.Vous allez voir qu’il faut reprendre votre jugement et vous demander comment défendre des gouverneurs et Maires qui roulent en Hummer qui détournent eds crédits qui font du bussiness et tout cela vétus d’un chemise rouge.. Vous allez vous demander comment faire prendre conscience que pour loger les pauvres il ne faut pas construire des usines qui sortent des maisons en PVC très dangeureuses pour la santé et très lucratives pour leur concepteur,vous allez vous demander pourquoi dans la mission Guacaipuro on a remplacé les toits en palmes des indiens du Morichal largo en toits de zinc (parce que le type qui tenait la mission a convaincu les indiens et a fait un bon gros bussiness, vosuvous demanderz pour quoi un médecin venezuelien militant de toute savie se retrouve au chômage parce qu’il dénonce un traffic de médicaments et les resposaables catapultés délégues du PSUV de l’Etat Tachira et ses amis qui lui disent "il fallait te taire", puis vous allez vous dire comment continuer dans le proceso et ne pas tomber dans les mêmes travers que dans le passé mais le tout de rouge déhuisé. Voilà pourquoi nombre de mes amis ne voteront as la réélection de Chavez parce que si la démocratie est participative il faut pouvoir créer un état non paternaliste avec des citoyens et eds candidats capables de céder leur place. Cavez a réveillé merveilleusement un peuple dans un état d’abandon terrible , maintenant il faut faire la révolution dasnn la révolution, chavez doit arrèter d’ètre sourd aux critque squi viennent de son camp.Et la discussion sur la enmienda vient de là son propre camps ne veut aps lui donner las coudées franches ni un balnc seing pour enr el puelple tel un joueur de flûte d’Hamelin. Je suis désolée d’avoir à vous dire cela moi qui me suis tant battue pour faire savoir la vérité aux médias français, après le coup d’état contre lui , mais je me dois de le faire pour es camarades Venezueliens sincères et déespérés. Enfin on se dit quand même une note d’espoir que Chavez vaut encore quand même mieux que l’opposition mais jusqu’à quand. Je ne sias pas pourquoi Lamrani ne fait pas part de ce débat qui existe très fort là bas(lisez Aporrea et vous verrez que cette critique y est présente dans le camp révolutionnaire S. L. ne peut pas l’ignorer http://www.aporrea.org/). Il faut voir. des fois c’est difficile d’être reçu là bas et après de cracher dans la soupe..

23/12/2008 22:30 par p.h.emmanuel

Soyons clairs. Vous voulez "faire vite", changer de produit, passer au-dessus de tout cela qui est au fondement même de la démocratie. Des millions de venezueliens veulent voter, mais vous n’acceptez pas leur droit d’analyser que pour révolutionner leur pays, en ce moment de son Histoire et vu d’ou il vient, Hugo Chavez devrait pouvoir se représenter devant les électeurs et que puissent parler les urnes, librement : non pas pour ou contre Chavez mais simplement pour pouvoir choisir entre tel ou tel candidat de droite ou de gauche, lui parmi eux. Vous dites que tout cela c’est pour qu’un type se maintienne au pouvoir ? D’oú tirez-vous qu’il á un pouvoir magique, totalitaire, qu’il ne se soumet pas et ne respecte pas les scrutins et la constitution ? C’est le plus légaliste, démocrate des présidents du Venezuela ! Enfin, nous somme sortis de ce cortège d’assasins et de corrompus comme Lusinchi, Carlos Andrés Pérez, de cette série noire de fraudes électorales, de disparus, d’assassinats politiques ! Sur quelle planete vivez-vous ? Bien sûr vous pouvez ne pas aimer Chavez et vous laisser imprégner les neurones par le plan médias (Chavez = Castro, etc..), c’est votre droit mais cela ne vous autorise pas á vouloir empêcher les institutions démocratiques de fonctionner. Si pour vous, la majorité de la population n’a pas le droit de voter pour un "amendement" tel que le prévoit une constitution approuvée par le suffrage universel et si pour vous la majorité ne peut avoir le droit de réélire ou de renvoyer chez elle la personne de son choix, il ne vous reste plus qu’á dissoudre le peuple et à en élire un autre.

