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Manu, ne nous prends pas pour des cons... !

Manu, tu as failli nous gâcher la fête. Tes communicatoires te répètent que tu apparais trop lointain du populo, que tu manques de proximité, que « tu te la pètes ».

EXCUSEZ -MOI Monsieur le président mais je me rends compte que je vous tutoie... Habitude par trop espagnole. Je t’ai soudain pris en sympathie. La Sympathie, ce n’est pas très loin de la Croatie.

Alors Manu, je t’ai vu, oui « t’es pris », tu as décidé de confisquer le ballon, de tirer la couverture à toi, et de te donner en pestacle, comme disent les gosses. Tu étais le chauffe sale et vas-y que je te poutoune, que je t’étreigne, que je te serre. Alors là, quelle spontanéité ! Quand l’aristo veut « faire peuple » : mort de rire !! Le rôle de M. Loyal t’allait comme tique sur la queue d’un chat.

Et tu en as rajouté. Le moment était propice : des millions de Français vivaient le partage, le bonheur qu’on leur refuse, créant du lien, un langage universel ; ils voulaient faire peuple, tous ensemble, autour de valeurs que tu piétines et méprises tous les jours....

« Vive la République !! » dans la bouche d’un aristo, une main voyageuse et l’autre figée sur l’audimat comme le thermomètre sortant du trou après avoir rempli sa mission : ça me fait drôle ! Mais ça marche... Remarque, tu n’en n’es pas à ton coup d’essai... Tu as déjà eu Johnny.

Manu, tu en retrousses les manches ; pour les téloches, tu serres contre toi cette France que tu aimes tant saigner. Tu as séquestré, interminable étape, à l’Elysée cette équipe de jeunes, de milieux modestes devenus multimillionnaires, et « premiers de cordée ». Alors, « Tombe la chemise... », ça vaut le coup. Allez, chauffe, chauffe, Manu : des Français de toutes les couleurs ! Qu’elle est belle cette France métissée, multiculturelle... Tu aurais dû lancer : « Maintenant, interdit de voter FN ; de repousser, de maltraiter nos frères les migrants »...

Et les vestiaires ? C’est le saint des saints : le vestiaire ! Manu sue, il ne tient pas en place. Brigitte essaie vainement quelques mouvements ondulatoires... Comme en pleine campagne électorale, soudain Manu pète les plombs et s’égosille : « Cet exemple, vous allez me le porter ». « A vos ordres, Président ! » Cela a le mérite de la clarté... Les spécialistes en com’ qui te drivent referment leurs manuels. « Avec un peu de chance, ça nous fait jusqu’aux Européennes ! »

Mais si tu savais, Manu, combien la ficelle avait la grosseur d’un câble. Je t’ai trouvé fidèle à toi-même, à ton mépris de classe, à ta condescendance, Monsieur le président de la République. Il y a des instrumentalisations qui donnent la nausée.

Jean ORTIZ

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