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Scoutisme, cours de catéchisme et pédophilie.

1 à 4 % de la population (selon les sources) est homosexuelle et on évalue à 200 à 300 000 les enfants vivant avec des parents de même sexe (150 000 couples). Ces chiffres peuvent être discutés, mais sans rien changer sur le fond.

Dans un courrier à 8 300 chefs d’écoles cathos (financées à 80% par nos impôts) leur patron, Eric de Labarre (1), opposé au mariage des homosexuels, demande aux enseignants (payés par l’Etat) d’endoctriner les mômes en leur apprenant « la reconnaissance de la différence des sexes… » afin que chacun puisse « construire son identité et sa personnalité ».

On imagine le calvaire, pendant ces cours sur les bancs des écoles vaticaneques, de milliers d’enfants secrètement homos. Le nombre de suicides de jeunes est 5 fois plus élevé chez les homosexuels. Pourrait être augmenté, nous disent les curés.

Perso, je suis pour une réplique fulgurante avec l’introduction (heu) dans les écoles de la République d’un cours  : « Scoutisme, cours de catéchisme et pédophilie », pareillement pour apprendre « la différence des sexes… » afin que chacun puisse « construire son identité et sa personnalité » en dehors de la soumission à des enculages précoces et non consentis (2).

Théophraste R. (Chef au Grand Soir du bureau laïque « Ni dieu ni maître d’école catéchumène ! »).

(1) Qui salit le nom du chevalier de La Barre, torturé et exécuté en 1766 pour avoir gardé son chapeau au passage d’une procession.
(2) Si Peillon refuse, je me tire en Russie avec Obélix et BB (phoque).

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https://www.legrandsoir.info/scoutisme-cours-de-catechisme-et-pedophilie.html
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Commentaires
06/01/2013 à 09:01 par Eric

pas facile de suivre ton article.
Mais des oublis. Les cathos paient des impôts comme toi et moi et je ne vois pas pourquoi leurs écoles ne seraient pas financées réciproquement.
Et penser que mes impôts financent les écoles de Peillon, ça me file des boutons.
Et plutôt que de voir des écoles matraquer nos bambins avec les nouvelles theories du nouvel homme sans genre, je préférerai qu’ils leur apprennent à se respecter mutuellement et à s’accepter tous, qu’ils soient grand , petit, brun , blond, garçon, filles, ou non défini, de souche UMPS, de souche anti-UMPS , bref tels qu’ils sont.

#89367 
06/01/2013 à 09:21 par cinto

Pouvez-vous, dans votre grande mansuétude, imaginer le calvaire de 96 à 99 % des mômes à qui on demande de renier et étouffer leur identité sexuelle ? Vous vous indignez du catéchisme catho, mais dans l’école publique, encore majoritaire, on inculque (sur le modèle américain) de moins en moins de connaissances et de plus en plus de catéchisme laïco-humanitaire anti-musulman (pouvez-vous imaginer le calvaire des jeunes Arabes qu’on veut amener à renier leur identité culturelle ? ce catéchisme explique sans doute en bonne partie le taux d’échec de ces jeunes, dont le pourcentage est largement supérieur à celui des homosexuels). Vous critiquez sur ce site le personnel gouvernemental, mais n’avez-vous pas entendu parler du catéchisme que veut introduire, avec statut de discipline à part entière, V. Peillon ? N’imaginez-vous pas qu’il y a une cohérence entre cette théorie des "genres" qui nous vient des Etats-Unis et les autres aspects de l’idéologie et de la politique libérales ? N’imaginez-vous pas l’étroite ressemblance entre cette société asexuée qu’on nous prépare (c’est-à -dire pas de société du tout, mais une gigantesque fourmilière où la seule culture sera celle du supermarché) et Le Meilleur des Mondes d’A. Huxley ?

#89369 
06/01/2013 à 11:59 par do

Moi qui portais Théophraste aux nues, me voilà (temporairement j’espère) bien déçue !
Helas, il me faut retomber de mon petit nuage et me rendre à l’évidence : Personne n’est parfait !!!

En tous cas pour ceux qui seraient intéressés par le rôle que joue la théorie du genre, que ce gouvernement veut enseigner à nos enfants, dans le projet néolibéral qui vise à détruire toutes nos structures traditionnelles et naturelles, pour nous faire perdre tous nos repères, nous rendre incapables de nous reconnaître les uns dans les autres, et nous livrer sans défense au Marché, le nouveau Dieu, voilà un article qu’il est intéressant : http://www.gaullisme.fr/2012/12/30/libre-propos-le-mariage-gay-dans-la...

Car la "laïcité" qu’ils nous vendent ne fait que recouvrir d’autres dieus pires encore que les anciens car complètement déshumanisés : la Technique, le Modernisme, le Marché et celui qui résume tous les autres, l’Argent.

Comme dit J.C. Michéa les seuls crimes aujourd’hui sont l’antimodernisme, le racisme et l’homophobie. De moment qu’elles respectent ça, nos zélites compradores zélées (politiques, médiatiques, economiques, judiciaires) peuvent commettre tous les crimes possibles et inimaginables en toute impunité.

Quand au pauvre peuple de France et d’ailleurs, assommé par les impôts et le lavage de cerveau néolibéral, on se demande quand il trouvera la force et les leaders nécessaires pour se révolter enfin et revenir sans honte à ses racines.

#89375 
06/01/2013 à 12:40 par Dwaabala

L’école privée, c’est-à -dire en gros confessionnelle, est subventionnée et rivale de l’enseignement public et laïc grâce à nos socialistes depuis 1984. Il y a d’ailleurs très peu de rejetons de dirigeants socialistes qui ne passent pas par les premières.
C’est du sort de ces pauvres enfants qu’il faudrait s’inquiéter car ils sont pris en tenaille entre l’école et la famille.
D’autre part il n’y a pas cependant pas à s’alarmer, le pouvoir socialiste a des atouts en main : n’est-ce pas Mme Vallaud-Belkacem qui a annoncé naguère que les manuels d’histoire et son enseignement devraient désormais attirer l’attention des élèves sur les pratiques sexuelles éventuellement déviantes des personnages historiques, au lieu de se borner à celles de Raspoutine, afin d’éviter « les souffrances » (sic) des collégiens quant à leur orientation sexuelle, sinon professionnelle ?

