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Quand "Blast" diffame Maxime Vivas avec l’encre de Washington

Un article publié dans le "Blast" de Denis Robert – un Plenel sans moustaches –, diffame gravement Maxime Vivas en l'assimilant à un agent de Pékin. C'est grotesque. D'autant que les mots de cet article injurieux ont tous, sans exception, été piochés dans les malles à propagande des services étasuniens.

« De son côté, l’essayiste Maxime Vivas, ergonome à la retraite et administrateur du site legrandsoir.info qui précise « ne pas être spécialiste de la Chine », dénonce dans un livre les prétendues « fake news » sur le sort des Ouïghours, dont la répression serait une invention occidentale. Dans les médias chinois, il est présenté comme un « célèbre écrivain français », et est cité par le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, dans une conférence de presse en pleine Assemblée nationale. » (1)

Cette citation, extraite d’un article du site Internet « », veut être une fourchée de fumier expédiée à la barbe de Maxime Vivas, administrateur du « Grand Soir ». Elle est signée d’un certain Benjamin Jung, qui, attendu la complexité de sa production, aurait pu être un descendant de Carl, le célèbre alchimiste Suisse. Cette injure ordinaire, lancée par un tâcheron du camp du « bien », est une belle occasion, quasiment un exercice scolaire, de démonter la mécanique d’un publicisme de propagande. C’est dire – aussi – sur les amarres qui ligotent désormais la gauche aux thèses de Washington et de sa voiture balai, l’OTAN. Israël étant la roue de secours.

Dans l’article de cet auteur, écrit sans aucun doute mais tout en certitudes, notons une assertion qui se veut disqualifiante : « Maxime Vivas ergonome à la retraite ». Précision utile si ce papier trouve un malheureux lecteur ? Jusqu’à la mort, Vivas – en dépit des milliers de milliers de lignes produites lors d’ enquêtes parfois transformées en livres, qu’après la relecture et la publication de 30 000 articles par exemple dans « Le Grand Soir », ce fils de Républicains Espagnols ne sera rien d’autre qu’un « ergonome à la retraite ». Voilà son identité, son CV at vitam ? On pourrait préciser qu’il est donc fils d’immigrés ce qui, actuellement, n’est pas bien vu, et aussi ancien référent littéraire d’Attac. Comme un O.S. renvoyé par son patron à sa condition de prolétaire, Vivas est « ergonome » et chacun sait que c’est une profession peuplé de grands menteurs. Pourtant, si ses amis de l’OTAN commandent un article sur Gaston Bachelard à monsieur Jung, le désignerait-il comme un « surnuméraire des Postes à la retraite » ? Ou Annie Ernaux, comme une prof des collèges ? Mais quand on n’a rien que la bassesse pour argument, il ne faut pas hésiter : le coup sous la ceinture est recommandé. Alors l’ergonomie est ergonommée comme une mise hors jeu de l’homme que l’on entend démolir. Ce Jung ignore que, selon la loi française, « est journaliste tout individu qui a tiré des revenus d’un organe de presse », ce qui est le cas de Maxime.

Mais revenons aux certitudes de l’otanien. Lui, qui contrairement à Vivas, n’a jamais mis l’un de ses escarpins à pompons chez les Ouighours ou en Chine, connaît pourtant, personnellement, la situation de chacun des 12 millions de Ouighours, sait que chacun d’eux est torturé. Moi j’ignore tout du sort des Ouighours. Mais pour avoir vécu toutes les guerres – ou presque – depuis 1967, je sais comment on utilise les minorités ethniques ou religieuses pour combattre un ennemi à votre place. Hitler, depuis un centre basé à Munich, manipulait les musulmans du Caucase, ceinture aux marches de la Russie, pour attaquer l’URSS, par exemple avec les si valeureux Tchétchènes (dont les amis du massacré Samuel Paty pourraient vous parler). Mieux, en 1945, cette structure nazie a été récupérée par la CIA et relancée à l’assaut. Dans leur article, si documenté, Jung et « Blast » ne nous expliquent pas l’existence d’importants villages Ouighours aujourd’hui en Syrie, faisant communauté de communes avec Daech ? Et le chapelet de bombes, allumées par des islamistes ouighours, ayant explosé dans les rues de Chine ? Sans doute des voyages touristiques et des feux d’artifices dont les autochtones sont si friands ? Rien non plus sur ces même fous de Dieu installés aussi (avec l’aide des États-Unis) en Afghanistan à la frontière de la Chine ? Ai-je écrit que le Ouighour était heureux de naissance ? Non et je l’ignore. Mais à coup sûr plus heureux que le prisonnier de Guantanamo, le massacré de Palestine ou l’un des 182 exécutés – mais innocents – de la justice des États-Unis.

Pourtant ce Jung sait tout et voit tout. Mieux, comme les vieux soviets, il est partout. Il est dans le pantalon de certains dirigeants de la Fédération Française de Foot décrits comme harceleurs, en même temps il débriefe un déserteur russe. La fusée Liz Truss ? Il a eu le temps de la cibler tout en confessant les déçus de Bolsonaro et en glissant un thermomètre diplomatique dans les fesses de la future « guerre mondiale Chine-Taïwan » . L’ADN de l’affaire du malheureux Omar Raddad, homme-bavure de la justice, n’a aucun secret pour Jung. Pas plus que le sort de Trump qui « se dirige vers les filets du FBI ». J’en passe tant cet homme travaille et mériterait la retraite.

