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République bananière : La cupidité des hauts fonctionnaires instrumentalisée contre la société.

République bananière : Les hauts fonctionnaires sortent du cadre statutaire pour se faire du fric !

Noblesse d’Etat embougeoisée : Le rapport SILICANI de fevrier 2004 sur la rémunération au mérite des HF opère une dérive privatiste vers les très hauts revenus qui est aussi grave que le pantouflage. Il faut bien mesurer les enjeux : C’est tout à la fois la " cohésion sociale " qui subie une nouvelle fracture que la République qui se délite et devient "bananière". Le "faire société" et le "vivre ensemble" est menacé. Deux France sont en construction : celle en-haut qui empoche et celle en bas qui trime !

Le pantouflage (voir article sur internet ) est ce qui permet de passer du public au privé et de revenir eu public sans rien perdre. En général c’est pour introduire dans l’administration les sales méthodes patronales qui ont cours dans le privé. Autant dire qu’il est difficile d’aimer ce genre d’individu.

On n’a pas à aimer les autorités ; mais il est bon de les reconnaitre comme légitime.

Mais on peut reconnaître leur autorité comme légitime car issue d’un processus de validation de type rationnel-légal (M Weber) auquel tous les fonctionnaires participent et tous les nationaux sont en droit de participer. L’autorité légitimée n’exclue pas les excès d’autorité ou les incompétences car le cadre hiérarchique ne crée pas nécessairement une entente mythique. Mais le fait que ce cadre obéisse à des règles fondé sur l’égalité limite énormément l’arbitraire.

Pour améliorer le système méritocratique républicain (décrit plus loin) on peut revendiquer la participation des résidents étrangers durablement installés sur le territoire national, payant des impôts. On peut critiquer le fait de la suppression de la catégorie D et la diminution des C. Les nationaux ayant eu un parcours scolaire très réduit ont droit à un diplôme national validant des connaissances fussent-elles très réduites . Ils ont aussi droit à l’emploi public. Les tâches existent mais elles ont été aspirées par la polyvalence et les économies budgétaires.

Le privé n’a quasiment pas de règles. Le mérite et la compétence sont évalués en tête à tête. L’arbitraire du privé tend à s’imposer dans le public sous l’effet du néolibéralisme. Dans le privé on trouve un très fort écart de revenu au plan national et plus encore au plan mondial. Depuis quelques années on trouve des individus très riches comme certains Etats : l’hyper-classe. Il n’y a plus de limite à la cupidité et à la prédation. Car la richesse de la finance s’opère par ponction sur les producteurs, les travailleurs étant les seuls à produire de la richesse marchande (valeur d’échange) ou non marchande (valeur d’usage - service public).

Le système méritocratique républicain

Le système méritocratique républicain est fondé sur le diplôme national, la qualification, la transparence des affectations sur la hiérarchie de la division technique et sociale du travail. Il est aujourd’hui en cours de casse.

Le supérieur hiérarchique perd sa légitimité. La tendance à la désobéissance s’accroît . L’opacité et l’arbitraire engendre un système illégitime de type maffieux au sommet de l’Etat. Cela se combine à la déréglementation qui enlève toute légitimité au mérite et à la compétence. Ces deux mots sont devenus des mots-valises sans contenu en l’espace de quelques années. Ils sentent l’arbitraire car non calé sur une grille méritocratie républicaine fondée sur la qualification qui jusqu’à présent donnait légitimité et autorité à la hiérarchie des administrations..

Rappelons que le système méritocratique républicain attribuait plus des postes de travail que des revenus. Evidemment il y avait une grille de rémunération mais cette dernière était resserrée. Chacun montait d’un cran à chaque échelon. Le système de la carrière et de l’ancienneté assurait une cohérence et une légitimité à l’ensemble. Le système n’était pas parfait mais il avait cette qualité de structurer le social et d’assurer une légitimité de l’autorité. Il n’en va plus de même aujourd’hui.

Cupidité : 10 000 par mois ne suffisent pas !

Le rapport SILICANI de 2004 nous apprend qu’un directeur d’administration centrale (il y en a 180) perçoit 115 000 euros brut annuels soit quasiment 10 000 euros par mois. Au lieu de comparer avec les revenus en-dessous pour montrer une grille de rémunération montante mais resserrée de type méritocratique républicaine l’auteur évoque les hauts dirigeants du privé et les hauts dirigeants britannique. Le ton du rapport est donné. Le rapport SILICANI fait éclaté la légitimité rationnelle-légale fondée sur un cadre de règles valable pour tous fondé sur la transparence, la qualification et la cohésion sociale pour une politique néolibérale de casse du statut.

La paie des fonctionnaires du rang C, B, " A de base " va grosso modo du SMIC à 2700 euros par mois. Les primes modulent les rémunérations mais très largement les fonctionnaires du rang sont tous des prolétaires dans la mesure ou ils épuisent tous leur revenu dans le mois. Certains peuvent certes mettre de l’argent en épargne populaire (Livret A) en fin de mois mais rien d’exceptionnel : ils restent des prolétaires. Un professeur agrégé de fin de carrière perçoit 3200 euros par mois. Ces fonctionnaires font monter la moyenne des statistiques salariales. Mais avec ce montant-là ils ne deviennent pas riches mais au mieux aisés . Ils sont relativement dégagés de la contrainte de surveillance de la fin de mois. Certains sont prolétaires avec 3000 euros dans la mesure ou elles sont célibataires avec grands enfants sans pensions alimentaires. Voilà un cadre global toujours utile à rappeler.

L’aisance financière réelle qui fait réellement sortir de la condition prolétarienne se situe vers 3500 à 4000 euros par mois. Ce qui signifie que tous ceux qui perçoivent plus que 4000 euros par mois n’ont pas à se plaindre et à revendiquer plus encore. La grille salariale peut continuer de grimper mais avec des étages raisonnable. Il en va du "vivre ensemble", du "faire société" et de la "cohésion sociale".

Stop aux démantèlements statutaires, aux libéralisations des contraintes de protection .

Une grille salariale publique peut aller du smic à 7500 euros tout comme celle destinée aux élus politiques. Une telle position pour le privé semble hors de portée. Proposer d’aller du smic à 15 000 euros pas mois fera sourire ceux qui gagnent 3 ou 4 fois plus. Les impôts peuvent venir écrêter les hauts revenus. Ce n’est pas le cas actuellement. La gauche modérée ne semble pas très offensive sur ce point. Pas plus qu’elle n’est disposée à l’extension de l’appropriation publique et les services publics à très bas tarifs et même gratuité dans les secteurs de satisfaction des grands besoins sociaux.

Dans l’affaire, n’oublions pas que ce qui est à la racine de cette émergence de normativité (à contenu variable) c’est d’une part la misère des uns et au-dessus le " juste nécessaire " des autres et d’autre part le chômage et la précarité ainsi que le travail stable déréglé. Sans cette fragilisation sociale le regard sur la richesse de la bourgeoisie serait différent. Exclusivement écologique peut-être.

Outre la nécessité d’un moindre écart des revenus, du développement des services publics, il importe de faire cesser le pantouflage et de rétablir une méritocratie républicaine très éloignée de la méritocratie clientèliste . Pour l’emploi, il faut revenir sur le développement de la polyvalence frein à l’emploi des catégories les moins qualifiées. Il y a là matière à réflexion.

Christian DELARUE
Membre du CA d’ATTAC France
CGT Finances 35

http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/044000171/0000.pdf

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