#89376 
06/01/2013 à 14:04 par morvandiaux
#89380 
06/01/2013 à 15:59 par vm

Voici l’histoire du chevalier de La Barre, qui fut faussement accusé par la cabale des dévots, et défendu (vainement) par Voltaire.
De fait le La Barre moderne est, lui, du côté des dévots. Mais ce n’est pas la première fois que la religion intervient de façon bien intempestive dans les affaires publiques, où elle n’a rien à faire : la religion est du domaine privé. Et comme le souligne Théophraste, (avec un humour quelque peu grinçant, il est vrai, - mais il y a de quoi !) elle est mal placée pour donner des leçons de morale, et ferait bien de balayer devant sa porte.
L’existence d’écoles confessionnelles financées par des fonds publics est une aberration, envers laquelle on peut se montrer provisoirement tolérant, mais jusqu’à un certain point seulement.
L’école laïque n’est pas l’école "sans dieu", comme la stigmatisaient jadis ses adversaires, mais l’école qui respecte aussi bien les croyants (quelle que soit leur religion) que les non-croyants, et donc l’école qui convient à la république, l’école pour tous. Que vient faire là -dedans l’idéologie raciste anti-arabe (cf. post de cinto) ? Cette idéologie est celle de la droite et de l’extrême-droite, en particulier du FN et autres Sarko-Pen. L’école publique dévastée par 40 ou 50 ans de restrictions et de fausses réformes a bien des carences et des défauts, mais pas celui-là  ! C’est au contraire le seul lieu où l’on puisse apprendre dès l’enfance à connaître et à respecter les différences et à faire qu’elles s’enrichissent les unes des autres. Quant au "genre", tout le monde sait que la sexualité ne se réduit pas au sexe anatomique. La discrétion et le respect de l’autre, là aussi, devraient être de règle, et la politique non plus, il est vrai, n’a pas à intervenir sur ce point dans les programme scolaires. S’il y a des conseils à donner, ce serait plutôt au niveau de la formation des enseignants, qui sont les premiers concernés par un heureux développement personnel des jeunes dont ils s’occupent. Cela passe par les relations humaines, et non par les programmes (et surtout pas par les grotesques "compétences" !). Mais la formation des enseignants est elle-même, à l’heure qu’il est, vouée à l’indigence néo-socio- ou ultra-libérale.
L’intervention du moderne La Barre est donc de toutes façons une agression du genre (si j’ose dire) créationniste et dégoulinant, Adam et Eve un point c’est tout, "Jésus loves me" et Cie. Pour ce qui est du mariage homosexuel, il ne regarde que la vie civile et la législation sur les droits des conjoints, et non pas la religion, ni même la morale. Car de ce point de vue, combien de crimes, de vices, d’hypocrisies ou de vies d’enfants gâchées dans et par les mariages hétéros !
Tout ce qui peut diviser les citoyens, que ce soit par genre, par race, par religion ou par métier, sert toujours en réalité à masquer la seule division véritable, celle qui oppose les exploiteurs aux exploités. Les autres différences, toutes secondaires par rapport à la citoyenneté commune, sont instrumentalisées pour renforcer le pouvoir de quelques privilégiés sur le reste de leurs concitoyens, et faire oublier que toute notre humanité consiste à lutter contre cette exploitation.

#89387 
06/01/2013 à 16:15 par cunégonde godot

Un article consternant digne du confusionnisme trotsko-salonnard d’une Ornella Guyet...

#89388 
06/01/2013 à 17:26 par Sheynat

Société asexuée ? Ha bon ??!
Je pense qu’il y en a qui mélange tout encore et toujours.

Comme par exemple, confondre la fluidité de rôles entre les sexes, avec l’indifférenciation sexuelle anatomique. Autrement dit, confondre les différences de genre, cataloguées selon des principes culturels fixes, avec les différences de sexe, qui sont biologiques et naturellement aptes à accomplir des fonctions diversifiées et élastiques, hors carcans culturels gendrés.

Et vivre une sexualité entre adultes consentants est différent d’être assujetti aux contraintes sociétales qui réduisent certains religieux à une abstinence aberrante (avec en option le voeu de chasteté et gros tabou sur la masturbation), les hommes au rôle de reproducteur pour «  avoir de nombreux fils et former une armée puissante » et forcément, dans un tel schéma de domination patriarcale, les femmes à celui de pondeuses, sinon leur féminin se «  réalise » pas.

Or c’est surtout quand la sexualité est désexualisée, c’est à dire dénaturée en produit de marchandise et de contrôle, et en déniant celles, essentielles, de ses fonctions orgasmiques et d’altruisme, que le rabattage sur les enfants, proies idéales en tant qu’objets sexuels silencieux et sans défense, est provoqué, perpétré et cautionné par malveillance comme c’est le cas dans ces institutions, déplorables simulacres de spiritualité.

On confond aussi la politique libérale qui consiste à utiliser autrui en tant qu’objet à capitaliser pour son profit individuel (la pédophilie protégée dans certaines institutions catholiques l’illustre fort bien) avec la politique anticapitaliste qui consiste à se libérer collectivement et sans mises en avant des unes sur les autres, de toutes les discriminations, de tous les capitaux (et pas que ceux de la sphère financière et économique, que diable !).

