RSS SyndicationTwitterFacebookFeedBurnerNetVibes
Rechercher

Une saison sans foi

L’année 2016 s’achève laissant derrière elle une pléthore de chantiers européens sans constructions. Que ce soit en France ou dans les autres pays qui paient le prix de la crise, l’année 2016 fut une année sans rien, et ce n’est pas faute d’avoir montré ce qui n’allait pas, comme si les cris des peuples ne sont plus les colères des dieux.

L’an II de Tsipras se termine sur une succession de défaites, à l’identique de l’an I, dans le « combat » de ce dernier pour s’opposer à la mauvaise politique devant laquelle il se prosterne. Le bilan gouvernemental depuis deux ans, d’un gouvernement qui se dit d’ « extrême gauche », est un spectacle comico-tragique.
D’abord tragique, avec un peuple à bout de force, exsangue, attelé à produire pour rembourser une dette illégale, si nous faisons référence à la définition juridique, selon laquelle, lorsqu’une dette nationale, est créée pour des raisons qui ne servent pas les intérêts nationaux, elle ne doit pas être honorée.
Chômage, pauvreté, suicides,... Une image qui a fait le tour du monde, plus qu’en Europe, et utilisée pour légitimer les décisions ou les commentaires de nos dirigeants européens : « Il faut réformer, pour sauver le peuple grec.... » Tels des présidents en vadrouille qui prennent dans leurs bras un enfant. Quelle image, une association Pouvoir - Innocence et Avenir, une image si apaisante et si douce. Mais ce n’est que le fond de scène, le décor, utile pour remplir les « non-dits » ou les « à-ne-jamais-dire ».

Puis, il y a les acteurs qui occupent le premier plan. La Troika, renommée Quartet, composée d’institutions qui sont censés nous représenter, la BCE, l’UE, FMI (Fonds Monétaire International), complétées avec le MES (Mécanisme Européen de Stabilité), le gouvernement grec par le biais de son représentant et premier ministre, Tsipras.

Une comédie à plusieurs actes, avec des négociations à suspens, des déclarations d’apparence héroïques, même touchantes parfois, des promesses énoncées avec conviction. Une comédie dont le but ultime n’est que de marteler l’opinion publique européenne, afin qu’elle approuve les sacrifices du peuple grec, et des tous les peuples visés par les mesures disciplinaires allemandes
La longueur des négociations n’était pas justifiée, mais chaque acteur a misé dessus pour mieux jouer son rôle. En fait, rien ne peux justifier une longue réunion médicale lorsque le patient se meurt. C’est le côté comique des choses, une succession d’événements, « critiques » pour la survie de l’Europe, et de l’espèce, comme on a voulu nous faire croire avec les scénarios catastrophes et les effets dominos à l’allure de « fin du monde », enrichi par la géopolitique et le dossier Syrien, et, sans l’oublier l’immigration.

C’est comique car prédictions, affirmations, décisions sans acte, négociations de pure forme, des mensonges et, pour ne pas oublier, ce qui n’a jamais été dit, sont animées de sorte qu’un terreau se crée, propice pour la culture de l’espoir et de l’incertain, mais surtout du populisme.

2016 se termine, sans solution pour la Grèce, ni pour l’Europe d’ailleurs. 2017 ne paraît pas plus prometteur, non parce que les données nous permettent de l’affirmer, mais parce que l’Europe et ses problèmes sont suspendus aux évolutions africaine asiatique, américaine et proche- / moyenne-orientales. C’est la mondialisation que l’UE nous impose à travers l’attentisme qui est le sien, et qui respecte ET le nouvel ordre ET le néo-libéralisme. En attendant les Grecs se saignent.

On nous dira, par exemple, pour faire référence aux événements de la semaine dernière, que le non-examen des mesures par l’Eurogroupe, pour le réaménagement de la dette grecque, est dû aux malheureuses initiatives de Tsipras, alors qu’il convient mieux de les repousser suivant le calendrier électoral allemand. Maintenant, pourquoi ce Tsipras a donné une allocation aux familles les plus démunies, juste avant Noël pour la reprendre en Janvier (surtout lorsque ces familles ne l’auront plus pour la rembourser), ce n’est pas pour titiller Schäuble qui tient à être consulté avant toute décision politique, mais c’est pour l’aider à prononcer un refus sans coût politique. C’est un acte digne des épisodes de Karaguiozis, ce théatre d’ombres qui connaît mieux que quiconque l’Europe et la Grèce.

