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On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d’en parler.

Photo : Venezuela, février 1989. Les forces armées massacrent des milliers de personnes lors d’une manifestation populaire.

Au Venezuela (comme ailleurs), la différence entre une dictature de droite et une dictature de gauche est la suivante : sous une dictature de droite, les opposants "disparaissent". Sous une dictature de gauche, les opposants passent tous les soirs à la télé et dans tous les médias internationaux pour dénoncer la dictature.

Comme toujours, vous commencez par soulever un sourcil. Alors voici un test : citez-moi une seule dictature de droite. J’entends par là un régime de droite que les médias qualifient de dictature. L’Arabie Saoudite ? Raté. l’Arabie Saoudite n’est pas une « dictature » mais un « royaume », et elle n’est pas « de droite » mais « théocratique ». (*) Autre exemple ?

Vous séchez, et c’est normal.

Au Venezuela (comme ailleurs), la question de « qui est qui ? » est ignoré, sauf pour un des « qui ». Comme si le contexte n’avait aucune importance, comme si la nature de l’adversaire d’un processus ne déterminait pas le cours du processus. Annoncer 100 morts lors de manifestations sous-entend une foultitude de choses, aussi fausses les unes que les autres. Cela sous-entend que tous ces morts sont des « opposants ». Cela sous-entend qu’il n’y a aucun représentant des forces de l’ordre parmi les victimes. Ce que cela ne sous-entend pas, par contre, c’est la petite entorse à l’éthique journalistique – qui me paraît éminemment volontaire – qui consiste à ne pas trop insister sur l’identité de ces morts. Car cela démontrerait une chose : rarement un gouvernement aura fait preuve d’autant de retenue devant des violences systématiques, des violences qui cherchent à faire des victimes. Et rarement les forces de l’ordre d’une dictature (qu’elle soit instaurée ou en devenir) n’auront compté dans leurs propres rangs autant de victimes sans une réaction, disons, « déterminée ».

Cela sous-entend aussi que le nombre est « exceptionnel » (sinon, pourquoi en parler ?). Alors qu’on parle d’un pays qui a vu – mais c’était pendant la démocratie douce et bucolique d’antan – des manifestations se solder par des milliers de morts, fauchés à l’arme lourde par l’armée de l’époque. Cela sous-entend qu’on n’a jamais découvert des dizaines de charniers dans la Colombie voisine - dont certains contenaient jusqu’à 2000 cadavres – sous le règne d’une classe qui y est encore et toujours au pouvoir et qui - ô ironie – trouve le gouvernement vénézuélien peu fréquentable. La liste est longue de ceux qui l’ouvrent et feraient mieux de la fermer – les dirigeants des Etats-Unis en tête. Mais ils ne sont pas les seuls.

Il y a quelques jours sur France-Inter, un des préposés aux commentaires du matin s’est fendu d’une nouvelle attaque contre le président du Venezuela, Nicolas Maduro. Il expliquait qu’une vidéo appelant les électeurs à voter lors de l’élection de l’Assemblée constituante (qui vient d’avoir lieu) passait à la télévision, et que cette dernière était « bien-entendu, contrôlée par le régime ». Et dans des millions d’esprits d’auditeurs évoluant encore dans leurs brumes matinales, l’image s’imprègne d’un pays où les médias sont « contrôlés » par le pouvoir. Peu sauront, entendront ou comprendront que c’est exactement le contraire, et que les dits médias y sont d’une virulence extraordinaire.

Une coutume bien implantée - à gauche, notamment, encore dans sa phase d’auto-flagellation pour cause de recherche de crédibilité auprès des médias - voudrait que j’entame ici la ritournelle genre « certes, le gouvernement vénézuélien a commis des erreurs, je ne nie pas les problèmes, etc... ». Ne comptez pas sur moi. Oui, oui, je sais, camarades. Il faut éviter de soutenir des processus qui ne le méritent pas. Mais si vous attendez un processus qui mérite d’être soutenu en observant le monde à travers le prisme de vos grands médias préférés, vous allez attendre longtemps.

A chaque élection, à chaque consultation, à chaque référendum, le Venezuela « fait un pas vers la dictature ». Seulement voilà : il y a un an, le Venezuela était déjà qualifié de dictature par les médias. Maintenant, il ne l’est plus tout à fait mais ne va pas tarder à l’être alors qu’il l’était déjà avant de le devenir. Vous allez voir qu’un jour ils auront raison. Et vous saurez exactement quand, car ce sera justement le jour où ils arrêteront d’en parler.