24/12/2008 00:45 par Max Rivas

A chaque révolution c’est le même scénario. Débarquent les mêmes trois ou quatre touristes politiques, impuissants et inconnus chez eux, en général bobos "sciences-po" ou écolos armés de bagages libéral-libertaires et de l’indispensable manuel de critique zapato-piste-cyclable-liberté-ontologique-touche-pas-a-mon-pote-tention-au-pouvoir-perso. L’État ? Beurk ! Vivent les communautés indigènes, le club de hip-hop sur qui on fait un petit doc, une petite thèse, pour se faire payer en Europe de meilleurs salaires, des voyages, se faire un nom, etc.. Et ils vous disent : "moi vous savez j’ai écrit trois articles sur internet il y a deux ans en faveur de la révolution" alors cela prouve que je suis révolutionnaire. "Puis vous savez, ce Chavez, il doit écouter son peuple, c’est nous qui vous le disons". "Et vous savez, le comble c’est qu’il vient d’exproprier un gros centre commercial à Caracas et de dire aux habitants de décider ce qu’ils veulent en faire, c’est la preuve qu’il veut me manoeuvrer, moi, Mme Yanne". Nous découvrons stupéfaits que le président vénézuélien pense sa politique... pour manoeuvrer Mme Yanne.
La critique et l’autocritique oui, mais d’abord par les intéressé(e)s, surtout si c’est pour faire "la révolution dans la révolution" ! Oui au sufffrage universel, oui a la souveraineté électorale des vénézuéliens. Qu’une minorité bobo ait fini par rentrer dans le rang de l’idéologie dominate, sous couvert de "critique de gauche", quoi d’étonnant, on s’y attendait un peu figurez-vous ! Qu’elle accepte au moins le jeu démcoratique et les décisions d’une population, même si elles ne lui plaisent pas, et cessent de jouer au boeuf et á la grenouille. L’humilité ne tue pas.

24/12/2008 10:57 par J. A. ZAMBRANO

Messieurs,

- la constitution de 1999, celle que Chávez et une assemblée constituante élue avaient proposé et avait été approuvée, et que le même Chávez nous a présenté comme la meilleure constitution du monde, ne permet pas plus de deux mandats présidentiels successifs. Elle ne permet pas non plus qu’on soumette à référendum plus d’une fois une modification : soit elle est adoptée, soit elle est refusée. C’était une constitution liberticide ? Jouer ensuite sur les mots "enmienda" ou "référendum" c’est vraiment gros. Mais comme on dit : "plus c’est gros, mieux ça passe"
- ce n’est pas très honnête de changer les règles du jeu, en sa faveur, au milieu du jeu. Remarquons qu’à ce titre Chávez fût exemplaire lorsqu’il a remis le mandat en jeu après l’adoption de la constitution de 1999 ;
- je dois reconnaitre que, malgré tous les crimes que l’on peut imputer à quelqu’un comme Carlos Andres Perez, il n’a pas changé la constitution pour se maintenir au pouvoir. Et pourtant, lui aussi était un "caudillo", et s’il l’avait fait il serait peut-être encore président ELU du Venezuela. C’est un peu comme Miterrand qui nous a bassiné deux septennats sur le fait que sept ans c’était trop long et qu’il fallait passer à cinq, mais s’est bien gardé de le faire. Et cette bonne reforme -car le pouvoir use et abuse- nous la devons à Chirac. Et celle qui empêche plus de deux mandats successifs nous la devons à Sarkosy. Et oui, c’est très pénible de constater que nos représentants ont de moins bonnes résolutions, une fois au pouvoir, que ceux que nous attaquons...
- la constitution de 1999 permet ce que ne permettait pas celle de 1960 : la réélection immédiate UNE FOIS. Cela donne a une personne la capacité de gouverner -si le peuple le veut, j’entends- jusqu’à DOUZE ANS. Avant ce n’était pas possible, le président sortant devait attendre deux mandats de cinq ans avant de pouvoir se représenter. C’est d’ailleurs ce qu’à fait C. A. Perez, de sinistre mémoire, et il a été réélu...
- la constitution de 1999 a augmenté la durée du mandat présidentiel de cinq à six ans.
- des deux points qui précèdent il en ressort que la constitution de 1999 a considérablement accru le pouvoir de l’exécutif. Or, et c’est là que le bât blesse, il semble que cela ne soit pas suffisant...

