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L’extrême droite vénézuélienne a les faveurs des médias mainstream

La plupart des médias occidentaux dont l’hostilité au pouvoir du président vénézuélien Nicolas Maduro n’a jamais désarmé tentent de semer le doute sur la version que les autorités de Caracas ont donnée de l’opération aux drones chargés d’explosifs ayant visé la parade militaire que présidait le chef de l’Etat dans la capitale. Si pour les autorités vénézuéliennes cette opération avait pour but l’assassinat du président Maduro, voire même la décapitation de l’ensemble des têtes dirigeantes du pays présentes à ses côtés à la cérémonie. Pour les médias en question, la chose ne paraîtrait pas évidente et ils ont été jusqu’à suggérer que cela pourrait bien être un semblant d’attentat que les autorités vénézuéliennes auraient elles-mêmes orchestré pour convaincre la population que le pays est la cible d’une tentative de déstabilisation par la violence et la retourner contre l’opposition qui conteste le pouvoir de Nicolas Maduro.

En distillant cette suspicion, les médias anti-Maduro font en sorte que n’apparaissent pas fondée l’affirmation du président vénézuélien d’avoir été la cible d’une tentative d’assassinat fomentée par ses ennemis politiques de l’extrême droite et ses alliés extérieurs que sont les Etats-Unis et la Colombie. Et bien entendu s’en tenant à discréditer sa version, ils ont fait grand cas des dénégations faites aux accusations portées par lui contre eux tant par les représentants de cette extrême droite que par Washington et Bogota. Une façon insidieuse de leur part de faire comprendre que leurs dénégations sont plus plausibles que la soi-disant thèse du complot qu’ils soupçonnent avoir été échafaudée par le président vénézuélien et ses partisans.

Ce qu’ils éludent pourtant c’est que cette extrême droite vénézuélienne qu’ils affublent du qualificatif de « populaire » et de « démocratique » n’a pas hésité à maintes reprises à user de la violence pour tenter de renverser le pouvoir vénézuélienne en place depuis l’ère d’Hugo Chavez, le mentor et l’exemple de Nicolas Maduro, et qu’à chaque fois elle a été en collusion dans ses entreprises avec les milieux américains et colombiens déterminés à provoquer un changement de pouvoir à Caracas.

Pourquoi serait-il extravagant que cette extrême droite vénézuélienne ait pu récidiver et avec comme inspirateur et commanditaire caché Washington ou Bogota ? Tout incite à croire pourtant qu’elle s’est résolue à renouer avec la tentation de prendre le pouvoir par l’exercice de la violence au constat de ses échecs à atteindre cet objectif et par la voie des urnes et par la contestation de rue qu’elle a fomentée.

L’attentat avorté aux drones chargés d’explosifs peut être perçu comme ayant été destiné à provoquer une déstabilisation du Venezuela qui aurait donné prétexte à l’intervention militaire des Etats-Unis dont le président a ouvertement affirmé que cette option est sur la table de travail, à défaut de faire tomber Maduro et son régime par les sanctions économiques et financières qu’il a instaurées contre le Venezuela.

Il en a résulté une montée de tensions au Venezuela et entre ce pays et les Etats-Unis ainsi qu’avec la Colombie dont il risque de découler une grave situation qui impacterait tout l’ensemble latino-américain que Washington veut renvoyer à l’ère des vieilles dictatures militaires n’ayant rien à lui refuser.

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