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D’une guerre petite ou comment Sarkozy involue

Le chef de l’Etat s’est déchainé sur Grenoble le 30 juillet 2010. Grenoble, qui n’avait pas besoin de ce panneau de signalisation d’une couleur particulière.

La prose hystérique du perpétuel candidat Sarkozy de Nagy-Bocsa envers les étrangers coupables, les français coupables d’avoir été un jour étrangers et les minorités coupables d’être différentes de la majorité, était à l’évidence destinée à détourner les yeux citoyens du ministre des portefeuilles bourrés à craquer.

Au-delà , il s’agit fondamentalement d’escamoter 100000€ dont l’évidence qu’il les as reçus et même sollicités s’affirme en creux dans ses dénégations du bateleur face à la momie Pujadas, et surtout dans les interventions et les freins permanents téléguidés qui entourent cet affaire d’Etat, à commencer par le refus obstiné autant que silencieusement honteux de Sarkozy de Nagy-Bocsa de ne pas nommer de juge d’instruction pour ce scandale permanent qu’est l’affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy.

Les réactions de la presse comme des politiques de « l’opposition » sont dans l’ensemble d’une petitesse qui donne véritablement la nausée.

On peut d’ailleurs compter sur le PS pour reprendre le flambeau sécuritaire si, par accident ou total aveuglement, les français remettaient en piste les vieilles carnes blanchies sous leurs connivences constantes avec l’ordre de droite global que la bourgeoisie capitaliste nous inflige depuis 30 ans pour préserver ses intérêts, au lieu d’élire des hommes politiques de Gauche ;

Woerth est déjà dehors. Dès la première descente dans la rue, en septembre, va lui revenir en pleine figure son obstinatioin à ne pas assumer ses liens financiers permanents avec ce gotha stratosphérique qui pille le travail des français. Pour chaque minute de déni la masse des refus grossira. Comme elle grossira dans l’ombre de la liste des fraudeurs non-publiée, Bettencourt dans l’impunité pendant des mois, les anciens ennuis du ministre avec la Justice, déjà pour des problèmes de financement. Embarras du choix.

Parenthèse, il n’y a que les privilégiés à écharpe pour s’impliquer ou défendre ce maqullage total que le Medef appelle « réforme des retraites » et qui protège encore le fusible Woerth.

Analyse, coups de menton et doctes considérations complètement à l’ouest de la réalité la plus évidente. Les comptes des retraites sont aujourd’hui fondamentalement sains et l’horreur de la faillite une hypothèse gratuite pour nous faire accepter l’innaceptable.

La réforme des retraites, la vraie, sera d’augmenter les taux de pensions et de baisser le temps de travail, naturellement. Pour cela, il faut lancer une vraie guerre. Contre les entreprises qui n’embauchent pas et pour des salaires correspondant à la sueur des salariés, la plus intense du monde si on arrête d’écouter ceux qui ont pour profession de faire travailler les autres. Ainsi les français auront de l’emploi, des revenus et pourront vivre dignement en faisant vivre les patrons, sans les gaver. Mais c’est évidemment des adversaires qui ne sont pas maltraités depuis des années, exploités par des patrons-voyous, baladés d’une ville, d’un pays à l’autre, massacrés abondamment comme le furent les Roms pendant la guerre du Kosovo.

Il ne faudrait pas non plus glisser sous le taps que l’instrument de mesure de cette guignolade dénommée « réforme des retraites » s’appelle COR, un institut gouvernemental. Ce qui en dit assez sur son indépendance.

Un vrai pool de « haut-fonctionnaires » à multiples casquettes y phosphore. Les trois-quart sont à droite, encartés UMP, le dernier quart est composé de syndicalistes en transat qui valident des études fallacieuses et des projections catastrophistes à 50 ans alors qu’on ne sait pas ce que vont faire les vautours des marchés financiers dans les 5mn

De toute façon, la « réforme » est jugée totalement insupportable par les français que l’on peut cotoyer dans nos villes et dans nos campagnes. Les français, pas les agents du capital qu’invitent Calvi ou Etienne dans leurs débats organisés par celui que Sarkozy de Nagy-Bocsa, jamais en reste d’une calin pour les riches, appelle son « frère », Arnaud Lagardère. Les français qui n’ont également rien à faire des sondages à gages de toutes ces officines signant des « enquêtes » sur un coin de table avec l’Elysée pour des montants faramineux.