Alors, passer aux adjectifs qualificatifs péjoratifs pour disqualifier l’adversaire, plutôt que se demander si c’est une bonne chose cette modification de la constitution, c’est une attitude hélas courante dans la politique politicienne, celle qui vise avant-tout et surtout à gagner les élections. Et ne me faites pas dire que ce n’est pas important de gagner les élections, et oui, c’est essentiel.

Ensuite, regardez la "reforme" (et oui, lisez-la. C’est dommage mais presque personne ne lit les lois) de 2007 : autour d’une modification central qui ne disait pas son nom, celle de l’article 230 permettant "au Peuple de réélire qui il veut autant qu’il veut" (c’est joli dit comme ça, n’est-pas) le gouvernement à mis plein de "papitas" (des sucreries) qui, juridiquement, n’étaient pas vraiment du ressort de la constitution, mais des lois. Hélas, malgré les sucettes cette reforme à été refusée. Alors, c’est trop demander à monsieur Chávez d’accepter le jeu démocratique ? Il semble que oui, car on a l’impression qu’il est plus préoccupé par sa réélection en 2012 que par bien utiliser le temps de gouvernement qui lui reste à promouvoir autre chose que le culte de sa personne. Hélas !

Mais monsieur Chávez la déjà dit : une "reforme" ne peut pas être soumise plus d’une fois, mais une "enmienda" si. Donc, si -et je l’espère- cette "enmienda" est à nouveau refusée, préparons nous à la voir à nouveau en 2010, 2011 et 2012. Car sinon, qu’allons nous devenir ?

Cordialement, J. A. ZAMBRANO

24/12/2008 11:18 par Yanne

http://www.aporrea.org/actualidad/a69245.html Voilà là ce n’est pas moi qui le dit c’est dans Aporrea, lisez vous-même.
C’est en espagnol, pour le reste c’est la même chose ce sont les mêmes interrogations, si vous ne les avez pas, c’est que soit vous n’êtes pas sincère et vous avez un intérêt personnel à defendre la révolution, soit vous ne connaissez pas la réalité du Venezuela et vous n’avez pas parlé ou depuis longtemps avec des gens qui soutiennent le proceso.
je ne suis pas "révolutionnaire"votre description à mon égard était fort peu ressemblante, je suis un soutien du Proceso c’est tout.
Et là , il y a critique de l’intérieur alors pour quoi ne pas vous en faire l’écho puisque c’est cela même qui dans quelques années risque fort de compromettre la "révolution" ?Vous ne prétendez pas tout de même faire avaler à vos lecteurs que tout est Blanc ou noir ?
On est naïfs mais quand même, on veut bien croire au Père Noël vu la date , mais quand même.
Non sans lutte et résistance et vigilance des bases même au Venezuela le pouvoir corromp et dénature , donc le pouvoir même Chavez doit être encadré par une constitution qui le limite et il doit avoir, en instaurant la démocratie participative, la faculté de se renouveler.

24/12/2008 12:33 par Yanne

Article d’Aporrea au sujet du Sambil. Aporrea est un organe d’information révolutionnaire, je précise. Ainsi Max Rivas Va pouvoir remettre ses connaissances à jour,et ne pas discréditer ses contradicteurs trop rapidement.
- Pour ceux qui lisent l’espagnol vous y lirez la colère légitime du peuple chaviste contre l’incompétence et la corruption qui trahissent l’idéal de changement pour lequel se battent les gens.
- Voilà donc si l’on est courageux intellectuellement -car il n’y a aucune répression pour l’expression des idées da la part du pouvoir - ce qu’il faut dénoncer. Courageux car bien entendu, à partir de là on se "Grille" avec le gouvernement. Pour certains ce n’est pas facile. Ils ont beaucoup trop à perdre.

Chávez, el alcalde de Venezuela
Por : César Henrà­quez
Fecha de publicación : 23/12/08