Viktor Dedaj
« je n’ai pas oublié le Honduras – ni les autres »

(*) pour ceux et celles à qui l’ironie de la phrase aurait échappé : l’Arabie Saoudite est évidemment une dictature de droite... mais jamais (ou très rarement) présentée comme telle.

COMMENTAIRES  

31/07/2017 22:32 par raffaelly

http://www.pcf.fr/101431
et melenchon il dit quoi ?

31/07/2017 23:19 par irae

Autres dictatures ...de droite... Russie ? Et quelques jolies contrées de l’Est dans lesquelles il ne fait pas bon être homosexuel capitale Bakou ? Hum quelques juntes du sud continent asiatique genre Philippines ou Birmanie ?
Là encore pas beaucoup de cris scandalisés dans la médicratie et pour cause, rien de tel pour épouvanter le bon peuple de toute tentation trop à gauche. Au point qu’il en vient à croire qu’il vaut mieux une bonne dictature de droite, au défilé des chars soviétiques sur les champs Elysées. Comment ça y’a plus d’Union Soviétique ?

31/07/2017 23:47 par alain harrison

Ce titre devrait marquer l’histoire.
En passant merci pour LGS , non seulement vous informez avec d’excellent articles mais aussi vous êtes gardiens de L’info. Même des commentaires. En relisant des anciens commentaires, on y trouve parfois des bijoux (merci à ces commentateurs) qui peuvent parfois être des coups de fouet, dans le bon sens du terme.

Voici un de mes commentaires sur http://patrick-le-hyaric.fr/l-en-meme-temps/#comment-180639
Je ne sais pas pour vous, mais les longues mises en attente, c’est un peu comme des perturbateurs endocriniens.
alain harrison
30 juillet 2017 à 5 h 46 min
Votre commentaire est en attente de modération
Bonjour.
D’accord, les Tsipras y en encore dans les rangs da la gauche. Il faut les démasqués.
Et merde à ceux qui crieront à la chasse aux sorcières, tien justement , ceux là vont crier à la chasse aux sorcières. Ça fait trop longtemps que les sorcières (les oui mais) font la température dans la gauche.
Que nous les citoyens travailleurs, et il est grand temps, nous décidions qui sera nos représentants, les vieux de la vieille (les oui mais), on les tasse, il y a assez de gens qui sont dans les organisations, des militants qui pourraient très bien les remplacés. Il sont sur le terrain et savent de quoi il en retourne.
Les vieux routiers sont à l’âge de la retraite. Ils ont encore le privilège d’aider à relever la gauche. Mais ont-ils atteint la sagesse pour se faire, où sont-ils encore enquistés dans leur Égo ?
Les oui mais, qu’ils partent tous.
La gauche a besoin de se régénérer dans la radicalité des solutions.
Les compagnies qui ont joué du paradis fiscal : exproprié point barre, quand je parle de radicalité. Mettre un terme à leur chantage.
La mondialisation des multinationale, c’est de l’arnaque, du banditisme à grande échelle.
Ce n’est pas à démontrer, c’est une évidence, et le système de justice devra passer à la moulinette.
La Constituante devra être le sujet majeur à la Fête de l’Humanité.
Il est temps que la gauche se fasse une idée.
Le temps des grands discours endormant……….
Je regarde le Monde, la Terre, et y en à une cr.. de gagne que j’aimerais voir disparaître, tellement leur hypocrisie, il ne la cache plus, mais nous ri en pleine face.
Le néo-con-libéral Trudeau alias Harper et les armes canadiennes en Arabie Saoudite. Encore un qui : je ne savais pas, jamais je me serais douté….Ha ! si J’avais su…. la classe des oui mais qui pu le mensonge enrobé des promesses bidons.
http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/740951/vente-armes-arabie-saoudite-harper-emplois-contrat
http://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/ottawa-se-penche-sur-lutilisation-de-blind%c3%a9s-canadiens-en-arabie-saoudite/ar-AAp1iWU?li=AAgh0dy
Les partis de la droite néo-con-libérale, se sont des gestionnaires du système d’affaire des patrons (des exploiteurs) point barre.
Il n’y a rien à attendre d’eux que des politiques économiques d’ajustement (l’arme de guerre économique de basse intensité, guerre économique illimité de basse intensité), celles qui déstabilisent par la bande les services publiques et les acquis sociétaux.
Autrement dit, l’état de droit dans toute son insignifiance.
La gauche a intérêt à bien soupeser la tâche.
Que sans le travail d’éveil face à la culture imposé par le patronat, il ne peut y avoir une réelle motivation pour un réel changement (Gramsci). Il y a toujours la souffrance, mais l’histoire nous en montre ses limites.
Un méchant casse-tête, quand il n’y a pas de réelle solution. Et la France a la richesse pour les solutions clef en main.
Pourquoi, le patronat joue de la délocalisation : deux objectifs.
Faire du pognon à moindre cout et mettre la masse des travailleurs à genoux.
Macron se croit le maître. Il a la vérité.....bien sur celle de l’UE-BCE-FMI-OMC et ci,, ce système redondent.
Élémentaire mon cher Watson.
Bon je sais c’est un des miens.

