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Venezuela : le coup d’Etat programmé

Cela fait longtemps que Trump rêve de renverser le régime Bolivarien du président légitimement élu, Nicolás Maduro. Pour cela, il fait appel à ses fidèles vassaux pour dénoncer les atteintes à la démocratie, aux Droits Humains, la pauvreté galopante ou encore l’exil forcé de millions de Vénézuéliens, pour ensuite se présenter en défenseur des peuples opprimés en soutien désintéressé à ces mêmes vassaux, alors qu’il en est le maître d’œuvre.

Ainsi, Bolsonaro déclare au Forum de Davos qu’il se réjouit du déclin de la gauche en Amérique Latine, de l’arrivée au pouvoir de ce qu’il appelle des leaders du centre et de centre-droit, alors qu’ils appartiennent à la droite pure et dure, et qu’il ne veut pas d’une Amérique bolivarienne. On avait bien compris qu’il n’était pas très porté sur l’émancipation des peuples.

Ensuite, le Secrétaire Générale de l’OEA (Organisation des Etats Américains), Luis Almagro, a déclaré qu’il reconnaissait le président de l’Assemblée Nationale vénézuélienne, Juan Guaidó, comme président du Venezuela pour entreprendre un retour du pays vers la démocratie. Ce n’est pas la première fois qu’Almagro montre son opposition acharnée à Maduro et son ingérence dans la politique intérieure vénézuélienne en pilotant, entre autre, le Groupe de Lima mais il s’agit cette fois ouvertement d’un appel au coup d’Etat.

Fort de ces interventions, il ne restait plus qu’à Trump de suivre le mouvement de réprobation de ses alliés pour, lui aussi, reconnaître Guaidó comme président légitime du Venezuela, ce qui est dans la logique de ce qu’a déclaré le vice-président Mike Pence en appelant les Vénézuéliens à manifester contre le gouvernement de Maduro en les assurant du soutien des Etats-Unis. Dans la foulée, le Brésil, la Colombie, le Pérou, l’Equateur et le Costa Rica ont emboîté le pas. Quelle surprise !

En fait, l’administration Trump ne fait qu’appliquer les mêmes principes qui ont été utilisés en Libye et en Syrie, c’est à dire à créer une sorte d’Etat parallèle en avalisant des autorités auto-désignées et qui obéissent aux ordres. Ainsi, il est prévu que l’Assemblée Nationale devra désigner un représentant à l’OEA en remplacement de l’ambassadeur du Venezuela, Samuel Moncada.

Ce qui a fonctionné en Lybie n’a pas réussi en Syrie, mais il s’agit, dans tous les cas, d’instaurer un climat de guerre civile, ce qui justifie l’invasion au nom de la paix et faire main basse sur le pays qui possède les plus grandes réserves pétrolières au monde et des richesses minières incommensurables. C’est le seul intérêt des mercenaires étrangers qui prétendent défendre la liberté et la démocratie.

La France consulte ses partenaires européens avant d’annoncer sa position. Il serait surprenant qu’elle soit différente de celles qui ont précédé.

Cependant, les Forces Armées Vénézuéliennes se sont déclarées unies avec le Peuple et respectueuses de la Constitution et de la Loi en restant fidèles et loyaux envers le président légitimement élu.

Christian RODRIGUEZ

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