RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher
18 
On épingle ces deux-là, mais il y en beaucoup d’autres

La hargne obsessionnelle, pro-israélienne et pro-étatsunienne de Tristan Mendès France

A savoir : Tristan Mendès France est acoquiné à Rudy Reichstadt, « membre de l’Observatoire des radicalités politiques, fondateur du site ConspiracyWatch, observatoire du conspirationnisme et des théories du complot » (sic).

En 2011, dans un article dont ces deux enfumeurs recommandent encore aujourd’hui la lecture, une « journaliste » décrivit le site Le Grand Soir comme un site complotiste et elle accusa ses administrateurs de publier des « articles fascistes ». J’avais contacté alors une journaliste amie (qui avait essayé peu avant de rejoindre l’équipe du GS). Elle avait travaillé dans le même fanzine que la signataire de l’article. Je lui ai demandé d’intervenir. Elle refusa. Et pour cause : elle était, sous pseudo, l’auteur de l’article crapuleux, un spécimen parfait de racontars complotistes qui complaisent toujours à ses potes, les duettistes Reichstadt, Mendès France.

Depuis cet article, quelques abrutis « antifafs » et les défenseurs, quoi qu’il fasse, de l’Etat d’Israël nous mordent les talons avant de fuir et d’aller pleurnicher dans leur niche quand vient la riposte.

Reichstadt, Mendès France sont deux défenseurs des gouvernements d’Israël, quels qu’ils soient, même si on y trouve des ministres fascistes et des racistes pour qui les Palestiniens sont des sous-hommes.

Sur les discours des fanatiques ultra-orthodoxes juifs qui préconisent l’éradication des Palestiniens, on ne les entend guère.
Sur les soldats israéliens qui tirent même sur des enfants, ils se taisent.
Sur les missiles israéliens qui rasent des immeubles avec tous les malheureux qui sont dedans, silence.
Au mieux, un murmure.

Mais si vous suggérez avec modération que c’est mal de déraciner avec des bulldozers militaires des oliviers millénaires dans des champs sur lesquels des jeunes colons ukrainiens veulent s’installer en chassant les ancestraux propriétaires palestiniens, Mendès et Reichstadt vous inscrivent dans leur cahier commun où sont répertoriées leurs cibles. Je répète : leurs cibles.

En France, Reichstadt, Mendès France font partie des plus efficaces propagateurs de l’antisémitisme.

Mendès France avait craché naguère une vilénie contre moi au micro de France Inter où son job est de repérer et de dénoncer les complotistes. Pas celui de repérer les fachos, hein ! Il ne s’agit pas de déplaire à Tel-Aviv.

Mendès France a en effet obtenu de la radio publique une rubrique peu reluisante, un espace pour cafter. C’est une balance. Ce n’est pas quelqu’un qui signale bénévolement une injustice, un mensonge, un crime, comme on le fait ici, en journalistes. Comme l’a fait WikiLeaks. Dans la Grèce antique, on appelait tout calomniateur de l’espèce de Mendès France, « un sycophante », un « dénonciateur professionnel qui assignait en justice des citoyens riches afin d’obtenir une part de leurs biens s’ils étaient condamnés ». Pendant l’Occupation, on avait les délateurs qui téléphonaient à la Gestapo, souvent avec le même espoir : récupérer les biens des juifs qu’ils faisaient arrêter.
Oui, j’entends déjà les cris : oser associer le nom de Mendès France à la Gestapo. C’est du petit-fils dont on parle. La vérité est que de plus en plus de Français ne voient plus bien la différence entre le traitement des juifs par les nazis et le traitement des Palestiniens par les gouvernements juifs et leur armée.

Et voici qu’une fois de plus Mendès France m’entraîne au 93, rue Lauriston en collant au passage des affiches avec mon portrait, hirsute, menaçant : « Un Résistant ? Non, un terroriste ».

Que cet homme-là (pour parler de moi sur France Inter il dit « individu ») soit pro-états-unien et pro-israélien jusqu’aux deux bouts de sa langue bifide, soit. On s’en fiche, c’est son droit, on n’en fait pas une fixette. Qu’il soit plat, fade, sans intérêt, qu’il n’ait jamais écrit une chronique qu’on ait envie de réécouter, c’est courant à la radio.

Le problème est qu’il dispose d’un pouvoir de nuisance par le micro. Et il y déverse les moissons malveillantes, obsessionnelles, engrangées par son comparse Reichstadt.

Mendès France est maître de conférences associé à l’université Paris-Diderot, poste qu’il ne doit pas à ses diplômes, insuffisants pour l’emploi, mais au nom qu’il porte (1).

J’ai vérifié ses limites intellectuelles dans sa piètre réponse geignarde faite à mon fils aîné qui lui avait intellectuellement fessé les joues de belle manière.

Une réponse que mon agresseur a écrite apparemment à plat ventre « Je reste stupéfait de la violence du texte sur Legrandsoir me concernant. Sans aucune mesure avec la sobriété avec laquelle je me suis exprimé concernant votre père.
Je n’ai rien contre lui, ni vous [souligné par moi]. Je donne une opinion qui me semble bien étayée ».
A retenir : il n’a rien contre les « rouges-bruns (les nazis).