Sur son contenu, le petit cadeau « retraite » au Medef est impensable. Au plan acceptabilité, cette réforme suscite et suscitera un léger tsunami de rancune. A l’aune de la pédagogie du projet et de la culture du résultat, c’est juste un bric-à -brac non-viable qui ambitionne de condamner les français au chômage en fin de carrière en baissant les pensions. Elle va disperser au vent les miettes de doute positif demeurant dans la tête des rares attardés à chérir l’UMP et son chef. Sans oublier que cet échec annoncé va cadenasser toute possiblité de proposer d’autres « réformes » d’envergure dans l’avenir.

Instantané du désastre. La réforme est cassée sauf passage totalement en force. A ce jeu-là le résident de l’Elysée peut déjà envoyer un CV à Goldman Sachs. Woerth est totalement démonétisé. Wauquiez, Longuet et autres Bachelot patientent dans les coulisses pour recevoir leur bon de sortie.

Comment bâtir son propre mur et foncer dessus à pleine vitesse en appuyant, bien entendu, à fond sur le klaxon.

La méthode Sarko est candidate au musée Grévin. Les lendemains de rupture ont roté et roulé sous la table du Fouquet’s. Travailler plus c’est désormais la moins vendeuse des mystifications, le chômage n’ayant jamais cogné si fort sur la tête de français. Français qui n’auront pas besoin de régime en aout, s’ils trouvent une plage sans pétrole.

On voit clairement leurs côtes, leur graisse est aspirée par les hypers. Hypers-canailles autorisés à faire grimper les prix toujours et encore par le représentant assurant qu’ « il ne laisserait personne au bord de la route ». Allez, l’eau, le gaz, l’électricité, les cigarettes, les taxes, les assurances mutualistes et privées, plus haut vous aussi, plus haut !...

Trois choses n’augmentent pas, tout de même. La crédibilité de Sarkozy de Nagy-Bocsa, le traitement des problèmes de fond des français et les salaires. Mais il y a toujours un socialiste pour réclamer un Grenelle de la Sécurité.

Nicolas ne le sait pas, qui dort dans son grand château, sa badiine sur les genoux.

Les français ne font même plus de chateaux en Espagne, eux. Ca fait pas mal de temps qu’ils ont vu qu’il est carrément sorti de la route pour se replier sur sa cour surpayée, rarement élue.

Ca fait même un sacré bail qu’il ramène d’une voix tremblantes des recettes qui font rire même les frontistes acharnés à propulser du basané dans les eaux glacées qui entourent le pays. Le gamin du haut château ne les fait plus rire, aux français. Ils ont totalement oublié son prénom.

Avec lui, le pire est toujours certain. Aujourd’hui, il descend encore un barreau et se vautre dans le registre de l’involution. Il revient aux postures d’il y a dix ans.

C’était le bon temps, il « tuais le job », tout en finesse vue à la télé. D’ailleurs il veut tuer tous azimuths, c’est le propre sanglant de toute « guerre ». Après toutes ces années, il gonfle les mots comme les statistiques mais le fond ne change pas d’un iota. Demain, retour vers le passé assuré.

Il est assez certain aussi que le job et ceux qui font le job, tous ces policiers qu’il n’arrête pas de célébrer, de saluer, d’armer de joujous de plus en plus criminels et de former à nous étouffer, vont encore, grace à cette régurgitation de potions d’antan, nous servir quelques bonnes bavures.

RESF n’aura que l’embarras du choix pour filmer des actes barbares dans les avions de la honte et les centres de rétention. Nous devrions vérifier de toute urgence nos papiers, notre teint, notre ascendance et nous résigner à voir les sirènes de tous ces gardiens d’un rêve de fer nous casser les oreilles en permanence dans les rues de nos villes et de nos campagnes.

Quand il ne leur prendra pas lubie de nous garder bien en vue. A la vitesse où Sarkozy de Nagy-Bocsa multiplie les origines à risque, il y a peu de chances qu’il reste un seul français tranquille dans ce pays, sauf madame Bettencourt bien entendu.

Ainsi se traquent les fantasmes, ainsi on convoque Thatcher, ainsi on agite des drapeaux pour un ordre qui n’a rien de nouveau, ainsi on drague les instincts les plus anti-sociaux pour garder les fesses sur un coussin brodé.

Taimoin

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