RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
22 

Mondes parallèles

Nous, les moqués jusque sur ce site, les fondamentalistes anti-capitalistes ne vivons décidément pas dans le même monde que le reste de l'humanité. A moins que ce ne soit parce que les dominants, les moins nombreux, prennent tout l'espace médiatique, fassent croire que les plus nombreux c’est eux et les minoritaires nous et ne nous laissent pour tout moyen d'expression que le bulletin de vote tout frelaté.

Petite incursion dans le vrai monde.

Hier je me suis gratifiée d’une petite sortie pédestre. Ça pollue pas et pas besoin de s’inscrire dans une salle de "fitness".

J’ai gentiment fait Château de Vincennes, Cour Saint-Emilion, petite visite au centre commercial encore ouvert à tous, puis le long de la Seine jusqu’à Odéon. Sur la rive de la Seine, peu après le pont de Tolbiac, une petite tente blanche m’indiquait qu’elle était destinée aux tests Covid. Elle me fait pitié de solitude et me surprend après les images que j’ai vues, il y a un certain temps, de files incroyables devant les centres de détection en plusieurs villes de France. Aussi prenant mon courage à 2 mains ou plus, je me dis allons-y pour l’épreuve de mon premier test. Et moi qui croyais que c’était tout simple. Non il faut télécharger Doctolib (entreprise privée de prise de rendez-vous médicaux en ligne et payée par mes cotisations sociales et, cerise sur le gâteau, qui vide les cabinets médicaux et produit toute une génération de nouvelles demandeuses d’emploi). J’informe la charmante mais bien isolée praticienne du test que je n’ai pas Doctolib. Elle m’indique ne pas pouvoir, dans ce cas, me tester. Je lui exprime ma surprise, « mais les tests ne sont pas encore gratuits ? ». Elle me répond que « oui, mais c’est une entreprise privée ». Sous entendu, il leur faut le justificatif pour être payés. Business is business n’est-ce pas ? Je poursuis ma route un peu dépitée de voir tant de témérité de ma part si peu considérée.

Arrivée au début du boulevard Saint- Michel, encore une tente Covid, munie cette fois de 2 testeurs, bien isolés et fort jeunes (tout le monde est bien jeune à présent pour moi, quelle merveille). Une seconde fois, alors qu’il pleut, qu’il fait froid et sombre, on se croirait au milieu du mois d’octobre, je les prends en pitié et je reprends mon courage à 4 mains. Ici on me demande de scanner le QR code affiché sur la toile de la tente. Nous balayons mes applications installées et pas de scan. Pas grave me dit le charmant jeune homme « je le fais pour vous et nous remplirons le formulaire ensemble ». Puis il m’installe pour pratiquer le prélèvement, je lui dis « il paraît qu’on peut demander un écouvillon souple pour que ça ne fasse pas mal ». Il me montre que c’est le cas en appuyant de son doit sur celui qu’il s’apprête à m’enfoncer dans la narine droite. « C’est votre premier test ? » interroge-t-il , « Oui ». Ça a duré 2 secondes, j’ai à peine senti. Il me propose un mouchoir, je décline poliment, inutile. Quand je repars 2 autres personnes se sont aussi décidées à faire le test. Le résultat arrive 15 minutes plus tard par texto sur mon portable. C’est là que je découvre avoir été testée par l’hôpital de la Pitié Salpétrière. Ha ! Ce public, tellement inefficace, contrairement au privé. Cet hôpital et cette médecine publics qu’il faut privatiser au plus vite. Ces saletés de fonctionnaires qui se sont démerdés faute de matériel et d’effectifs durant la 1ère vague, me montrent une fois de plus qu’ils sont bien plus réactifs, souples, adaptables et au service des populations que le privé. L’exemple Adrexo doit en ce sens devenir un cas d’école à enseigner et à envoyer à nos détracteurs dans les débats, les libéraux du tout marché libre et non faussé (dont on peut remercier les Anglo-Saxons des 2 cotés de l’Atlantique), de toutes les écoles et obédiences, ainsi que la Commission européenne : « non le privé ne fait pas mieux que le public, la preuve ».

Je poursuis ma promenade et me perds dans le temple du luxe, plus luxueux encore que les galeries Lafayette et le Printemps réunis, le parfaitement mal nommé « Bon marché ». A part les grandes marques connues du grand public, Channel, Balenciaga, Guerlain, etc.. des marques de luxe dont j’ignorai jusqu’à ce jour l’existence. On cherchera en vain en ces lieux des marques de luxe pour les gueux, point de Karl Marc John, de Bérénice ou de Zara. Ici, il y a des points braderie, les soldes sont passés. Des robes de 150 à 3 000 euros, avec 30 % de réduction supplémentaires. Je quitte cet endroit trop éloigné de mes moyens financiers sans regret.

Réveil avec retour au réel du monde des dominants

Or ce matin, après un petit tour sur le discours des dominants au travers de leurs portes paroles officiels en continu, j’entends que les centres de test covid sont pris d’assaut. Je me pince, et m’interroge. Je n’étais pourtant pas du coté de Loudun, Saint-Aubin sur Scie ou Comines, non j’étais en plein centre de la capitale. Alors c’est vrai, et tant pis pour le secteur du tourisme, mais que Paris est agréable cet été encore avec si peu de touristes. On se croirait revenus dans les années 80 quand je travaillais dans l’édition et qu’il n’y avait pas un chat dans Paris au mois d’août. Mais tout de même, affirmer que les centres de test sont pris d’assaut d’où nos propagandistes tiennent-ils cette information et qui est-elle sensée effrayer ?