Un petit rappel historique sur les positions d’une des premières féministes françaises serait nécessaire pour cesser le prétexte «  étasuniens » lorsque des revendications égalitaires dérangent :
En 1879, Hubertine Auclert, militante anticléricale et féministe, après avoir facilement assommé, à coup d’arguments scientifiques, les rétrogrades qui pensent que la femme est d’une nature inférieure à l’homme, se tourne vers ceux qui, sans en nier la réalité, considèrent que la question des femmes est secondaire, et que sa solution est subordonnée à la réalisation d’une société nouvelle. «  Hélas ! tonne-t-elle, sans garantie, j’ai bien peur que l’égalité humaine, prêchée par toutes les écoles socialistes, ne soit encore que l’égalité des hommes entre eux, et que les femmes soient dupées par les hommes du prolétariat comme les prolétaires l’ont été par les bourgeois. » (source )
Actuellement, le Centre Hubertine Auclert «  est un espace d’information et d’expertise dont l’objectif est de promouvoir une culture de l’égalité entre femmes et hommes et contribue à la lutte contre les inégalités et les discriminations fondées sur le sexe et le genre. »

Les discriminations fondées sur le genre sont donc toutes aussi fondamentales et aliénantes que les autres car perpétrées par un système principalement articulé autour d’une sur-interprétation de la différence biologique entre femmes et hommes qui s’est gangrené autant dans les sphères publiques que privées et intimes.

Ces structures hiérarchiques sociétales ont tellement investi les mentalités qu’on les assimile à nos structures corporelles. Quel que soit le sexe, s’il accomplit les capacités et compétences dévolues à un genre déterminé, le sexe qui lui est opposé, tout aliéné qu’il est à ce système, s’imaginera diminué physiquement, voire amputé de ses organes sexués.

Ces transmissions culturelles sclérosantes ont fait de leurs dictas virtuels des prolongements prothétiques se substituant à nos aptitudes naturelles bien plus étendues qu’on ne voudrait le faire croire, et l’institution cléricale participe activement à ces dévoiements.
Plutôt que de mettre au bûcher les «  sorcières » et «  sorciers » homosexuels, elle ferait mieux de s’attarder à cesser de dresser des générations de pédophiles.

Merci pour cette brève qui rappelle que s’il y a crispation à s’accrocher à des préceptes moralisateurs en externe c’est que de vraies valeurs font défaut en interne.
Pour le coup, une bise à Théophraste

#89392 
06/01/2013 à 18:07 par morvandiaux

Pour le seul budget de l’Etat, au moins 8 milliards d’euros d’argent public (10 milliards en comptant les collectivités locales) seront dévolus à l’enseignement privé pour l’année 2013 pour la rémunération des 137 022 professeurs (1er et 2nd degrés source Ministère de l’Education Nationale rentrée 2012 - statistiques 2011-2012) qui enseignent dans le privé, pour les 5 000 professeurs des établissements privés agricoles, pour le forfait d’externat, pour les dépenses d’intervention (enseignement supérieur)...
http://www.fnlp.fr/
Argent public : école publique !! que les privés, les religions financent elles-mêmes leurs écoles dans le cadre de la laïcité. Pourquoi avec mes impôts de mécréant dois-je financer des écoles religieuses ?

#89393 
06/01/2013 à 18:15 par Archibald emorej

Il est bon de voir que l’homosexuaphilie, c’est à dire obligatoire pour tous, commence à agacer le peuple. Hors de question de se faire traiter d’homophobe, alors on encaisse... mais là c’est tous les jours,tous les jours... ça ou Depardieu... Société du Spectacle qui porte aux nues les problèmes périphériques !
Les homosexuelles sont une "communauté" choyée, surreprésentée dans les médias et plutôt dans le haut de la hiérarchie capitaliste... alors, équité des droits, égalité des devoirs, mais pas de modifications absurdes de l’ordre de la civilisation humaine déjà si malmenée... ce ne sont en aucun cas des couples comme les autres, et c’est bien normal que les enfants ne soient pas réduits au rang de marchandises à adopter, à choisir dans les supermarchés de la misère, et que l’adoption pour tous (??) soient refusée en bloc. Quand une minorité s’érige en élite et s’octroie tous les droits,le beurre et l’argent du beurre, tout est réuni pour qu’elle rassemble sur elle l’inimité du peuple majoritaire.
Qu’il lutte, et nous avec, pour la dépénalisation de l’homosexualité dans le monde, notamment certaine théocratie orientale, voilà un combat plus digne et noble que de, du haut d’une superbe hautaine, réclamer la soumission de la République et la correction de la biologie à leur égard.

#89394 
06/01/2013 à 18:25 par BM

Juste pour dire que la théorie des "genres" ne vient pas des Etats-Unis, mais de France (ce qu’on a appelé aux Uhesse la "French Theory").

Je ne peux pas me prononcer sur la "théorie des genres", je n’ai jamais pu comprendre de quoi il s’agissait. J’ai bien essayé de lire quelques bouquins sur le sujet : en vain, car je suis tombé sur des phrases grammaticalement correctes mais dépourvues de toute signification à mes yeux (un peu sur le modèle de la phrase - parodique - de Chomsky : "Les idées vertes incolores dorment furieusement").

Je ne vois pas l’intérêt de choisir entre le naturel et le biologique, d’une part, et le social, d’autre part. Nous sommes à la fois : des êtres faits de chair et de sang, et en même temps des animaux sociaux (nous ne sommes pas des animaux solitaires comme les chats !).

Quant aux curetons, personne ne leur demande de marier des homosexuel(le)s. Qu’ils ne se mêlent pas de ce qui se passe dans les chambres à coucher et les mairies, et en contrepartie l’état ne se mêlera pas de ce qui se passe dans les églises (ou autres lieux similaires tels que mosquées, temples, synagogues, etc). Chacun chez soi, séparation de l’église et de l’état (même en Alsace-Moselle en passant, il serait plus que temps !), et à chacun ses options religieuses ou philosophiques.

#89396 
06/01/2013 à 20:52 par Michel Rolland

Bravo Théophraste ! Vous avez démasqué au moins deux zombies.

