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Les Zindigné(e)s – La vie est à nous n° 7

Les Zindigné(e)s – La vie est à nous prend donc officiellement la suite du Sarkophage, avec Paul Ariès, encore et toujours comme ange tutélaire. Décidément, je ne me ferai jamais à la désinence « é(e)s » (pas plus qu’à la sénateure et à l’auteure), mais enfin passons.

Dans son éditorial, Paul Ariès désigne clairement les ennemis :

Les Z’indigné(e)s ne feront aucune concession ni avec Hollandréou ni avec ceux qui confondant décroissance et récession sont devenus les fossoyeurs de l’écologie. Nous pensons au contraire qu’il est possible d’écrire de nouveaux « jours heureux » et de susciter le désir pour construire un nouveau pacte social plus émancipateur. Les chroniqueurs du journal appartiennent à toutes les familles de pensée qui depuis des siècles s’opposent sur le choix du bon chemin pour accomplir la révolution, héritiers de Marx comme de Proudhon ou d’Orwell, militants syndicalistes, féministes, régionalistes… Nous remercions la société « Les Temps Mauvais » - éditrice entre le 14 juillet 2007 et septembre 2013 du bimestriel La vie est à nous !/Le Sarkophage – de nous avoir autorisé à reprendre comme complément de titre « La vie est à nous ! » en signe de continuité politique.

Nous lançons donc ce mensuel dans un contexte paradoxal, avec d’un côté la difficulté à construire du peuple et d’un autre côté, mille et une révolutions positives et la volonté de faire converger les forces de l’écologie sociale, en faisant une richesse de notre diversité. Nous vous donnons donc rendez vous chaque mois pour faire gagner ensemble le pari qu’il est possible de faire vivre un journal d’analyse politique accessible au plus grand nombre, avec des textes courts, incisifs, polémiques. Je souhaite bon vent à toutes et à tous même si nous sommes encore pour longtemps au cœur de la tempête ! Première escale : le samedi 26 octobre à 
Grigny (Rhône) pour le 3e Forum national de la désobéissance ! Pour penser un Buen vivir à la française et faire la fête ! Nous vous disons à bientôt dans les colonnes de cette nouvelle publication. Merci d’avance pour votre soutien.

Pierre Descottes, militant de la pédagogie Freinet, nous parle de l’école du “ bien-vivre ” :

La refondation de l’école a occupé les premières lignes de l’agenda des socialistes au pouvoir. On sait aujourd’hui que la montagne annoncée en grandes pompes a accouché une nouvelle fois d’une timide petite souris, boiteuse de surcroît. Peut-on refonder l’école, comme toutes les institutions en crise, sans toucher à l’essentiel : la place de l’humain ?

Khaled Gaiji dénonce le « dangereux conditionnement publicitaire à l’école » :

L’extension des espaces marchands nuit à la neutralité de l’école publique. Les éléments signés y sont toujours présents. Pire, les firmes remplacent ou forment de plus en plus les professeurs. Les activités du marketing à l’école ont été pensées en parallèle du mécanisme du mécanisme de privatisation de l’éducation, fruit d’un projet politique des entreprises pour capter ce marché.

Jean-Claude Paye se demande si le grand marché transatlantique sera un OTAN économique, un État supranational, si comme on le promet, il engendrera des gains évalués à 100 milliards d’euros par an et surtout si, ce qui est nettement plus certain, il débouchera sur un nouvel ordre politique.

Aurélien Bernier dénonce les « aberrations de la monnaie unique » :

Dans le monde merveilleux de l’ultralibéralisme, c’est bien connu, les marchandises et les capitaux doivent pouvoir circuler sans entraves. Sans cette liberté de commercer, de faire des bénéfices et de les rapatrier dans des paradis fiscaux, les peuples se haïraient et les États se bombarderaient joyeusement pour les plus chanceux à coups de bombes atomiques. […] En imposant l’euro, les capitalistes allemands ont réalisé une prouesse : un coup d’État monétaire simultané dans dix-sept pays.

Eva Lacoste a enquêté sur la « violence oubliée au Honduras :

Depuis le coup d’État de juin 2009 qui déposait le président Manuel Zelaya, une dictature sévit dans le silence assourdissant des médias pour le plus grand bénéfice de l’oligarchie sans foi ni loi et des multinationales. Intimidations, enlèvements, assassinats d’opposants et de leaders communautaires se poursuivent dans un climat d’impunité.

Bernard Legros analyse les « zones d’ombre de la décroissance » :

Elle recèle ses zones d’ombre, ses tabous, ses angles morts et ses concepts en voie de « dégagement ».

Pour l’oncologue Nicole Delépine, le cancer est exploité « à des fins commerciales » :

La plus grande source de profit dans le monde, en dehors peut-être du marché opaque des armes et du pétrole, est l’industrie pharmaceutique. De son côté, le marché hospitalier a vu son chiffre d’affaires passer de 3 à 6 milliards d’euros de 2002 à 2011. Où est la crise ?

Pour Patrice Bouveret et Christine Bergé, il faut « ouvrir le débat du désarmement nucléaire » :

Un certain nombre de responsables politiques, militaires et parlementaires poursuivent leur réflexion en faveur du désarmement nucléaire. Aujourd’hui, 146 pays soutiennent un projet de convention pour l’élimination des armes atomiques. La France pourra-t-elle longtemps maintenir une doctrine jugée « obsolète » ?

Pour Jean Gadrey, « quand on veut noyer ses vieux », on fait une réforme des retraites. Il faut délibérer des la vie après celle du travail et des autres activités et moments qui font que la vie vaut d’être vécue.

« Pas dans nos slips, la prostitution », clame Gérard Biard.

Des hommes pour l’abolition de la prostitution. L’idée n’est pas si incongrue que ça. Tout dépend de la société dans laquelle on souhaite vivre. La prostitution n’a pas sa place dans un État de droit.

Pour Laurent Paillard, « le concept d’opinion est une construction médiatique » :

Si on postule qu’une personne est le résultat d’un processus de socialisation jamais achevé, on doit reconnaître que le fait de passer un quart de son temps à être le spectateur d’une représentation déformée du réel a des effets sur le jugement.

Pour Christian Jakse, « l’emploi vert, le filtre diesel, le tri sélectif sont des cautères sur une jambe de bois si l’objectif visé est la préservation de la vie. »

Yannis Youlountas réfléchit à « ce que cache le mot crise » :

Comment un élément de langage détourné de son sens premier (un moment positif et parfois même nécessaire) contribue à la résignation.

Pour le politologue Gaël Brustier, « l’idée du déclin nourrit la pensée occidentaliste » :

De nouvelles formes de régulation voient le jour. Les « dictatures de l’identité » au Sud, les citadelles identitaires dans certains secteurs de nos société et, évidemment, l’occidentalisme qui est l’idéologie de notre époque.

« Détrompons-nous », recommande Yann Fiévet :

En butant bientôt sur les limites physiques indépassables, le capitalisme s’approche dangereusement du possible effondrement global. D’emblée nous devons envisager le trompe-l’œil dans une double intention.

Eva Lacoste nous révèle le plat préféré de Paul Ariès : la barbue cauchoise (ah, le pays de Caux cher à Maupassant !). Paul arrose ce poisson d’un Mâcon-Igné blanc, pour son « charme insolent ».

On sait vivre à Lyon !

Bernard Gensane

VOIR : http://www.les-indignes-revue.fr/

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