31/07/2017 23:50 par Lyendith

En "dictature de droite" dans les médias, l’ex-junte birmane, ça compte (vu que je suppose qu’on parle d’exemples actuels ou récents, pas des Hitler et compagnie) ? =O

01/08/2017 00:15 par Smaïl Hadj Ali

Victor Dedaj a bien raison de relever cette ritournelle des erreurs commises ", du genre « Certes le « gouvernement » , etc
Pour ma part j’ai pu relever dans les papiers de certains contributeurs de LGS, une fâcheuse tendance à user de cette « ritournelle, » dont je vous livre une petite fournée : quelles que soient les erreurs qu’ait pu commettre le président Maduro ! «  » « On peut émettre des critiques sur la gestion, sur la stratégie du président Maduro ! » « On peut, voire il faut, critiquer les erreurs du régime »

Ceci étant qui ne commet pas des erreurs, sinon ceux qui passent leur temps à relèver celles des autres ! Il faut arrêter avec ces formules, qui au-delà de leur caractère paternaliste bien intentionné, et quelque peu donneur de leçons, veulent se montrer "raisonnables" en proclamant que les bolivariens méritent malgré tout compréhension ! Ces postures sont des leurres, car les opinions publiques occidentales dominantes ont intériorisé l’idée qu’il faut en finir par tous les moyens avec une expérience progressiste, populaire qui redonne espoir aux damnés de la terre.
L’internationalisme prolétarien c’est de savoir être modeste avec ceux qui au quotidien se battent contre des forces réactionnaires, puissantes et appuyées inconditionnellement par l’impérialisme. Qu’il ait tort ou raison, qu’il commette des erreurs ou pas, le Venezuela bolivarien a besoin d’une solidarité sans faille.

01/08/2017 00:46 par T 34

Il faut éviter de soutenir des processus qui ne le méritent pas

Maduro vient juste d’être sanctionné par les Etats-Unis, s’ils le critiquent c’est qu’il faut donc le soutenir.

PS : sur le Honduras les filles de Berta Cáceres sont victime d’une campagne de haine de la part de l’état et l’une d’elle a été victime d’un attentat frustré. La construction du barrage contre lequel se battait Berta Cáceres a été suspendue.

01/08/2017 05:27 par Vania

BRAVO M. Dedaj,
Les MENSONGES de la presse dominante sont Énormes. Ils ont présenté C. Rodonsky, protestant pour les morts qu’ils ont eux mêmes commis !!! le dimanche dernier(comme le candidat à l’assemblé assassiné par l’opposition le samedi dernier) .Sans mentionner les policiers brûlés par un engin explosif posé par eux-mêmes (un des policiers avec 80% de son corps brûlé )
C’est en ces moments de grands bouleversements qu’on apprécie la Solidarité !!

01/08/2017 06:09 par Francois

Raffaelly : et melenchon il dit quoi ?
C’est vraiment généreux de la part de LGS de laisser s’exprimer le niveau zero de l’intelligence dans la critique dans son caractère le plus absolu.
Excellent article, je me demande comment les medias français vont nous presenter cette grande victoire de la democratie contre l’empire. Je les ai vu à l’oeuvre, annonçant les morts dans les manifs, botant soigneusement en touche la réalité, esquisant un regard bas d’empathie forcée pour des morts dont ils n’ont en réalité que faire.
Ils sont vraiment à vomir, mais là je pense que c’est plutôt eut qui ont la nausée suite au résultat.