Michel

#89401 
07/01/2013 à 01:16 par act

Du grand Théo au contraire ! Drôle et pertinent.
Il est étonnant et préoccupant de voir les contorsions de certains Français sur le sujet.
Venant de la réaction, des intégristes, de la droite c’est cohérent, venant de supposés camarades c’est plus surprenant, ou inquiétant. Voilà qu’ils reprennent les arguments de la réaction, ses" valeurs" (sacrées ?), famille, couple...Une (re)lecture de Marx -par exemple- traitant de ces thèmes semble indiquée

Il s’agirait selon eux d’une manoeuvre de la réaction, néolibérale, pour mener plus loin la marchandisation des individus. Pourtant dans le monde réel, en France, la réaction s’y oppose, cherchez l’erreur ?
L’utilisation du terme "mariage gay" (pas "homo" ou "lesbien") révèle déjà où se situe le problème pour beaucoup d’opposants. L’image Française du mâle serait mise à mal.
Tantôt ils affirment qu’une telle union est "contre-nature" mais quand il leur est démontré qu’au contraire la bisexualité et/ou l’homosexualité sont plus que courante dans la nature, ils tentent généralement la pirouette de la "bestialité". De pirouettes d’obsédés en grands écarts patriarcaux, ils justifient leur étrange problème à soucier ainsi de ce qui ne les regarde pas.

La théorie du genre, toute critiquable qu’elle soit, si elle provient bien en grande partie des USA n’est pas un "produit néolibéral", loin de là . Affirmer cela démontre une méconnaissance totale du sujet et des auteurs. Pour information, un des pays précurseur sur cette thématique est Cuba. Un exemple qui démontre qu’un pays "traditionnellement (très) machiste" mais révolutionnaire peut avancer là où la France bigote.
Il est clair qu’une partie du système capitaliste, du spectacle, intègre la donne homosexuelle à des fins commerciale et de chosification. Serait-ce une raison suffisante pour refuser à des êtres humains de choisir le type d’union qui leur convient ? En aucun cas.

#89407 
07/01/2013 à 08:42 par Théophraste R.

@ BM

Qu’ils ne se mêlent pas de ce qui se passe dans les chambres à coucher et les mairies, et en contrepartie l’état ne se mêlera pas de ce qui se passe dans les églises (ou autres lieux similaires tels que mosquées, temples, synagogues, etc.)

C’est un excellent résumé de l’idée de ce billet. LGS n’est pas l’ennemi des croyants (et Hugo Chavez est le bienvenu ici), mais l’Eglise n’a pas à dicter les lois civiles, surtout celles qui agissent sur la vie privé. Qu’elle refuse, elle, de marier des homos, fort bien.
Et tant mieux si, au passage, elle s’avisait de condamner les crimes de guerre et d’interdire que soient bénis les missiles.

#89408 
07/01/2013 à 08:58 par Le Grand Soir.

@ Act

A noter que LGS a parrainé le colloque international sur l’homosexualité et la transexualité qui a réuni à Paris des psychiatres de nombreux pays, en présence de Mariela Castro, fille de Raul. Deux administrateurs du GS sont intervenus dans le colloque *.
Nous avons publié des articles du dr Hervé HUBERT sur le sujet et nous allons prochainement en publier d’autres.


*« Pour une civilisation de l’émancipation humaine - Trans-Révolutions, Révolutions individuelles et collectives  », organisé à Paris les 2, 3 et 4 décembre 2011 par l’Association TRIP, Travaux de Recherche sur l’Inconscient et la Pulsion, de France, et le Centre National d’Education Sexuelle de Cuba, Cenesex. Avec le Soutien du Grand Soir.
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=www.legrandsoir.info%2Fc...

#89409 
07/01/2013 à 09:55 par Anonyme

A quoi reconnaît-on un "enfant secrètement homo" ?
Les tests sont-ils prêts pour les dépister, et donc les sauver des influences pernicieuses ?
A partir de quand un enfant est-il "secrètement homo" ?
Le sein ? ( et d’ailleurs, peut-on obliger un enfant pourvu de robinet - puisqu’on ne peut plus dire mâle -, à têter cet appendice non-sexuel qui produit du lait ? )
Le petit pot ?
Bref... Continuez, braves gens - La dénaturation finale est en route...

#89411 
07/01/2013 à 10:10 par xpfo

Et puis il existe des chrétiens qui pensent autrement que "la papocratie" - gérontocratie cléricale officielle qui hurle ses concepts réactionnaires à tous vents : [http://www.christianismesocial.org/Le-Reseau-du-Parvis-lance-une.html...]
Quel dommage que cette voix-là soit si peu audible !
Ici en Belgique où le mariage pour tous a été voté en 2003 (par la gauche, les verts et même la droite...les sociaux chrétiens étant alors dans l’opposition), je connais même des prêtres qui bénissent des unions homosexuelles dans les églises après une préparation semblable à celle prévue pour les hétéros.
Le combat de la droite française et de son épiscopat me semble être d’un autre temps, celui de l’opposition à la théorie de l’évolution ou celui de l’opposition au modèle héliocentrique de l’univers. Triste et navrant !

#89412 
07/01/2013 à 10:36 par transes en France

Bravo à Théophraste pour ce texte, en effet, pertinent et courageusement à contre-courant de ce qui a été dit majoritairement jusqu’alors sur le GS.

Certains commentaires ici ne déméritent pas non plus.
Quelques exemples :
"Les cathos paient des impôts comme toi et moi et je ne vois pas pourquoi leurs écoles ne seraient pas financées réciproquement".
Donc, quand il paie ses impôts, le catho a droit à certains privilèges ? Drôle de conception de la redistribution de l’argent public.

"Pouvez-vous imaginer le calvaire de 96 à 99 % des mômes à qui on demande de renier et étouffer leur identité sexuelle ?".
Allons, bon, voilà qu’on va dire aux enfants : "à partir de maintenant, vous n’avez plus de sexe". Effectivement, c’est troublant.
On va peut-être même leur demander de penser avec leur tête, si ça se trouve. Un socialiste, ça ose tout, c’est à ça qu’on le reconnait.

