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Il était une fois dans l’Empire du Mal

L’Empereur Obama et son prédécesseur l’Empereur Bush ont été mis en place par les mêmes institutions que celles qui ont installé Moubarak et Karzai. La différence est que nous sommes nombreux à croire encore, et avec la complicité des médias, que nous avons un « choix » en politique.

Les élites du monde ne qualifient jamais ces types de dictateurs, mais leurs peuples si.

Il était une fois, dans l’Empire du Mal, un homme extrêmement stupide et méchant appelé George Walker Bush (le IIIème George de l’Empire) qui fût élevé au rang de Dirigeant Suprême du Pays.

George III avait été un étudiant plus que médiocre et avait échoué dans toutes ses tentatives de gestion d’entreprises et se révéla un désastre sans nom au poste de gouverneur d’une des provinces lointaines de l’Empire du Mal appelée le Texas. La hache du son bourreau s’y abattait avec frénésie et il démantela le système d’éducation tout en ravageant l’environnement.

Ce n’était pas que George Walker Bush était plus méchant que les autres Dirigeants de l’Empire du Mal, mais son arrogante stupidité et méchanceté rebuta bon nombre de ses sujets. Et aussi parce qu’il avait volé son titre non par un coup d’état subtil, comme la première fois, mais par un coup d’état qui balaya les derniers semblants de démocratie.

Au cours du premier Règne de George III, l’Empire du Mal fut attaqué à cause de ses Mauvaises Actions à travers le monde et George III et son Consort, Richard le Malsain, expédièrent les Armées de l’Empire du Mal dans différentes régions du globe pour assassiner, violer et piller, provoquant ainsi encore plus de haine et de ressentiment envers l’Empire du Mal et il advint que les Sujets de l’Empire commencèrent à s’agiter.

Les Sujets de l’Empire se soulevèrent pour tenter de chasser George et Richard mais les Royaux Lèche-Culs du Parlement refusèrent de déchoir les dictateurs avant la fin de leur mandat au Sommet du Pouvoir.

George et Richard retournèrent ensuite à leurs vies confortables parmi la Noblesse de l’Empire, mais ils laissèrent derrière eux deux guerres et une des plus graves crises économiques que leurs Sujets aient jamais connues.

Soudain, en l’An du Seigneur 2008, un Ange apparut (sur CNN) et dit : «  Réjouissez-vous, O grands Privilégiés ! Le Seigneur est avec vous. Soyez bénis parmi les Nations ! » Et l’Empire du Mal vit son sauveur : Barack Obama.

Les Sujets du Royaume des Démocrates se réjouirent en grand pompe et le souvenir des épreuves et malheurs des dernières huit années s’effacèrent des Mémoires - bien que les épreuves et malheurs fussent toujours présents.

Cependant, au Royaume des Républicains, ces mêmes épreuves et malheurs - devant lesquels ils étaient aveugles pendant tout le règne de George III et de Richard le Malsain - apparurent soudain comme par enchantement et ils se désespérèrent et se lancèrent dans la création de Tea Parties où l’on vous sert des bêtises et du racisme, mais pas de thé.

Quelle conclusion peut-on tirer de ce conte de fée ? Que les Etats-Unis sont une Mythocratie où les marionnettes qui sont apparemment aux commandes s’agitent en réalité sous les instructions des véritables maîtres du pays : la Corporatocracie (pas mieux - excuses du traducteur).

En résumé, les Assassins Financiers sont formés pour bâtir l’empire Américain. Pour créer des situations où le maximum de ressources sont redirigées vers ce pays, vers ses entreprises, vers son gouvernement. En fait, nous avons été très efficaces - John Perkins (Les Confessions d’un assassin financier. )

Ceci n’est pas une folle théorie conspirationniste et les Etats-Unis ne sont pas le seul pays à être dirigé par des super-riches - les mouvements antimondialistes ainsi que les mouvements qui s’opposent au G8, G20, OMC et la Banque Mondiale, le savent bien.

Regardez le récent soulèvement en Egypte. La marionnette de cette oligarchie globale, Moubarak, s’est accroché au pouvoir pendant 18 jours, allant jusqu’à envoyer ses sbires pour assassiner les manifestants afin de retarder son départ inévitable.

Pourquoi Moubarak s’est-il accroché si longtemps ? Il a dit à Christiane Amanpour, de CNN, qu’il ne voulait même plus être «  président », après trente ans de viols et de pillages. Il est resté, selon un article récent du UK Telegraph, pour pouvoir mettre sa fortune, estimée à 70 milliards de dollars, en lieu sûr. Moubarak n’allait pas partir avant d’avoir soigneusement planqué jusqu’au dernier centime, hors d’atteinte des autorités suisses qui voudraient bloquer ses comptes ou du peuple qui voudrait récupérer l’argent volé.

Moubarak n’a jamais été un fonctionnaire de l’état au service du peuple égyptien car les fonctionnaires d’état n’amassent pas des fortunes dignes d’un Pharaon. On lui a donné des milliards de pièces d’argent tachées de sang pour trahir son peuple et le peuple palestinien.