Parce qu’effectivement et contrairement à ce qu’on m’en a raconté, le prélèvement n’est ni désagréable, ni encore moins douloureux. Alors bien entendu si on n’en supprime pas la gratuité, je fais partie de ceux qui se contenteront d’un test toutes les 72 heures, aux dernières affirmations du Véreux (avant qu’il ne reviennent dessus, les revirements étant la spécialité de cet exécutif) et encore en cas de besoin d’aller dans un lieu indispensable.

Voilà une solution, dont j’ignore le coût pour le budget de nos cotisations sociales et à mettre en perspective avec le coût des vaccinations, peut être bientôt à répétition. Toutefois, inenvisageable pour nos extra-terrestres au pouvoir cette alternative à la vaccination obligatoire. Solution qui mise en œuvre pour les enfants de plus de 12 permettrait de les protéger en attendant d’avoir un peu plus de recul sur la vaccination des malheureux en mour..(oups) en Epahd (50 % privé 50 % public 100 % financé par nos cotisations sociales et les familles, pour de la maltraitance institutionnalisée).

Et pendant que j’écris ces lignes, un fumeux débat est organisé sur la chaîne de l’évadé fiscal cnouille. En plus de relayer servilement la propagande officielle qui minimise drastiquement la réalité des manifestations d’opposition au passe sanitaire (il suffit d’additionner le nombre de manifestants de chaque ville de France pour comprendre que les chiffres sont biaisés), le débat entre participants de bonne compagnie, probablement ceux qui trouvent qu’une robe à 3 000 euros c’est pas cher, porte, non pas sur les craintes, non pas sur le pourquoi d’une telle contestation inédite en plein été, mais sur les cas pouyèmes montés en épingle des affiches faisant allusion à la Seconde Guerre mondiale (dont l’un des participants estime qu’elles sont pénalement répréhensibles et puis quoi encore ? Le goulag ?) ou le cas isolé de pharmaciens pris à partie. Technique dite de l’illusion d’optique, attirer l’œil de l’auditoire sur un détail pour mieux dissimuler l’essentiel.

Comme le disait un collègue il y a déjà une bonne dizaine d’années « mais dans quel monde vuitton ? »

URL de cet article 37271
  
Communication aux lecteurs
JULIAN ASSANGE : Le documentaire "Hacking Justice" à Paris

Le 17 novembre à 20h
au cinéma Espace St Michel
7 Pl St Michel, Paris 75005

Les Amis du Monde Diplo & Les Mutins de Pangée organisent une projection du film "Hacking Justice Julian Assange" de Clara Lopez Rubio et Juan Pancorbo suivie d’un débat avec la réalisatrice.

ESPAGNE : un livre en plein dans le mille
Vladimir MARCIAC
Jean Ortiz a publié 90 articles sur le site Le Grand Soir. Son style impeccable, son cœur à fleur de clavier, son intelligence servant sa remarquable connaissance des dossiers qu’il traite, son humour, sa fougue, sa fidélité aux siens, c’est-à-dire aux guérilleros espagnols que le monde a laissé se faire écraser par un dictateur fasciste, le font apprécier par nos lecteurs (nos compteurs de lecture le disent). Il a en poche une carte du PCF qui rend imparfaitement compte de ce qu’est pour lui le (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État - et c’est pareil dans les autres pays européens - s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à -dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers », il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an et nous ruine année après année. Ce sujet devrait être au coeur de tout. Au lieu de cela, personne n’en parle.

Etienne Chouard

CUBA : modèle de résistance ou résistance d’un modèle ? (conférence/débat audio)
Conférence de Viktor Dedaj, animateur du site "Le Grand Soir", sur le Libre Teamspeak le 4 Décembre 2011. Notre conférencier nous explique enfin la vérité sur Cuba, sur son régime, et démonte minutieusement toute la propagande des États-Unis contre Cuba. Une conférence aussi excellente qu’indispensable. L’exposé initial de Viktor Dedaj dure une quarantaine de minutes et est suivi de deux heures de questions/débat avec les auditeurs. - http://lelibrets.blogspot.com/ Le compte Youtube (...)
22 
Médias et Information : il est temps de tourner la page.
« La réalité est ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est ce que nous croyons. Ce que nous croyons est fondé sur nos perceptions. Ce que nous percevons dépend de ce que nous recherchons. Ce que nous recherchons dépend de ce que nous pensons. Ce que nous pensons dépend de ce que nous percevons. Ce que nous percevons détermine ce que nous croyons. Ce que nous croyons détermine ce que nous prenons pour être vrai. Ce que nous prenons pour être vrai est notre réalité. » (...)
55 
Comment Cuba révèle toute la médiocrité de l’Occident
Il y a des sujets qui sont aux journalistes ce que les récifs sont aux marins : à éviter. Une fois repérés et cartographiés, les routes de l’information les contourneront systématiquement et sans se poser de questions. Et si d’aventure un voyageur imprudent se décidait à entrer dans une de ces zones en ignorant les panneaux avec des têtes de mort, et en revenait indemne, on dira qu’il a simplement eu de la chance ou qu’il est fou - ou les deux à la fois. Pour ce voyageur-là, il n’y aura pas de défilé (...)
43 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.