RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
Documents sur la formation de tortionnaires de la NSA en Amérique latine

Comment soumettre les pays andins « aux objectifs des USA » ?

Publication de nouveaux documents sur la formation à la torture d’agents de la NSA à Guantánamo et au « Projet d’avenir de l’Amérique latine » pour « guider les événements vers des objectifs nord-américains dans la région Andine et au Brésil. » The Intercept a déclaré lundi avoir commencé à diffuser des documents classifiés de la NSA transmis par Edward Snowden, et avoir mis à la disposition d’autres médias l’ensemble des documents.

La nouvelle série de documents datés de 2003 publiés hier par The Intercept expose également au grand jour que l’agence de renseignement nord-américaine a formé des agents pour forcer les pays andins « aux objectifs des États-Unis. »

Une nouvelle série de documents de la fuite massive en provenance d’ Edward Snowden, l’ancien agent de l’Agence Nationale de Sécurité des États-Unis (NSA, pour son sigle en anglais), révèle que la NSA a eu une participation directe dans les programmes d’ « interrogatoires » par la torture à Guantánamo dès le début de la « guerre mondiale contre le terrorisme. »

Les documents, publiés lundi 16 mai par The Intercept montrent également que l’agence de renseignement a formé son personnel sur les questions de sécurité nationale en Amérique latine et comment détourner les pays andins au profit des intérêts des États-Unis.

Dans la publication interne de la NSA, SIDtoday[1] qui est en charge des Alertes de la Direction du Renseignement, apparaissent des informations sur le déploiement d’agents à Guantánamo en 2003 avec des militaires des États-Unis et du personnel de la CIA.

Une édition en date d’octobre 2003 a publié une annonce intitulée « Votre chance d’apprendre à Guantánamo en 90 jours ! » à la manière d’une promotion pour des vacances, mais dont le but était en fait d’embaucher du personnel qui serait formé aux interrogatoires pour l’opération « Enduring Freedom », terme officiel pour la guerre nord-américaine contre le terrorisme.

L’annonce[2] expliquait que les candidats travailleraient avec le Département de la Défense, la CIA et les interrogateurs du FBI à « évaluer et exploiter les informations des détenus » liés à Al-Qaïda et aux talibans afghans détenus dans la prison de Guantánamo, une région de Cuba illégalement occupée par les États-Unis et utilisée comme prison pour des suspects soupçonnés de terrorisme.

L’édition de décembre 2003 de la même publication présentait un rapport de l’expérience d’un employé de la NSA qui a travaillé à la Baie de Guantánamo[3]. L’agent de Liaison de la NSA écrivait alors qu’il travaillait tous les jours pour rassembler « des renseignements pour soutenir le prochain interrogatoire, formuler des questions et des stratégies pour l’interrogatoire, et d’observer ou de participer à l’interrogatoire, » un travail que l’employé décrivait comme « extrêmement intéressant, stimulant et satisfaisant. »

Aussi nauséabonde était l’anecdote personnelle de l’agent relatant « les distractions qui attendent les agents » pendant leur temps libre, notamment les « sports nautiques ».

Les descriptions de bonheur et de fêtes à Guantánamo dans le bulletin de la NSA contrastaient fortement avec les horreurs que vivaient à l’intérieur de la prison, pendant la torture, les présumés terroristes, dont beaucoup ont été complètement innocentés.

C’est à cette époque également que des rapports des organisations des droits de l’homme ont commencé à émerger au sujet des actes de torture, que des fonctionnaires des États-Unis ont tenté de masquer.

Un rapport de 2014 du Sénat des États-Unis a toutefois fait connaitre les techniques d’interrogatoire sur la torture qui violent les lois internationales.

« Des détenus de la CIA ont été torturés », a déclaré la présidente du comité sénatorial qui a produit le rapport sur Guantánamo, Dianne Feinstein.

