Obama, le Bush Bis

VILA

Il y a huit ans, Obama a été élu, et la population avait placé son espoir en lui surtout que son intronisation s’était effectué en pleine crise financière des subprimes, qui avait décimé de vastes quartiers de grandes villes et fait tituber les banques. Pendant huit ans, Obama n’a agi pour atténuer la crise, qu’en défendant les intérêts des banques, des entreprises, des grandes sociétés d’assurance et de la classe des riches qui les contrôle. Les banques ont été renflouées de sommes énormes aux dépens des contribuables, ce qui a conduit à une expansion de la dette publique à un niveau inimaginable (de 11 à 20 téra de dollars), qui a servi de justification à des coupes budgétaires et des restrictions dans les services sociaux, les services publics et l’éducation. Des écoles de quartier prenant en charge des enfants d’origine ouvrière ont été fermées. Les compagnies du secteur automobile ont été renflouées aux dépens des salaires et des emplois des ouvriers. Les conditions du renflouement exigeaient que les travailleurs de l’automobile lâchent d’importantes concessions sur les salaires et les avantages acquis. Les changements drastiques opérés dans le secteur automobile ont ensuite été répercutés dans la plupart des autres secteurs industriels. En moins d’une décennie, les salaires dans l’industrie, jusqu’alors relativement élevés, sont devenus faibles.

En transformant des petits délits, voire des suspicions de délit, en crimes majeurs, de jeunes hommes, à qui la société était incapable de fournir un emploi, étaient arrêtés. Ce programme qui a conduit à un extraordinaire niveau d’incarcération a conduit la population carcérale à hauteur de 2,5 millions (la plus importante du monde). Bien sûr, l’origine de ce vaste projet d’incarcération remonte à Reagan. Mais Obama l’a poursuivi, et a jugé bon durant la plus grande partie de sa présidence de sermonner les hommes noirs, leur reprochant ne pas s’occuper de leurs enfants, ces mêmes hommes noirs condamnés à la prison par un système judiciaire qui échappe inique ou aux violences policières envers les noirs non enrayés sous Obama.

Le grand projet d’Obama a bien-sur été la célèbre loi pour l’accès à des soins abordables. En fait, c’était un programme obligeant les gens à souscrire une assurance médicale auprès de compagnies privées, qui pour la plupart sont à but lucratif. Rien de surprenant dans tout cela, puisque le programme a été littéralement rédigé par des représentants des sociétés d’assurance et de l’industrie pharmaceutique, comme l’a reconnu par la suite l’administration démocrate. Certes, les gens dont les revenus étaient faible pouvaient demander une subvention. Mais cette subvention, en réalité, est constituée de versements aux sociétés d’assurance. Et elle ne couvre pas la large franchise associée aux contrats les moins coûteux, qui s’élevait à plus de 6 500 dollars par famille en 2015. Cela veut dire qu’une famille devait payer 6 500 dollars de sa poche avant que l’assurance ne commence à payer  : c’est la raison pour laquelle beaucoup de gens ne vont toujours pas chez le médecin d’autant que les franchises ont augmenté en moyenne de 63 % depuis que cette loi et les médecins ou les hôpitaux conventionnés sont très restreint.

Les guerres étasuniennes au Moyen-Orient et en Afrique ont été poursuivies et étendues, fournissant d’énormes profits aux industries de matériel militaire et de construction, sans même parler de la défense des intérêts des grandes compagnies pétrolières dans la région. Ces guerres ont aussi eu pour conséquences la mort ou la destruction mentale et physique de beaucoup de jeunes gens qui se sont engagés dans l’armée pour échapper au chômage omniprésent. Même la décision du retrait d’Irak est un fiasco. En fait c’est le résultat d’un échec des négociations visant à maintenir les troupes. En contrepartie, le gouvernement irakien réclamait la fin de l’immunité totale des GI’s, et c’est Obama qui a refusé. Pour ce qui est de la Libye, Obama n’a même pas tenu compte des erreurs de son prédécesseur quand il a décidé d’intervenir aux cotés de Sarkozy et Cameron ce qui a entraîné la dissolution du pays. En se passant du vote du congrès, Obama offre l’opportunité à ses successeurs de lancer des opérations sans l’avis de la chambre.

Les politiques menées sous la présidence d’Obama ont été essentiellement la continuation des politiques mises en place sous Bush. Si le PIB a augmenté, 95% de l’accroissement des revenus durant les années Obama ont été accumulés par les 1 % les plus riches, notamment car Obama a maintenu la plupart des politiques fiscales de Bush qui ont contribué à ce processus. Pendant ces 8 ans d’Obama, 15 millions de personnes supplémentaires ont été exclues d’un marché du travail qui ne leur offre aucune issue. Au total, il y a maintenant 95 millions de gens qui sont en âge de travailler, mais qui ne travaillent pas.

Obama est l’exemple type qu’un beau sourire, du charisme, un talent de tribun ou une couleur de peau ne sera jamais profitable au peuple. La seule façon pour se dernier de s’affranchir des représentations est d’appliquer le pouvoir lui même dans son propre intérêt. Et tant que l’on croira, qu’il existe une autre solution que la dictature du prolétariat, on contribuera à la perpétuation des souffrances de l’humanité.

Vila

 http://les-tribulations-de-l-ecocolo-ecoconome.over-blog.com/2017/01/obama-le-bush-bis.html

COMMENTAIRES  

12/01/2017 10:55 par aldamir

La mise en scène devient ridicule et indigne. Elle est destinée à la consommation locale des américains qui vivent continuellement tout événement à travers le spectacle et ne doit pas dépasser les frontières des USA où la culture des Hommes est différente

17/01/2017 04:56 par alain harrison

Bonjour.
« « Et tant que l’on croira, qu’il existe une autre solution que la dictature du prolétariat, on contribuera à la perpétuation des souffrances de l’humanité. » »

Je comprends, mais Staline s’est servi, s’est habillé de la dictature prolétarienne pour exercer sa dictature au bout du compte. L’URSS a quand même amener des progrès pour la population, l’état prenant en charge la production et les besoins de la population dont la vie était sans doute frugal. Alors qu’aux US, le privé investissait les progrès techniques permettant le progrès rapide d’une solide classe moyenne de consommation.
Voilà sans doute résumé les différences fondamentales des deux systèmes communistes et capitalistes.
Nous devons reconnaître le dynamisme du capitalisme par rapport au communisme.
Mais, le capitaliste n’a pas réussi à consolider une cohérence sociale économique stable de base.
L’URSS n’a pas réussi à faire le décollage progressiste social économique.
Sans doute les influences d’un passé scindé en possédants et dépossédés, ce que Marx a démontré clairement par écrit, et qui est pleinement valable aujourd’hui, sinon plus.

Nous n’avons plus à démontrer, mais à montrer le système au peuple qui, s’il s’informe un tant soi peu, en verra la nature d’exploitation. Donc, il faut intensifier le dé masquage du système, et développer les moyens de le détrôner. Dans la mesure que la population reconnaîtra les solutions elles se rassemblera. Mais la population doit être au fait qu’elle doit choisir les représentants au sein de ses organisations selon les buts décidés et selon des balises strictes et les balises sont la mécanique de destitution aux cas où le candidat s’en écarte sans rectifier lui ou elle-même, alors un simple vote permet la destitution.
Un essaie.

(Commentaires désactivés)