L’homme de paille, la marionnette de l’oligarchie en Afghanistan, Hamid Karzai, ainsi que sa famille, sont assis sur une mine d’or qu’ils partagent avec leurs maitres : de vastes ressources naturelles et le commerce de l’Opium organisé par la CIA. Selon un document de Wikileaks publié l’année dernière, les Etats-Unis étaient «  bouleversés » par le niveau de corruption en Afghanistan et les millions (sinon les milliards) de dollars des contribuables US qui entraient dans le pays pour repartir aussitôt vers des destinations telles que Dubai, où Karzai et ses copains ont planqué le magot au cas où ils se verraient un jours chassés du pouvoir par un soulèvement populaire. Si les Etats-Unis sont si «  bouleversés » par toute cette corruption en Afghanistan, pourquoi laissent-ils Karzai en place ? Ce n’est pas parce qu’il a été «  démocratiquement » élu au cours d’une élection ouvertement truquée. Non, c’est parce qu’il accepte de danser au rythme de la main du marionnettiste qui est fermement enfoncée dans une de ses parties intimes.

Certains pays réussissent à préserver une certaine indépendance à l’égard de l’oligarchie mondiale et un de ces pays se trouve à 150 km de la Floride : Cuba.

Bien que Cuba ait servi d’épouvantail entre les Etats-Unis et l’URSS au cours de la Guerre Froide, l’île n’a jamais représenté une menace militaire ou économique pour nous. Mais elle rappelle constamment aux Impérialistes Mondiaux qu’il y a encore des endroits, aussi petits soient-ils, où on peut à la fois être libre et survivre.

La propagande contre Cuba est incroyablement biaisée et pathétiquement niaise, et il n’y a pas besoin de creuser bien profond pour découvrir la vérité. Mais posez-vous la question suivante : pourquoi les Etats-Unis sont-ils obsédés par Cuba et les frères Castro alors qu’ils ont soutenu plus de dictatures en Amérique latine qu’on ne saurait compter ? Pourquoi ont-ils renversé Allende au Chili pour lui préférer un assassin et oppresseur épouvantable comme Pinochet ?

Pourquoi l’Empire est-il obsédé par le populaire et démocratiquement élu Hugo Chavez au Venezuela, tout en soutenant un narco-état violent comme la Colombie ?

Le récent coup d’état appuyé par le CIA (tous les coups d’état sont appuyés par la CIA) au Honduras, qui a renversé Zelaya pour installer un régime plus favorable à l’oligarchie, est encore un exemple de cette hypocrisie flagrante.

La raison pour laquelle tous les Karazai et Moubarak du monde sont appréciés par les mondialistes et détestés par leurs peuples est la même que celle pour laquelle tous les Chavez et Castro du monde sont détestés par les mondialistes et appréciés par leurs peuples (et par d’autres qui s’en inspirent) - parce que des dirigeants comme Chavez et Castro infligent un camouflet à la Corporatocracie par leur obstination à affirmer que les richesses et ressources de leurs pays respectifs appartiennent aux peuples.

Espérons que les soulèvements contre les élites du monde, qui n’ont pas commencé avec Egypte mais où ce fut une évidence, ne s’arrêteront pas là .

Ici nous vivons au coeur de ce rêve devenu réalité pour tout mondialiste qui se respecte : les Etats-Unis d’Amérique. Ah... l’Amérique... là où ceux qui sont tout en bas de l’échelle économique pensent encore pouvoir réussir à se frayer un chemin à coups de griffes, de poings et de pieds jusqu’au sommet... Et ce ne sont pas quelques dures réalités qui les réveilleront de cette quête de l’impossible devenue cauchemar et soigneusement entretenue par Madison Avenue.

Si la majorité d’entre nous n’arrivent même pas à comprendre que peu importe celui qui sera désigné par l’élite pour nous faire un numéro à la Maison Blanche, alors nous avons perdu d’avance.

L’Empereur Obama et son prédécesseur l’Empereur Bush ont été mis en place par les mêmes institutions que celles qui ont installé Moubarak et Karzai. La différence est que nous sommes nombreux à croire encore, et avec la complicité des médias, que nous avons un « choix » en politique.

Les élites du monde ne qualifient jamais ces types de dictateurs, mais leurs peuples si.

Ce conte de fées aura-t-il une fin heureuse ? Ce sont les peuples qui décideront.

Cindy Sheehan

http://cindysheehanssoapbox.blogspot.com/

Traduction "si vous remplacez Bush par Sarkozy et Obama par DSK... oups.... je viens de vous raconter la fin du film" par VD pour le Grand Soir, avec probablement les erreurs et coquilles habituelles.

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Que ce soit bien clair : nous avons commis des erreurs, évidemment. Et nous en commettrons d’autres. Mais je peux te dire une chose : jamais nous n’abandonnerons le combat pour un monde meilleur, jamais nous ne baisserons la garde devant l’Empire, jamais nous ne sacrifierons le peuple au profit d’une minorité. Tout ce que nous avons fait, nous l’avons fait non seulement pour nous, mais aussi pour l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie, les générations futures. Nous avons fait tout ce que nous avons pu, et parfois plus, sans rien demander en échange. Rien. Jamais. Alors tu peux dire à tes amis "de gauche" en Europe que leurs critiques ne nous concernent pas, ne nous touchent pas, ne nous impressionnent pas. Nous, nous avons fait une révolution. C’est quoi leur légitimité à ces gens-là, tu peux me le dire ? Qu’ils fassent une révolution chez eux pour commencer. Oh, pas forcément une grande, tout le monde n’a pas les mêmes capacités. Disons une petite, juste assez pour pouvoir prétendre qu’ils savent de quoi ils parlent. Et là, lorsque l’ennemi se déchaînera, lorsque le toit leur tombera sur la tête, ils viendront me voir. Je les attendrai avec une bouteille de rhum.

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