Le législateur a approfondi en disant que « les conditions de détention et l’utilisation de techniques d’interrogatoire autorisées et non autorisées étaient cruelles, inhumaines et dégradantes. »

Une formation spéciale de la NSA pour l’Amérique latine

L’édition de juin du bulletin SIDtoday a annoncé une possibilité supplémentaire de travail pour les employés de la NSA sur les questions de renseignement stratégique en Amérique latine.

L’annonce publiait la recherche d’agents pour un cours intitulé « Projet d’avenir de l’Amérique latine » dispensé par le Conseil de l’Intelligence de la NSA et son École Nationale de Cryptologie, dont la finalité était « d’analyser les évolutions possibles dans la région andine et le Brésil pendant cinq ans et ses implications pour les intérêts des États-Unis dans la région. »

La qualification visait également l’analyse « des questions sociales, économiques, politiques et de sécurité, » ainsi que « les options politiques disponibles pour les États-Unis afin d’orienter les événements vers des objectifs des États-Unis dans la région. »

Les 166 documents de Snowden publiés par The Intercept sont les premiers d’un grand nombre que les médias d’information des États-Unis rendront prochainement publics.

TELESUR

Telesur le 16 mai 2016.

(Titre et surtitre du GS).

Traduction : Admin. Site France-Cuba le 17 mai 2016.


Notes :
[1] NdT : bulletin d’information de la division interne la plus importante de la NSA.
[2] NdT : l’entête de l’annonce est « Pouvez-vous manipuler la vérité ? » – une référence à la célèbre phrase de Jack Nicholson dans le drame « A few good men » utilisée pour Guantánamo.
[3] NdT : Voir aussi l’annonce du documentaire « Guantánamo nous appartient ».

»» http://www.francecuba.org/nsa-formation-contre-amerique-latine/
URL de cet article 30367
  

Indignez-vous ! par Stéphane Hessel
Présentation de l’éditeur « 93 ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! » Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l’expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, élevé à la dignité d’Ambassadeur de France et de (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Croire que la révolution sociale soit concevable... sans explosions révolutionnaires d’une partie de la petite bourgeoisie avec tous ses préjugés, sans mouvement des masses prolétariennes et semi-prolétariennes politiquement inconscientes contre le joug seigneurial, clérical, monarchique, national, etc., c’est répudier la révolution sociale. C’est s’imaginer qu’une armée prendra position en un lieu donné et dira "Nous sommes pour le socialisme", et qu’une autre, en un autre lieu, dira "Nous sommes pour l’impérialisme", et que ce sera alors la révolution sociale !

Quiconque attend une révolution sociale “pure” ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution.

Lénine
dans "Bilan d’une discussion sur le droit des nations", 1916,
Oeuvres tome 22

Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Comment Cuba révèle toute la médiocrité de l’Occident
Il y a des sujets qui sont aux journalistes ce que les récifs sont aux marins : à éviter. Une fois repérés et cartographiés, les routes de l’information les contourneront systématiquement et sans se poser de questions. Et si d’aventure un voyageur imprudent se décidait à entrer dans une de ces zones en ignorant les panneaux avec des têtes de mort, et en revenait indemne, on dira qu’il a simplement eu de la chance ou qu’il est fou - ou les deux à la fois. Pour ce voyageur-là, il n’y aura pas de défilé (...)
43 
Ces villes gérées par l’extrême-droite.
(L’article est suivi d’un « Complément » : « Le FN et les droits des travailleurs » avec une belle photo du beau château des Le Pen). LGS Des électeurs : « On va voter Front National. Ce sont les seuls qu’on n’a jamais essayés ». Faux ! Sans aller chercher dans un passé lointain, voyons comment le FN a géré les villes que les électeurs français lui ont confiées ces dernières années pour en faire ce qu’il appelait fièrement « des laboratoires du FN ». Arrêtons-nous à ce qu’il advint à Vitrolles, (...)
40 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.