01/08/2017 08:49 par pierreauguste

Avec le soutien ,ou le silence complice,voire la sympathie d’une certaine gauche(sic) ,Trump veut boycotter ou écraser, après Cuba Irak,Yémen Libye, Corée du nord, Syrie, Russie etc, enfin la "pétroleuse" république Bolivarienne.Soutenons le Venezuela en boycottant tous les médias,et ils sont légions,qui mentent plus encore que d’habitude tant les intérêts sont immenses et expliquons pourquoi haut et fort partout :Ce n’est pas la démocratie qu’ils veulent c’est une mainmise uniforme et universelle à l’image de leur état téroriste .Boycottons......et crions le partout....

01/08/2017 10:05 par J.J.

Président porté au pouvoir avec environ 15% des électeurs inscrits (dont un grand nombre n’a pas voté "pour" , mais contre autre chose) : élu légitimement.
Assemblée élue avec 41% des votants : résultat du scrutin illégal.
Sans commentaire.
Quelqu’un pourrait-il m’expliquer la différence un état théocratique, une "république" (sic) ou une royauté théocratique et une dictature de droite ?

01/08/2017 14:15 par Philippe

Petit guide de référence des régimes politiques et économiques :

1. Régime politique compatible avec le nôtre + Régime économique compatible avec le nôtre.
= Démocratie.
Il n’y a pas mieux et il ne pourrait y avoir mieux. C’est le top !
Ex. France, Belgique, Canada, Etats-Unis d’Amérique.

2. Régime politique incompatible avec le nôtre + Régime économique compatible avec le nôtre
= Etat fort ou autoritaire. Egalement appelé « allié économique ».
Ce n’est pas ce qu’il y a de mieux mais il ne faut pas briser les relations privilégiées que nous entretenons avec eux car au moins cela nous donne l’occasion de parler avec eux de la situation des droits de l’Homme dans leur pays.
Ex. Iran, Chine, Arabie Saoudite.

3. Régime politique compatible avec le nôtre + Régime économique incompatible avec le nôtre.
= Etat totalitaire, si le pays n’a pas ou très peu de ressources intéressantes,
= Dictature, si le pays a des ressources intéressantes.
Si le pays renferme des ressources intéressantes, une condamnation de préférence unanime de rigueur. Au nom de la démocratie ou de la liberté, il y a lieu de favoriser autant que possible l’instauration d’un régime économique compatible avec le nôtre, peu importe le devenir du régime politique.
Si le pays n’a pas de ressources intéressantes, voir point 4.
Ex. Venezuela, Argentine, Brésil.

4. Régime politique incompatible avec le nôtre + Régime économique incompatible avec le nôtre.
= Dictature.
Mètre étalon très utile pour diaboliser toute politique économique et sociale domestique incompatible avec la nôtre. Surtout s’il s’agit d’un pays pauvre ou que l’on peut maintenir dans un état de pauvreté au moyen de sanctions économiques diverses et variées. Ex. Corée du nord, Cuba.

01/08/2017 16:37 par Emmanuel d

Pathétique tentative. On dirait un hooligan qui cherche à défendre à tout proie son équipe accusée de tricherie.
Rhetorique habituelle de la sale gauche prête a toutes les contorsions et malhonnêtetés intellectuelles, jusqu à se tromper eux mêmes. Pour leur ego de héros anticapitaliste de canapé. Un peuple qui souffre en masse de famine c est un sacrifice nécessaire pour le grand soir.
citez moi un pays socialiste qui soit une démocratie. Ne vous en déplaise, au niveau des droits, les États Unis sont une démocratie. Et Trump soi disant ultra puisssnt ne parvient pas à faire passer ses lois grâce au système démocratique. Quand Maduro musele toute contestation et à les pleins pouvoirs.
Mais les tyrans fascinent les imbéciles.

01/08/2017 19:02 par V. Dedaj

@ Emmanuel d

Vous avez raison, j’ai du faire une ou deux erreurs de ponctuation.

Ne vous en déplaise, au niveau des droits, les États Unis sont une démocratie. Et Trump soi disant ultra puisssnt ne parvient pas à faire passer ses lois grâce au système démocratique.

Rires dans la salle.

Quand Maduro musele toute contestation

On n’entend pourtant qu’elle. Pas très muselée, quoi. Vous avez un exemple (un seul) d’un média muselé par Maduro (puisqu’on en est à la personnalisation) ?

et a les pleins pouvoirs.

Allons bon.