"Pouvez-vous imaginer le calvaire des jeunes Arabes qu’on veut amener à renier leur identité culturelle ? Ce catéchisme explique sans doute en bonne partie le taux d’échec de ces jeunes, dont le pourcentage est largement supérieur à celui des homosexuels".
Tiens, les Arabes reviennent en odeur de sainteté (hélas, c’est probablement momentané : dès qu’on aura oublié les homos, ils ne perdent rien pour attendre).
Mais pourquoi donc les Arabes seraient-ils plus particulièrement traumatisés par le fait que les couples homosexuels aient le droit de se marier ? Mystère du cerveau humain.

"Le projet néolibéral qui vise à détruire toutes nos structures traditionnelles et naturelles, pour nous faire perdre tous nos repères, nous rendre incapables de nous reconnaître les uns dans les autres".
Alors, là , oui, l’heure est grave. C’est l’Apocalypse, même. Si les Mayas avaient su qu’on allait vouloir marier les homos ici en France, ils auraient changé la date de leurs prévisions.

Une question idiote, sans doute : c’est quoi les "repères" qu’on avait et qu’on n’aura plus, et cette "incapacité à se reconnaitre les uns dans les autres (sic)" sitôt qu’une poignée d’homos se seront passé la bague au doigt ?

"Quand au pauvre peuple de France et d’ailleurs, assommé par les impôts".
C’est pas "néolibéral", ça, le "peuple assommé par les impôts" ?

"Se révolter enfin et revenir sans honte à ses racines."
Ah ? Et de quelles "racines" s’agit-il ? Juste pour savoir.

"Attirer l’attention des élèves sur les pratiques sexuelles éventuellement déviantes des personnages historiques, au lieu de se borner à celles de Raspoutine, afin d’éviter « les souffrances » (sic) des collégiens quant à leur orientation sexuelle, sinon professionnelle".
Eh oui, l’homosexualité est une "déviance", c’est bien connu. On ne cesse de vous le dire.
Théophraste rappelle que le nombre de suicides de jeunes est 5 fois plus élevé chez les homosexuels.
C’est une "souffrance sic", sans doute.

"Un article consternant digne du confusionnisme trotsko-salonnard d’une Ornella Guyet".
C’est clair, non ?
Etc.
Mais que disent, à droite, les opposants au mariage pour tous ?
Copé accuse la gauche de remettre "en cause des fondements de la famille, à travers le mariage et l’adoption par les couples homosexuels".

La présidente du FN, elle, rappelle l’opposition de son parti "au mariage, à l’adoption et la PMA, revendications ultra-minoritaires qui, pour la première, n’est même pas soutenue par la majorité des homosexuels et, pour les secondes, consacrent le droit à l’enfant au détriment du droit sacré de l’enfant et en premier lieu celui d’avoir un père et une mère".
Si la famille a "toujours été considérée comme l’ennemi à abattre par les socialistes", affirme encore Mme Le Pen, "c’est sous le mandat de Nicolas Sarkozy et grâce au ministre [de l’éducation] Luc Chatel que les portes des écoles ont été ouvertes au micro-lobby LGBT afin d’y diffuser auprès de nos enfants la délirante théorie du ’genre’".

Gilbert Collard, lui, estime que "la famille naturelle doit rester la pierre angulaire de notre société"

Et côté catho ? Un exemple : "une société sans pères est une société sans repères".
Tout y est.
Quand les autorités catholiques déclareront enfin que cette histoire d’"Immaculée Conception" était complètement bidon, on pourra commencer à discuter avec eux de couples, de la notion de "père et de mère" et de procréation "naturelle".

Les conclusions s’imposent d’elles-mêmes sur les thèses anti-mariage pour tous énoncées ici même.

En revanche, bravo à act pour son intervention remarquable, à Sheynat, à BM et d’autres qui ne se laissent pas aveugler par la haine de l’autre au point d’en perdre toute mesure et tout entendement.
Et, enfin, ce sont tous ceux qui se prétendent de gauche qui, dénonçant des manoeuvres politiciennes et disant que ce débat n’aurait pas dû avoir lieu, attisent les braises et s’acharnent à entretenir la polémique avec des raisonnements spécieux.
Mais je suis d’accord avec eux sur un point : ces débats à gauche n’auraient jamais dû avoir lieu. S’il y avait une vraie gauche en France, elle aurait accepté cette loi et se serait indignée de ce que ce gouvernement concocte pendant que les autres s’époumonent sur "nos racines", les traumatismes de 98% des enfants brusquement privés de sexe et autres énormités, comme : " les homosexuelles sont une "communauté" choyée, surreprésentée dans les médias et plutôt dans le haut de la hiérarchie capitaliste..." qui "du haut d’une superbe hautaine, réclament la soumission de la République et la correction de la biologie à leur égard".

On n’a pas dû voir le film à la même séance.

(NB : je viens de voir que le GS a enfin fait son coming-out ;-) )

#89414 
07/01/2013 à 11:31 legrandsoir

je viens de voir que le GS a enfin fait son coming-out

Méfiance tout de même : tout le monde au GS n’est pas forcément du même avis...

#89417 
07/01/2013 à 10:56 par Dwaabala

L’ambiance de la fin des années 1960, était plus agréable.
Les filles sans soutien-gorge, la mini-jupe, la séduction de la rue, étaient plus agréables.
Sur les plages aussi.
Et la pilule depuis quelques années, ce fut aussi bien agréable.
La question était moins de savoir par quels procédés plus ou moins bricolés on allait procréer, que de ne pas procréer accidentellement, et faire l’amour était plus agréable.
La question du mariage n’était alors guère à l’ordre du jour, puisque que c’est à cette époque que furent reconnus les droits de l’enfant né hors mariage, ce qui ne fut pas désagréable.
Ce sont peut-être des temps équivalents que vivent la gauche et les homosexuels aujourd’hui quoique de manière moins évidente, et c’est peut-être bien agréable.

#89415 
07/01/2013 à 12:25 par Theophraste R.