* ¿Quién dio los permisos para la construcción de dicho "matroteto" ?
* ¿Acaso no se pueden revisar las firmas en la parte de "abajito" , y verificar los nombres de los funcionarios que avalaron semejante "icono del socialismo del siglo XX ! Y sancionarlos por tan mega hiper irresponsabilidad ?
* ¿Por qué esperar que la obra esté casi lista para proceder a su expropiación ? ¿Lo lógico no era acaso hacerlo mucho antes ? ¿Cómo es que nadie se habà­a percatado de lo que allà­ estaba ocurriendo ?
* ¿Por qué a los vecinos que manifestaron su rechazo desde el principio nadie les paró pelota ? ¿No y que el poder reside en el pueblo ?
* ¿Qué se puede hacer con un mamotreto de esa naturaleza para ponerlo en servicio de la comunidad y sin que haga colapsar el ya pesado trafico de la zona ?
* ¿No será ahora que el remedio va a resultar más dañino que la enfermedad ?
* ¿Por qué las alcaldà­as de todo el paà­s en manos de "supuestos revolucionarios" no se ocupan de hacer su trabajo ?
* ¿Hasta cuando Chávez tendrá que enmendarles las tareas a estos funcionarios ?
* ¿Si las alcaldà­as de Caracas no han podido resolver el problema de la basura, como esperar que iban a decidir acertadamente ante la construcción de un Sambil ?
* ¿Será qué acaso nosotros no sabemos que una construcción de esa naturaleza es un lomito económico para los funcionarios encargados de dar los permisos ? ¿Tenemos alguna idea de cuánto se habrán metido los funcionarios encargados de poner su firmita para el visto bueno ?
* ¿Por qué los alcaldes del gobierno son expertos en contratar asesores de imagen y de publicidad y toda esa paja, y no son capaces de contratar a gente que les diga como mantiene una ciudad limpia y libre de huecos ? ¿Coño dónde está lo difà­cil ?
* ¿No serà­a que nosotros nos equivocamos y en vez de lanzar a Chávez de presidente lo ideal serà­a lanzarlo de alcalde ?
* ¿Será por eso que me asomo a la calle y sigo viendo las montañas de basura, porque al alcalde que le corresponde está esperando que Chávez venga guindado detrás de un camión a hacerlo y le explique, pala en mano, como es que se hace ?
* ¿Cuándo entenderemos, incluyendo al presidente, que aquà­ hay una cuerda de delincuentes que fungen como funcionarios públicos que no están en nada interesados en este proceso, sino en sacar beneficios económicos de él ?

cesolka@gmail.com

24/12/2008 16:23 par AdB

Je ne vois pas ou il y a un problème. La constitution Venezuelienne approuvée par le peuple est pleinement respectée. Les referendums successifs au Vénézuela se sont déroulés depuis 10 ans en toute clarté. C’est le peuple qui decide et qui continuera de décider. Pourquoi d’un seul coup ce delire de Chavez veut être president à vie ?? Il change la contitution en sa faveur ( musique déjà entendue par l’opposition il y a peu). Vous oubliez un passage important qui est inscrit dans cette constitution. Si une partie importante des electeurs ( ce n’est pas rien) decide ( et non Mr Chavez) plus une partie des deputés d’apporter un amendement à cette constitution c’est possible. Aujourd’hui je ne connais pas d’autres pays aussi respectueux de la démocratie. Le jour ou les electeurs quels qu’ils soient decideront de voter pour un autre candidat ce scrutin sera respecté. C’est ce qui se passe déjà dans d’autres pays occidentaux ou un candidat peut se representer autant de fois qu’il le desire devant les electeurs.
Ce n’est pas un groupe politique ou un homme seul qui decide dans ce cas ce sont les citoyens electeurs alors respectons les pour une fois. AdB.

25/12/2008 01:27 par J. Alberto ZAMBRANO

Monsieur AdB,

"Vous oubliez un passage important qui est inscrit dans cette constitution" : si une modification à la constitution est proposée et refusée elle ne peut pas être proposée une nouvelle fois pendant la même législature. C’est écrit clairement dans "La constitution Vénézuelienne approuvée par le peuple" en 1999. Et il n’y à aucun "délire de Chávez (qui) veut être président à vie" car personne dit que cette "modification" aboutirait à supprimer les élections. On dit simplement que cette "modification" a déjà été proposée et refusée, et donc elle ne devrait pas pouvoir être à nouveau proposée. Et "Ce n’est pas un groupe politique ou un homme seul qui décide dans ce cas ce sont les citoyens électeurs" qui l’ont fait en 2007, en refusant cette "modification".

"alors respectons les pour une fois."

Cordialement, J. Alberto ZAMBRANO

25/12/2008 19:30 par legrandsoir

On sait que les pseudos Yann et Zambrano ont le même numéro IP, et sont donc probablement une même personne où pour le moins écrivent à partir d’un même ordinateur. Manière de faire croire que les critiques sont "nombreuses et variées" ?

Le Grand Soir

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