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Le monde entier s’interroge après l’annonce de la victoire de Trump.

Où va le monde ?

Le monde entier s'interroge après l'annonce de la victoire de Trump. Que va-t-il nous tomber dessus ? Les relations internationales vont-elles s'arranger ou pas ? l'économie mondiale en sera -t-elle perturbée ? Les guerres vont -elles s'amplifier ? Quelles conséquences pour les Étasuniens eux-mêmes ?

Coup de tonnerre dans un ciel serein ? Pas si sûr. Ceux qui suivent l’évolution du plus grand Etat capitaliste au monde nous ont mis en garde. La pauvreté s’est accrue malgrè les déclarations d’Obama ( promesses non tenues), les inégalités sociales n’ont jamais été aussi fortes, les expulsions des propriétaires de maisons ont explosé, les délocalisations des entreprises ont laissé des centaines de milliers de salariés sur la touche, les "homeless" se développent, le prix des études conduit des dizaines de milliers de jeunes à arrêter leur scolarité, le racisme redouble d’intensité, la sécurité sociale promise par Obama n’a jamais vu le jour, les salaires sont bloqués dans la majorité des entreprises, les petits jobs se sont multipliés, la durée du travail n’est plus règlementée, on n’en finirait pas de faire le bilan désastreux de la gouvernance du "démocrate"Obama.

Comment ne pas comprendre le désenchantement des classes populaires et moyennes qui se sont abstenues massivement ? Près de 55% des électeurs sont restés chez eux soit plus de la moitié du corps électoral à quoi il faut ajouter des millions de non inscrits ou de radiés. Tout ceci est évacué des analyses de nos "spécialistes". Or c’est la réalité vécue par les Étasuniens qui voient, comme c’est aussi le cas chez nous, leur situation réelle se détériorer année après année.

Les récentes études sur la vie américaine nous apprennent que la mortalité refait un bond en avant, que les jeunes ne retrouveront pas le niveau de vie de leurs parents et vivront moins longtemps, que les personnes agées doivent travailler pendant leur retraite pour pouvoir subvenir à leurs besoins. Le système financier libéralisé à outrance conduit au krach de Wall Street. Les subprimes ont flanqué par terre les petites économies des classes travailleuses. Le problème du logement est tel que nombreux sont les américains qui doivent vivre dans des caravanes ou dans des camionnettes.

La désillusion est énorme. Représentée par le candidat Bernie Sanders, la nouvelle génération commence à s’insurger dans les urnes mais le système électoral américain basé sur les primaires bloque la possibilité d’émancipation politique. Le pluralisme n’existe pas, les candidats contestataires du système sont absents du combat présidentiel. C’est le fruit de combinaisons anti démocratiques permettant au système de survivre malgré les turbulences. On comprend mieux pourquoi nos gouvernants rêvent de nous imposer un système présidentiel semblable à celui des Etats-Unis. Une primaire à droite, un primaire à gauche, le tour est joué : plus de candidats contestataires et le peuple est muselé.

Sur le plan international, la politique des EU sera poursuivie. Bien qu’affaibli, le gendarme du monde possède une grande capacité de nuisance. Trump obligera ses partenaires dont la France à s’enfoncer et s’enliser dans des conflits qui préservent les intérêts étasuniens au détriment des nôtres. Ne doutons pas des rapports de force réels entre pays "occidentaux". Soyons certains de la capacité de résistance de F.Hollande proche de zéro pour être entrainés dans des aventures douloureuses. Quand on est des supplétifs, on ne peut aspirer à jouer les chefs. Seule issue, le retrait de la France de l’OTAN exigée par la France insoumise. Retrouver notre indépendance semble la meilleure des réponses aux injonctions de la principale puissance économique.

Que peut-on faire dans cette situation ?

Se lamenter ne sert pas à grand chose. Tirons les enseignements : ne rentrons pas dans ce jeu faussé des primaires, préconisons une grande refonte de la constitution visant à démocratiser la vie citoyenne, une VIème République s’impose avec la proportionnelle, des droits et des pouvoirs nouveaux dans les entreprises, le statut des élus, la possibilité de leur révocation, la suppression de certains organismes non démocratiques. La France a besoin d’un grand changement institutionnel, économique, social. Pour cela il faut que notre peuple intervienne, participe, s’inscrive dans une dynamique politique construite par lui même. La France Insoumise peut représenter ce cadre très large, accueillant les citoyens sans les trier, sans les obliger à tout accepter, sans les conduire aux renoncements de leur personnalité. Pour éviter le piège de 2017 consistant à choisir entre droite, extrême droite, sociaux libéraux du parti socialiste, la voix des progressistes, des républicains, des démocrates doit se retrouver au deuxième tour. C’est possible si nous mobilisons les abstentionnistes et les déçus du quinquennat . Dans ce combat, il y a place pour tous !

Jose ESPINOSA

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