Dans le papier où il insulte Vivas, titré « Influence chinoise : Xi Jinping mène le monde à la baguette », (après avoir remarqué que la baguette est un emblème français), citons les sources où cet homme protée s’en va puiser sa connaissance.

Un exemple :

« Lorsque le directeur du FBI, Christopher Wray, s’est joint pour la toute première fois à Ken McCallum, le chef du célèbre MI5, pour une conférence au siège des renseignements britanniques à Thames House, Londres, il n’a laissé aucun doute sur la gravité de l’affaire. La Chine est « la plus grande menace au long-terme contre l’économie et la sécurité nationale ». Ici la vérité sort de la bouche des barbouzes en chef, de 007 et du FBI. Du neutre et du solide, de l’OTAN en emporte le vent !

Puis, dans la suite de son récit équilibré, Jung nous sert un certain Zeno Leoni, qui fait métier de génie de la Chine au King’s College de Londres ; où les études coûtent, pour les étudiants étrangers, vie quotidienne comprise, au moins 50 000 euros par an. Ce qui a l’avantage d’écarter nombre de mal élevés, des héros de Ken Loach. Fier de nous avoir bombardés de son ami Leoni, Jung se calme dans son « name dropping ». Mais pour reprendre avec du blindé, de l’ultra lourd : il grimpe maintenant sur les échasses de « l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire », un machin kaki et français, donc une machine à dire le vrai. Il faut savoir qu’à Paris, outre un bouquet de tulipes de Koons, il existe des chercheurs « indépendants »... mais payés avec l’argent neutre du ministère de la Défense, longtemps cet « Institut » a compté en son sein un officier made in USA. (2)

C’est ici, après une inondation de seaux puisés aux sources du camp du bien, que notre Jung en vient donc à Maxime Vivas. Et c’est vrai que, Vivas n’ayant ni l’omniscience ni l’ego de Jung, ne se présente pas comme un « spécialiste de la Chine », même s’il y a pas mal voyagé (et qu’il est pendable que « d’aller voir » de ses yeux ), et sa modestie devient défaut. Autre reproche, des médias chinois l’ont présenté comme « un grand écrivain » est-ce sa faute ? Et avez-vous eu, vous Jung, un roman couronné par le Prix Roger Vailland ? Pour vous faire une confidence un jour, à la télé brésilienne, j’ai bien été présenté comme un « célèbre footballeur français », ce qui est gravement exagéré. Et qu’en fait, et dans ma tête, je ne suis qu’un « ergonome retraité ».

Ayant mis à nu toutes les sources otanesques de Benjamin Jung, pour finir puisque la charité guide nos pas, nous n’allons pas patiner plus longuement sur la glace à double face de Denis Robert, le patron de Jung. Quand même un simple rappel. Au moment de lancer son « Blast », et de recueillir un maximum de sous, ce startupeur a eu la bonne idée d’accepter, pendant un temps, l’argent d’un exilé fiscal niché au Luxembourg. Mieux, cet homme d’affaires devait avoir la libre possibilité de lancer des pistes d’enquêtes pour les collaborateurs de « Blast ». Hélas, Maxime Renahy, un lanceur d’alerte tout juste recruté, n’a pas avalé ce sushi, et a dénoncé le scandale. Avant que Robert ne renonce au trésor de son ami du Luxembourg, Renahy a démissionné d’un site n’existant pas encore (3-4). Parfois les donneurs de leçons ont des pannes dans leur carburation du bien, même quand ils puisent leur ressort dans le réservoir étasunien.

1 https://www.blast-info.fr/articles/2022/influence-chinoise-xi-jinping-...

2 https://www.legrandsoir.info/l-insulte-d-une-culotte-de-peau-c-est-com...

3 https://www.mediapart.fr/journal/france/260321/blast-anticor-montebour...

4 https://www.linkedin.com/pulse/pourquoi-jai-quitt%C3%A9-blast-maxime-r...

PS. Avis aux chasseurs de fausses nouvelles et autres traqueurs de “ rouges-bruns ” : vous ne trouverez jamais un mot de "complotisme" touchant aux attentats du “ 11 Septembre ” sur le site du “ Grand Soir ”. Pour démolir trouvez d’autres pioches que celles de l’OTAN.

URL de cet article 38345
  

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Des années de travail et d’investigations (menées ici et sur le continent américain) portant sur 5 ans de fonctionnement de RSF (2002 à novembre 2007) et le livre est là . Le 6 avril 2006, parce que j’avais, au détour d’une phrase, évoqué ses sources de financements US, RSF m’avait menacé dans le journal Métro : " Reporters sans frontières se réserve le droit de poursuivre Maxime Vivas en justice". Au nom de la liberté d’expression ? m’étonné-je. Quoi qu’il en soit, j’offre aujourd’hui au libre débat (...)
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