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L’Ambassade des États-Unis reste à Tel-Aviv

Trump a donc confirmé, samedi, que l’ambassade des Etats-Unis en Israël demeurera à Tel-Aviv... pour l’instant. Ce n’est pas le « bon moment » ajoute-t-il. Ce revirement n’est guère surprenant et était en fait attendu.

Le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem a toujours été un enjeu électoral aux Etats-Unis. Une tradition qui n’engageait à rien. Du reste, c’est là une promesse électorale jamais tenue. Et pour cause ! Il n’y eut pas de candidat à la Maison-Blanche qui n’ait fait du transfert de l’ambassade son cheval de bataille, avec promesse [en cas d’élection] de la déménager à Jérusalem. A l’instar des Barack Obama, Bill Clinton, George W. Bush, Jimmy Carter, George Bush senior (pour ne citer que ceux-là) Donald Trump a promis lui aussi de s’établir à Jérusalem. Un voeu pieux ! Il est patent que l’attraction de la ville trois fois sainte est incroyable, mais n’en dispose pas qui veut. La question de Jérusalem est fort complexe et échappe, en fait, au seul vouloir des Etats-Unis et/ou d’Israël d’y voir s’installer des représentations diplomatiques étrangères. Les Nations unies – et ladite communauté internationale – ne reconnaissent ni l’occupation de Jérusalem, encore moins son annexion, par l’entité sioniste en 1981.

Les Etats-Unis, entre autres, pourront, un jour, établir leur ambassade dans la ville sainte, mais seulement lorsqu’elle redeviendra, capitale de la Palestine, pas avant. Aussi, faisant marche arrière et mettant ses pieds sur ceux de ses prédécesseurs, le président Trump a lui aussi – il ne pouvait faire autrement – renoncé à une initiative qui s’avère hasardeuse. En effet, mieux informé sur le (vrai) statut de la ville sainte et sur ses tenants et aboutissants, Trump ne pouvait que reculer sur une promesse que le président qu’il est devenu savait ne pouvoir tenir, contrairement au candidat qu’il était qui ne pouvait être au fait de la question de Jérusalem. Ses prédécesseurs sont passés par là et renoncèrent – une fois mis au « parfum » – à une entreprise à plusieurs inconnus. De fait, dès le 1er juin, l’entourage du président étasunien, a laissé entendre que Donald Trump allait renoncer au « déménagement » le repoussant à une « date lointaine ». Trump a donc confirmé samedi cette donne et comme ses devanciers a signé la clause « repoussant le déménagement » à Jérusalem. Donc, à son tour, Donald Trump a répété que « ce n’est pas le bon moment ». C’est évident ! Le moment ad hoc serait le jour où la Palestine sera rétablie dans ses droits, sur son territoire, dans son Etat.

En fait, c’est un « déménagement » repoussé depuis la création d’Israël et le partage inique de la Palestine historique. C’est là une vérité que les dirigeants étasuniens n’arrivent pas à assimiler. Une certitude toutefois, aucune ambassade étrangère – ni des Etats-Unis, ni d’autres pays – ne s’installera à Jérusalem tant que les droits des Palestiniens sont niés, que la Palestine n’a pas (re)vu le jour, Cela durera tant qu’Israël ne comprendra pas sa vanité à vouloir faire de Jérusalem sa capitale. La seule capitale que le monde lui reconnaît est Tel-Aviv. Il fallait seulement que les dirigeants étasuniens s’en convainquent et n’entrent pas dans le jeu malsain d’Israël qui veut imposer au monde Jérusalem comme sa « capitale ». C’est le supplice de Sisyphe, qui croyant être arrivé au bout de ses peines, doit repartir à zéro. Tel est le cas d’Israël qui chaque fois qu’il croit être près de son objectif – faire reconnaître Jérusalem comme « sa » « capitale » en y installant une ambassade – se fait doucher. Les lobbies pro-israélien, sont sans doute puissants aux Etats-Unis, mais pas assez pour faire changer l’ordre des choses.

10 Octobre 2017

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