01/08/2017 20:15 par PhilippeH

Il y aurait beaucoup à dire sur le fétichisme de la démocratie représentative, alors que quasiment partout dans le monde celle-ci ne représente que les intérêts de la classe dominante. Au Venezuela, c’est en se fondant sur l’expérience acquise par les masses de luttes de formes diverses (de la guérilla d’Ojeda à l’insurrection du Caracazo puis au 4F) que - une fois n’est pas coutume - des élections ont ouvert une brèche, encore timide, à de nouvelles victoires pour le prolétariat, pour les peuples contre le capital.
La révolution bolivarienne n’est pas (encore) le socialisme. Mais elle est le terreau d’où le socialisme peut naître, l’arme dont les masses peuvent se saisir.
Nous souhaiterions évidemment qu’elle aille plus loin, plus vite. Mais, merde, qui sommes-nous pour donner des leçons ? Il nous faut d’abord apprendre du Venezuela. C’est là que la vieille taupe frémit, et les sales merdes social-démocrates, comme d’habitude depuis Karl et Rosa, ne rêvent que de la renvoyer sous terre. La révolution bolivarienne tient bon, et cela m’émeut chaque jour jusqu’aux larmes. Comme le dit l’hymne vénézuélien, "[sigamos] el ejemplo que Caracas dio" - suivons l’exemple que nous donne Caracas.
Pour cela, il faut d’abord que la révolution tienne. Viktor Dedaj a raison - nous devons au peuple vénézuélien notre soutien sans faille, pas un "soutien critique" du style du monde diplomatique.

Vive la constituante.
Chávez vive, la luche sigue.

PS : En 2014, lors de mon dernier voyage au vénézuélien, le grand titre de je ne sais quel torchon de droite qui s’étalait strictement partout à Caracas, c’était "il n’y a pas de liberté d’expression au Venezuela". Je ne sais pas si c’était de l’humour. Je ne crois pas. Le droite vénézuélienne est vraiment très conne - sans le soutien états-unien, elle aurait été balayée depuis longtemps.

01/08/2017 20:28 par Christian de Valence

@ emanuel d = troll

01/08/2017 21:49 par pierreauguste

Je te propose 2 choses Emmanuel D.Au lieu de prendre tes vacances à st tropez ,tu essaies CARACAS et tu m’envoies des photos de la famine dont tu parles(n’oublie pas de passer d’abord par quelques pays soutenus par la grande démocratie US,par exemple le Guatemala, là ou les banques les restos les touristes et j’en passe sont plus protégés par des kalachnikovs que la grande démocratie israélienne,celle soutenue aussi par les mêmes voyous) et après tu m’expliques dans quels pays meurent tous les jours des milliers d’enfants par malnutrition( je ne sais pas s’il en est de socialistes car je ne connais pas de pays socialistes,mais sur,là ou ils meurent c’est du tout libéral ), et si tu te décides quand même pour st trop,emmène avec toi un bouquin de Chomsky, il te parlera de la démocratie américaine,.......

01/08/2017 22:41 par Question qui fache

@ emmanuel d

Un peuple qui souffre en masse de famine c est un sacrifice nécessaire pour le grand soir.

Explication graphique de votre commentaire à côté de la plaque qu’on se demande comment il a passé le filtre anti-troll (comme quoi LGS n’a pas la censure facile et laisse s’exprimer même les... moins intelligents) :

>> http://3.bp.blogspot.com/-A9Ps3TKEkLQ/Uv64mxiZ3cI/AAAAAAAAeI4/UeaALPNY3VM/w1200-h630-p-k-no-nu/maduro_hummer.jpg

01/08/2017 22:48 par irae

Quand Maduro musele toute contestation et à les pleins pouvoirs.Mais les tyrans fascinent les imbéciles.

Pour que vous ayez raison il faudrait que le Vénézuela et son peuple soient réduits à l’état de zombie comme en Corée du nord.
Les manifestations de la révolution conservatrice, tellement amplement relayées par la presse de droite médiacratique mais jamais les exactions (incendie d’agents des forces de l’ordre ou de stocks de denrées alimentaires par exemple), suffisent à démontrer que le Vénézuela n’est pas dirigé par un dictateur et n’est pas une dictature.
Mais dans une société Orwellienne où défendre les pauvres c’est de la démagogie, et rétablir les privilèges des anciens possédants en mettant fin à la juste répartition des richesses est une juste cause il se trouve toujours quelques naïfs pour gober les bobards dominants.