Privez Mendès France de micro, et vous avez un pochtron de café du Commerce qui baragouine mécaniquement ses obsessions : « On est cernés par les complotistes-conspirationnistes-antisémites. Vivent les USA et Israël ! A bas Cuba, la Chine et la Russie ! ».

C’est pour lui que La Bruyère, visionnaire, a décrit le sot : « Le sot est automate, il est machine, il est ressort ; le poids l’emporte, le fait mouvoir, le fait tourner, et toujours, et dans le même sens, et avec la même égalité ; il est uniforme, il ne se dément point : qui l’a vu une fois l’a vu dans tous les instants et dans toutes les périodes de sa vie ; c’est tout au plus le bœuf qui meugle, ou le merle qui siffle, il est fixé et déterminé par sa nature, et j’ose dire par son espèce ; ce qui paraît le moins en lui, c’est son âme : elle n’agit point, elle ne s’exerce point, elle se repose ».

Je surenchéris, usant sur la Bruyère de l’avantage d’avoir entendu et vu ce chevalier à la triste figure : je défie quiconque d’avoir lu sur son visage autre chose que de la détestation, d’y avoir surpris un sourire fugitif (sauf s’il vient de parler de lui), une once d’empathie pour un contradicteur. Son acolyte et lui sont aussi sinistres que la cause qu’ils défendent. Gardez-vous d’un week end avec eux, préférez visiter le père Lachaise.

On en rirait si Mendès France, à France Culture, à France Inter, à l’université, n’était payé avec nos impôts, avec l’argent des contribuables, lesquels ne sont pas tous (loin s’en faut) admirateurs des Etats-Unis ou d’Israël.

Il existe aussi en France des millions de citoyens qui, n’étant pas ennemis des pays que les Etats-Unis et Israël nous commandent de haïr, sont en droit d’exiger des hargnes moins sélectives, moins récurrentes, bref : une information plus équilibrée. Moins, heu, aidez-moi, heu, sotte. Merci c’est le mot que je cherchais.

Maxime VIVAS

Note (1) https://www.ojim.fr/portraits/tristan-mendes-france/

En supplément, pour Mendès et Reichstadt :

URL de cet article 37232
  

Même Auteur
Les Etats-Unis de mal empire : Ces leçons de résistance qui nous viennent du Sud
Danielle BLEITRACH, Maxime VIVAS, Viktor DEDAJ
Présentation de l’éditeur Au moment même où les Etats-Unis, ce Mal Empire, vont de mal en pis, et malgré le rideau de fumée entretenu par les médias dits libres, nous assistons à l’émergence de nouvelles formes de résistances dans les pays du Sud, notamment en Amérique latine. Malgré, ou grâce à , leurs diversités, ces résistances font apparaître un nouveau front de lutte contre l’ordre impérial US. Viktor Dedaj et Danielle Bleitrach, deux des auteurs du présent livre, avaient intitulé leur précédent ouvrage (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Il est difficile d’intéresser ceux qui ont tout à ceux qui n’ont rien.

Helen Keller

La crise européenne et l’Empire du Capital : leçons à partir de l’expérience latinoaméricaine
Je vous transmets le bonjour très affectueux de plus de 15 millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens et une accolade aussi chaleureuse que la lumière du soleil équinoxial dont les rayons nous inondent là où nous vivons, à la Moitié du monde. Nos liens avec la France sont historiques et étroits : depuis les grandes idées libertaires qui se sont propagées à travers le monde portant en elles des fruits décisifs, jusqu’aux accords signés aujourd’hui par le Gouvernement de la Révolution Citoyenne d’Équateur (...)
L’UNESCO et le «  symposium international sur la liberté d’expression » : entre instrumentalisation et nouvelle croisade (il fallait le voir pour le croire)
Le 26 janvier 2011, la presse Cubaine a annoncé l’homologation du premier vaccin thérapeutique au monde contre les stades avancés du cancer du poumon. Vous n’en avez pas entendu parler. Soit la presse cubaine ment, soit notre presse, jouissant de sa liberté d’expression légendaire, a décidé de ne pas vous en parler. (1) Le même jour, à l’initiative de la délégation suédoise à l’UNESCO, s’est tenu au siège de l’organisation à Paris un colloque international intitulé « Symposium international sur la liberté (...)
18 
Le fascisme reviendra sous couvert d’antifascisme - ou de Charlie Hebdo, ça dépend.
Le 8 août 2012, nous avons eu la surprise de découvrir dans Charlie Hebdo, sous la signature d’un de ses journalistes réguliers traitant de l’international, un article signalé en « une » sous le titre « Cette extrême droite qui soutient Damas », dans lequel (page 11) Le Grand Soir et deux de ses administrateurs sont qualifiés de « bruns » et « rouges bruns ». Pour qui connaît l’histoire des sinistres SA hitlériennes (« les chemises brunes »), c’est une accusation de nazisme et d’antisémitisme qui est ainsi (...)
123 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.