Ce n’est qu’un détail au milieu des scènes tragiques produites cette année. Le gouvernement est surpassé par les événements, entre la dette, la situation sociale et économique, le chômage, l’éducation, le dossier Chypriote, le dossier "Turquie", les réfugiés, .... et le peuple devant cette scène baisse les bras.....

Ce même théâtre nous dirait que les Grecs ont fait une saison politique sans y croire. Qu’y a-t-il de plus accablant ? Ou alors, qu’y a-t-il de plus révoltant ?

Anastase ADONIS

»» http://www.afh-mp.fr
URL de cet article 31345
  

Histoire du fascisme aux États-Unis
Larry Lee Portis
Deux tendances contradictoires se côtoient dans l’évolution politique du pays : la préservation des “ libertés fondamentales” et la tentative de bafouer celles-ci dès que la “ nation” semble menacée. Entre mythe et réalité, les États-Unis se désignent comme les champions de la « démocratie » alors que la conformité et la répression dominent la culture politique. Depuis la création des États-Unis et son idéologie nationaliste jusqu’à George W. Bush et la droite chrétienne, en passant par les milices privées, (...)
Agrandir | voir bibliographie

 

Un socialiste est plus que jamais un charlatan social qui veut, à l’aide d’un tas de panacées et avec toutes sortes de rapiéçages, supprimer les misères sociales, sans faire le moindre tort au capital et au profit.

Friedrich Engels

Appel de Paris pour Julian Assange
Julian Assange est un journaliste australien en prison. En prison pour avoir rempli sa mission de journaliste. Julian Assange a fondé WikiLeaks en 2006 pour permettre à des lanceurs d’alerte de faire fuiter des documents d’intérêt public. C’est ainsi qu’en 2010, grâce à la lanceuse d’alerte Chelsea Manning, WikiLeaks a fait œuvre de journalisme, notamment en fournissant des preuves de crimes de guerre commis par l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Les médias du monde entier ont utilisé ces (...)
17 
Reporters Sans Frontières, la liberté de la presse et mon hamster à moi.
Sur le site du magazine états-unien The Nation on trouve l’information suivante : Le 27 juillet 2004, lors de la convention du Parti Démocrate qui se tenait à Boston, les trois principales chaînes de télévision hertziennes des Etats-Unis - ABC, NBC et CBS - n’ont diffusé AUCUNE information sur le déroulement de la convention ce jour-là . Pas une image, pas un seul commentaire sur un événement politique majeur à quelques mois des élections présidentielles aux Etats-Unis. Pour la première fois de (...)
23 
Analyse de la culture du mensonge et de la manipulation "à la Marie-Anne Boutoleau/Ornella Guyet" sur un site alter.
Question : Est-il possible de rédiger un article accusateur qui fait un buzz sur internet en fournissant des "sources" et des "documents" qui, une fois vérifiés, prouvent... le contraire de ce qui est affirmé ? Réponse : Oui, c’est possible. Question : Qui peut tomber dans un tel panneau ? Réponse : tout le monde - vous, par exemple. Question : Qui peut faire ça et comment font-ils ? Réponse : Marie-Anne Boutoleau, Article XI et CQFD, en comptant sur un phénomène connu : "l’inertie des (...)
93 
Vos dons sont vitaux pour soutenir notre combat contre cette attaque ainsi que les autres formes de censures, pour les projets de Wikileaks, l'équipe, les serveurs, et les infrastructures de protection. Nous sommes entièrement soutenus par le grand public.
CLIQUEZ ICI
© Copy Left Le Grand Soir - Diffusion autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.
L'opinion des auteurs que nous publions ne reflète pas nécessairement celle du Grand Soir

Contacts | Qui sommes-nous ? | Administrateurs : Viktor Dedaj | Maxime Vivas | Bernard Gensane
Le saviez-vous ? Le Grand Soir a vu le jour en 2002.