01/08/2017 23:50 par irae

@ emanuel d = troll

Ca m’en a tout l’air. Mais de quelle obédiance ?

02/08/2017 00:39 par depassage

@irae

Pour que vous ayez raison il faudrait que le Vénézuela et son peuple soient réduits à l’état de zombie comme en Corée du nord.

Un peu de retenue quand même, si le peuple de la Corée du Nord est réduit à l’état de Zombie, ce à quoi je ne crois pas, ceci est beaucoup plus dû à ses ennemis.

02/08/2017 08:24 par Borboleta

Pathétique tentative.

De toute évidence, les tentatives pathétiques émanent d’une opposition d’opérette minoritaire qui depuis 99 échoue lamentablement à chacune de ses tentatives putschistes : vous ne pouvez tout simplement rien faire contre un peuple en mouvement.

On dirait un hooligan qui cherche à défendre à tout proie son équipe accusée de tricherie.

La choix comparatif parle de lui même : c’est bien là qu’est votre place - dans des gradin, le cul bien à l’abri pour balancer confortablement des canettes sur un peuple que se bat pour son droit à autodétermination.

Un peuple qui souffre en masse de famine c est un sacrifice nécessaire pour le grand soir.

Non, c’est un sacrifice inutile, et c’est la raison pour laquelle vos maitres à penser capitalistes vont tous être exproprier à l’issue de la nouvelle constitution.

citez moi un pays socialiste qui soit une démocratie.

Citez moi un seul fasciste qui n’est pas invoqué la démocratie pour bombarder, asservir, soumettre et génocider des peuples faisant le choix de la souveraineté et du socialisme.

Et Trump soi disant ultra puisssnt ne parvient pas à faire passer ses lois grâce au système démocratique.

Trump, président élu avec 3 millions de voix de moins que son adversaire ...Il est tellement peu puissant que ses lois et ses choix politiques s’appliquent jusque sur notre continent.

Quand Maduro musele toute contestation et à les pleins pouvoirs.

A cette heure, il n’a fait que mettre en tôle des criminels directement responsables de la mort de plusieurs opposants au régime capitaliste. Mais il est évident qu’il faudra aller casser le moule à fabriquer des saloperies pour que ces situations ne puissent plus se reproduire.

Mais les tyrans fascinent les imbéciles.

Et vous, vous n’êtes pas un héros, pas non plus un penseur, tout juste un relais incapable ( ce n’est pas sa fonction ) de penser par lui-même, méconnaissant toute forme d’esprit critique tant soit peu élaboré, vous restez là où vous jugez qu’est votre place, au ras du bitume, au plus près des odeurs fortes de cet "on ne sait quoi" de ramassis de tout ce qui traîne et ressemble à quelque chose de constitué. Un tas d’ordure, pour être porteur d’une invraisemblable concentration de vie, n’aura pas l’occasion d’être autre chose avant transformation lente et très élaborée qui, de la fange, verra naître une vie sophistiquée...

02/08/2017 11:07 par NICOLAS

Bravo infiniment, Viktor, et un grand merci plein d’allégresse. Si un peuple uni jamais ne sera vaincu (définitivement...), l’intelligence finit aussi par l’emporter sur la bêtise au front de taureau (pardon, noble animal !). Alors, modestement, en tout petit ajout à tous les ces excellents commentaires, seulement ceci, lu récemment sur un site espagnol et que j’adresse volontiers au troll Emmanuel D : "L’Espagne, ce pays (de notre si vertueuse et digne et démocratique U E , c’est moi, Nicolas, qui le précise) où le Chef de l’État (et des armées) n’est pas élu, mais dont toute la classe politique au pouvoir traite de DICTATURE un pays, le VENEZUELA, parce que ce pays appelle sa population à s’exprimer en votant "...
Combien de temps vont-ils pouvoir encore tenir ?

17/11/2017 21:43 par David Vincent

"On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d’en parler."
Ou alors le Venezuela nous aura acheté des Rafale...

03/01/2026 22:50 par BNJ87

Raffaelly : Mélenchon était dans la rue ce soir pour condamné les bombardements, le kidnapping du président légitime du Venezuela, Nicolas Maduro (ainsi que celui de son épouse) et condamné toutes les invasions commises contre les peuples souverain. À quoi ça sert de nous cracher sur la gueule alors que le capitalisme et l’impérialisme le font constamment ?! Tirer une balle dans le pied de la lutte ?

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