Bravo à Théophraste pour ce texte, en effet, pertinent et courageusement à contre-courant de ce qui a été dit majoritairement jusqu’alors sur le GS.

Jusqu’à présent LGS était, homophobe ? Vous avez lu tout ce que LGS a publié sur le sujet ?

Ah, la, la, la, la !

La, la !

#89420 
07/01/2013 à 12:32 par Théophraste R.

@ Anonyme

A quoi reconnait-on un enfant secrètement homo ?

On ne le reconnaît pas, justement. Ou pas forcément. Il est là , dans l’école (statistiquement, dans chaque école), dans l’incapacité de faire son coming-out.

Et les éléphants vaticaneques veulent entrer dans le magasin de porcelaine de ses pudeurs, craintes, et sentiments de culpabilité.

#89421 
07/01/2013 à 12:58 par Dwaabala

Oh, là , là , ce n’est pas du bras de fer, mais on se tient réciproquement par les couilles !

@ transes en France
Quand on cite, il faut être honnête : ce que vous soulignez ne l’était pas dans l’original, donc il fallait l’indiquer.
Et puis vous apprenez à tout le monde que l’homosexualité n’est pas une déviation par rapport à la sexualité statistiquement, naturellement et socialement largement dominante de l’homme et de la femme. Attention à l’hétérophobie !
Enfin, vous ne saisissez pas l’ironie qui consiste à reprendre les propos de Mme Vallaud-Belkacem ( qui par ailleurs éradique la prostitution) sur "la souffrance" (sic) des collégiens, alors qu’il y a bien d’autres souffrances qui mériteraient d’être prises en compte en priorité, qui provoquent certainement plus de suicides chez les jeunes, mais qu’elle n’évoque guère.
Ce qui fait beaucoup autour d’un seul mot !

#89423 
07/01/2013 à 13:42 par Sheynat

06/01/2013 à 18:15, par Archibald emorej

(...)Les homosexuelles sont une "communauté" choyée, surreprésentée dans les médias et plutôt dans le haut de la hiérarchie capitaliste...

Êtes-vous communautaristes ? Par Louis Georges Tin

"La rhétorique anti-communautaire n’est pas contre les communautés, elle est contre certaines communautés
(…)
Ce n’est pas un hasard si le premier véritable universalisme de l’Histoire est celui de l’Eglise catholique (catholicos signifie justement « universel » en grec). Et après tout, le capitalisme lui aussi est une forme d’universalisme, c’est le rêve d’un marché libre et ouvert, à l’échelle de la planète.(...)

Le communautariste, c’est toujours l’autre. On est donc prisonnier d’une fausse alternative idéologique dont les effets sociaux contribuent objectivement à disqualifier par avance toute politique visant à réduire les inégalités sociales, qu’elles soient fondées sur l’origine ethnique, le sexe, l’orientation sexuelle, etc.

Au fond, si l’on y réfléchit bien, toute politique sociale peut être « accusée » d’être communautariste. Et pour ce qui est des Noirs, s’ils constituent des associations pour lutter contre les discriminations, on les accuse de « communautarisme ». Mais s’ils ne font rien, on les accuse d’« immobilisme », pour les rendre responsables de leur situation, étant donné leur indolence proverbiale. Bref, qu’ils fassent quelque chose ou qu’ils ne fassent rien, ils ont toujours tort. On voit bien là la logique du double bind, c’est-à -dire la logique illogique des injonctions contradictoires. »

Et pour ceux qui s’inquiéteraient de l’avenir des enfants (chose dont je doute fort, puisque d’après ce qui ressort des virulences épidermiques et insultes dans certains commentaires, les motivations semblent s’éloigner de leur intérêt : on s’offusque sur les représentations culturelles mâles mais pas un mot pour les victimes de pédophilie, comme c’est étrange...) : voir ce documentaire ainsi qu’une mise au point très claire de Serge Hefez.

#89425 
07/01/2013 à 13:56 par Quidam

D’un point de vue strictement marxiste ce projet de loi est absurde, réactionnaire & antisocial :

"Marriage is the chief cause of divorce"

Groucho Marx

"Le PACS pour tous !" ne serait-il pas un slogan moins crétin ? Il aurait aussi le mérite de déplaire aux culs bénits !
J’imagine que dans les salons cossus des dits éléphants & les bureaux luxueux de leurs conseillers en communication, on doit bien se bidonner d’en voir certains ronger l’os qu’ils leur jettent... Pendant ce temps là les privilégiés se gavent tranquillement & les millions de chômeurs s’accumulent...

#89426 
07/01/2013 à 15:39 Maxime Vivas

"Le PACS pour tous !" ne serait-il pas un slogan moins crétin ?

Le PACS n’ouvre pas les mêmes droits que le mariage. C’est là le problème. Et c’est une (une) des raisons pour lesquelles certains couples hétéros se marient. Les homos revendiquent des droits identiques.

#89432 
07/01/2013 à 14:55 par act

A propos des "valeurs familiales" de la réaction, je recopie ci-dessous un extrait de l’article "Du Lakota à Gaza" publié récement par LGS :

"les Indiens doivent adopter les "coutumes des blancs" de gré ou de force. Il faut qu’ils s’adaptent à leur environnement et à notre mode de vie. Notre civilisation n’est peut-être pas parfaite mais elle est ce qui peut arriver de mieux aux Indiens. Il ne faut pas qu’ils puissent y échapper et s’ils ne veulent pas s’y plier il faut les briser. Le tissu des relations tribales doit être détruit, le socialisme doit être anéanti et il faut leur substituer la famille et l’autonomie individuelle."

http://www.legrandsoir.info/du-lakota-a-gaza.html

#89427 
07/01/2013 à 15:03 par act

ps :
à savoir : l’homosexualité était parfaitement admise par la grande majorité des peuples amérindiens. Ils étaient généralement nommés "deux-esprits" et honorés car ils possédant en eux les deux dispositions, masculines et féminines.

