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Les petites mains du systeme

L’événement sportif de l’été c’était les jeux olympiques. Londres a vécu au rythme des exploits sportifs des athlètes du monde entier et toutes les personnalités sont venues se faire voir dans la capitale anglaise qui pour l’occasion était sécurisée et policée à l’extrême : une caméra pour 16 personnes, un agent de sécurité pour 4 athlètes, 40.000 militaires et policiers, la défense aérienne et maritime sur le pied de guerre avec un navire de guerre ancré sur la Tamise et des hélicoptères de combat prêts à intervenir, sans oublier bien sur des milices olympiques qui veillent au respect des droits labellisés JO, biseness is biseness !

Londres a aussi offert une image clean, comme virtuelle et pour cela, comme pour tous les grands événements, on a nettoyé la ville de ses pauvres, de ses SDF, de ses mendiants, rien ne doit venir ternir la fête ! Mais il y a une catégorie dont ce genre d’événement ne peut pas se passer : les bénévoles. Pour réussir cette mascarade ils étaient 70 000 et rien que pour la cérémonie d’ouverture, qui a couté 38 millions d’euros, il en a fallu 10 000 ! De l’argent il y en a, mais comme d’habitude il n’est pas pour tout le monde !

Les JO sont-ils l’aboutissement de la pensée capitaliste ? Le budget initial a été multiplié par cinq, et ce sont les contribuables du Royaume-Uni qui vont payer la note. Les économistes savent que ces JO ne rapporteront rien et ne produiront aucune richesse pour la société. Au final l’argent dépensé aurait permis de fournir des emplois dignes de ce nom pour 4 millions de personnes. Pendant que les multinationales faisaient leur pub et négociaient des contrats, que l’on discutait cachets et commissions et que l’opulence des cérémonies et des réceptions VIP comblait une petite classe, des dizaines de milliers de bénévoles s’activaient dans l’ombre. Pouvoir faire tourner le système, avec des petites mains que l’on n’a pas à payer, faire travailler les gens gratuitement, c’est le stade final du capitalisme. Peut-être que dans un proche avenir il faudra même payer pour être bénévole, on n’arrête pas le progrès, le capitalisme peut toujours s’améliorer !

Dans le monde sportif, artistique ou industriel il faut des petites mains pour faire tourner « la machine », ces petites mains sont indispensables, sans elles rien ne serait possible, et pourtant on les cache, on les minimalise, on les dévalorise et souvent on les méprise. Il ne faut surtout pas qu’elles se rendent compte qu’elles sont la base du système. Bien, l’on va me dire qu’il faut aussi des athlètes, des artistes ou des « patrons », bien sûr bien sûr, mais il est plus facile de trouver parmi les « petites mains » des gens qui tapent dans un ballon, courent, jouent la comédie ou managent une entreprise que de voir un professionnel du sport, du cinéma ou un PDG du CAC40 travailler sur un chantier, nettoyer des bureaux ou vider des poubelles ! Alors, oui, l’on a besoin de tout le monde, mais chacun est interdépendant des autres, et rien ne justifie les écarts de revenus auquel on assiste, des variations de 1 à 3 ou 1 à 5 ne seraient-elles pas amplement suffisantes ?

Enfin quant à la « propreté des jeux », Jacques Soppelsa, professeur de géopolitique à la Sorbonne, écrit dans un article publié dans « Le Monde » que ces jeux de Londres sont ceux du crime organisé autour des paris truqués, de la vente de billets et de produits dopants et de tractations frauduleuses entre partenaires de l’olympisme. Les Jeux sont un eldorado pour le capitalisme prédateur, mais aussi pour les mafias. Le CIO est parfaitement au courant de ces pratiques. En ce sens, il y participe.

Bref, ces Jeux démontrent que le sport est en collusion directe avec le capital transnational, dont la seule ambition est le profit, et ne pas sous estimer le message délivré par un représentant du gouvernement anglais : « les jeunes aiment le bénévolat, les JO sont une réussite et démontrent que pour y arriver, il faut travailler dur ». Amen, la messe est dite !

Sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2012/09/04/les-petites-mains-du-systeme/

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