#89428 
07/01/2013 à 15:30 par calame julia

Combien de personnes pourraient-elles mourir de faim si cette loi était retoquée ?
Cent cinquante femmes meurent, par an, sous les coups de compagnons, maris,
concubins ! Et qu’à fait la Justice pour ces ravages dans les foyers et ses consé-
quences ? Et l’école qui a-t-elle rassuré ? Personne !

Franchement vous ne pensez pas que l’enfermement quel qu’il soit (religieux,
psychanalytique, déviant) a vraiment besoin de prendre l’air ?
Mais, ma brave dame, vous ne pouvez pas tout dire ! c’est juste puisque je
pose une question.

#89430 
07/01/2013 à 15:36 par Lulu

La gauche radicale se trompe de combat, tombe dans les pièges tendus par la droite. Le problème n’est pas le mariage pour tous, le problème, c’est le mariage tout court : logement, fiscalité, subsides sociaux, retraite, succession, protection de la descendance, tout est conditionné à cette légalisation de l’union. Il faut y opposer le salaire universel à vie, condition véritable au droit à l’auto gestion, à la liberté.

#89431 
07/01/2013 à 16:02 par xpfo

Mon lien de ce matin étant bancal, voici la rectification :http://www.christianismesocial.org/Le-Reseau-du-Parvis-lance-une.html
Avec mes excuses.

#89433 
07/01/2013 à 16:21 par Quidam

@ Maxime Vivas

Le tout étant de savoir ce que l’on doit penser de ces droits... Le chapitre II du Manifeste du Parti communiste de Karl Marx & Friedrich Engels ça doit vous dire quelque chose j’imagine, non ?

#89435 
07/01/2013 à 19:23 par act

@Quidam, lulu, etc...

Précisément je suggérais aux opposants au "mariage pour tous" de relire Marx quand ils invoquent les valeurs bourgeoises pour s’y opposer.
Vous rétorquez que le mariage est aussi une valeur bourgeoise, certes mais il n’est pas que cela pour beaucoup et dans la situation actuelle seul le mariage offre les "garanties légales" que n’offrent pas les autres formules.
Marx n’est pas mort, son héritage est bien vivant, encore une fois voyez comment les Cubains (par exemple) abordent ces questions :
http://www.granma.cu/frances/cuba-f/25enero-Mariela%20Castro.html

Et il ne s’agit pas de renoncer à la lutte des classes pour "se leurrer sur des thèmes périphériques" mais de respecter le libre arbitre de camarades dont un grand nombre étaient, sont et seront de nôtre coté des barricades (ou des barbelés).

Ce n’est pas parce qu’une partie du capital veut se la jouer "verte" en parlant du climat qu’il faut abandonner la lutte pour la défense de l’environnement,
Ce n’est pas parce qu’une partie de la société du spectacle se la joue "gay friendly" qu’il faudrait abandonner la lutte contre le sexisme, première forme de racisme.
L’été passé -en Belgique uniquement- deux personnes ont été assassinées sauvagement car réputée homosexuelles.

#89440 
07/01/2013 à 19:43 par babelouest

Problème. Le mariage est lié à la propriété. Notion qui, malheureusement était en tête même de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 (écrite par des bourgeois en fait).

Si la propriété individuelle disparaît, l’un des prétextes du mariage disparaît de ce fait même. Ne faudrait-il pas creuser par là d’abord ?

#89441 
07/01/2013 à 19:52 par Anonyme

digne du confusionnisme trotsko-salonnard d’une Ornella Guyet...

Il me semble avoir déjà lu ce genre d’argument, quoique peut-être un peu mieux présenté, en réponse à certains commentaires, sauf que c’était signé... par un administrateur.

Cunégonde-godot (à ne pas confondre avec Cunégonde tout court) serait elle le pseudo de cet administrateur ?

#89442 
07/01/2013 à 20:03 legrandsoir

Réponse : non. Les admins n’interviennent pas sous pseudo (à part éventuellement "legrandsoir" qui est un profil générique pour tous les admins et/ou modérateurs)

#89443 
07/01/2013 à 20:33 par Quidam

Pour ceux qui souhaiteraient se rafraîchir la mémoire :
Le Manifeste du Parti communiste - Karl Marx & Friedrich Engels
(Chapitre II. Prolétaires et communistes)

#89447 
07/01/2013 à 21:18 par lapindebois

@act : Bien vu, le rapprochement avec les Indiens, dont on s’est attaché à détruire toutes les traditions pour les intégrer de force à la modernité. Mais si le commissaire Morgan travaillait pour le gouvernement Ayrault, il dirait plutôt ça aujourd’hui :
"les Français doivent adopter les "coutumes libérales-libertaires" de gré ou de force. Il faut qu’ils s’adaptent à leur environnement et à notre mode de vie. Notre civilisation n’est peut-être pas parfaite mais elle est ce qui peut arriver de mieux aux Français. Il ne faut pas qu’ils puissent y échapper et s’ils ne veulent pas s’y plier il faut les briser. Le tissu des relations familiales doit être détruit, les dernières traces de socialisme doivent être anéanties et il faut leur substituer la famille recomposée et l’autonomie individuelle."

Car si en effet à une époque les valeurs familiales ont pu servir de prétexte à la destruction des structures tribales, aujourd’hui on est passé au stade supérieur dans la voie vers l’atomisation des individus, et c’est la famille elle-même qui est devenue gênante.

Par ailleurs, si en effet l’homosexualité est parfois reconnue dans les sociétés traditionnelles, il ne s’agit en aucun cas d’une indifférence entre les sexes comme on nous la vend actuellement. Il s’agit au contraire d’une reconnaissance du caractère extraordinaire de l’homosexualité ou de la transsexualité. Rien à voir donc. Et les sociétés indiennes étaient d’ailleurs particulièrement sexuées.

#89449 
07/01/2013 à 21:26 par transes en France

@GS

Je ne parlais pas du GS, mais des commentaires sur le sujet. Le GS ne s’était pas prononcé du tout jusqu’à présent et avait seulement "donné à lire", comme ils disent.
D’autre part, si on signe GS, cela signifie pour moi que c’est la ligne choisie par le Grand Soir. C’est une des règles de base, me semble-t-il. Sinon, on signe de son nom (ou pseudo, s’il y a), comme le fait Maxime, ou d’autres, à l’occasion. Et si LGS a "parrainé le colloque international sur l’homosexualité et la transsexualité qui a réuni à Paris des psychiatres de nombreux pays, en présence de Mariela Castro, fille de Raul, où deux administrateurs du GS sont intervenus dans le colloque", cela veut bien dire qu’il y avait consensus, non ? Ou alors, on joue avec les mots. D’un côté, on est d’accord, mais de l’autre, c’est chacun pour soi.

C’est vrai que c’était bien quand les nanas ont enfin eu la pilule et qu’on pouvait les baiser sans entraves.
Mais les mémoires sont courtes, les féministes de l’époque qui avaient ôté leur soutien-gorge étaient traitées de "mal baisées" - une appellation plutôt ridicule et auto-flagellante, mais le sexisme n’a peur de rien, on le voit - probablement par les mêmes qui, aujourd’hui, se montrent nostalgiques d’un temps où les moins de quarante-quatre ans n’étaient pas encore nés.

Et puis, il y a eu le Sida, qui n’a ému personne pendant longtemps, parce que les bien-pensants "majoritaires" estimaient que c’était un truc de pédés, enfin punis pour leurs relations sexuelles débridées.
L’histoire se répète. Et elle n’est pas jolie-jolie.

"Oh, là , là , ce n’est pas du bras de fer, mais on se tient réciproquement par les couilles !" Toujours élégant dans la formule. Bravo. On en redemande.

"Ce que vous soulignez ne l’était pas dans l’original, donc il fallait l’indiquer"
Ah bon ? On chipote ? C’était pourtant bel et bien écrit, et chacun pouvait le constater, en gras ou pas. Et ce n’est pas la première fois. D’ailleurs, vous persistez à nouveau à parler de "déviation".

"Vous apprenez à tout le monde que l’homosexualité n’est pas une déviation par rapport à la sexualité statistiquement, naturellement et socialement largement dominante de l’homme et de la femme. Attention à l’hétérophobie !".

De plus en plus pitoyable. C’est tout ce que vous avez trouvé à répondre ? Ca ressemble sacrément au "racisme anti-blanc", cette affaire. D’autre part, je n’apprends pas ça à tout le monde : il n’y a pas que des ignorants et des imbéciles sur terre, et je n’ai pas la prétention de leur apprendre quoi que ce soit.

"alors qu’il y a bien d’autres souffrances qui mériteraient d’être prises en compte en priorité, qui provoquent certainement plus de suicides chez les jeunes, mais qu’elle n’évoque guère".
Toujours la même chanson : on a autre chose à faire que de s’occuper des minorités. Il y a pire ailleurs ; et donc, ne nous occupons que des problèmes pires qui concernent la majorité.
Eh bien, moi, je fais partie des "minorités", et cela, depuis toujours ; et je refuse qu’on ne prenne pas en compte mon opinion et mes aspirations, et qu’on m’élimine de la législation, sous prétexte que la "majorité" pense et agit autrement (et on a vu et on voit à quel point). Ca, c’est la "démocratie" telle qu’elle nous a été vendue.
Et la majorité, actuellement, elle pense comme la droite et l’extrême-droite. Vous vous inclinez et vous cautionnez donc, parce que là , ça vous arrange ? Et que pensez-vous des 11% qui ont voté Front de gauche ? Ils ont perdu, ils sont minoritaires, donc ils n’ont plus rien à dire et doivent se plier ?
Drôle de conception de la démocratie où les "perdants", quel que soit leur nombre n’ont plus droit à la parole et doivent être ignorés des lois sous prétexte qu’ils seraient en nombre insuffisant.

Mais c’est l’air du temps, apparemment. Les leçons du passé n’ont servi à rien. Bien au contraire.
Ainsi, les luttes féministes d’antan en sont réduites au temps "agréable" des femmes sans soutien-gorge et de la baise au grand jour.
On reste dans son petit confort perso avec ses petites pensées mesquines et rétrogrades et on fait semblant de s’indigner pour des causes qui ne servent qu’à mépriser et hiérarchiser les autres.
Sinistre.

@act :
On pourrait compléter par :

" Frappés d’étonnement, les Arawaks - femmes et hommes aux corps hâlés et nus -abandonnèrent leurs villages pour se rendre sur le rivage, puis nagèrent jusqu’à cet étrange et imposant navire afin de mieux l’observer. Lorsque finalement Christophe Colomb et son équipage se rendirent à terre, avec leurs épées et leur drôle de parler, les Arawaks s’empressèrent de les accueillir en leur offrant eau, nourriture et présents. Colomb écrit plus tard dans son journal de bord : « Ils [...] nous ont apporté des perroquets, des pelotes de coton, des lances et bien d’autres choses qu’ils échangeaient contre des perles de verre et des grelots. Ils échangeaient volontiers tout ce qu’ils possédaient. [ . ..] Ils étaient bien charpentés, le corps solide et les traits agréables. [ . .. ] Ils ne portent pas d’armes et ne semblent pas les connaître car, comme je leur montrai une épée, ils la saisirent en toute innocence par la lame et se coupèrent. Ils ne connaissent pas l’acier. Leurs lances sont en bambou. [ ... ] Ils feraient d’excellents domestiques. [.. .] Avec seulement cinquante hommes, nous pourrions les soumettre tous et leur faire faire tout ce que nous voulons".

Début du Chapitre I de l’Histoire populaire des Etats-Unis - Howard Zinn.

Nous sommes toujours et encore prêts à mépriser, humilier et asservir ceux qui ne vivent pas selon nos normes.

#89450 
07/01/2013 à 21:58 par Dwaabala

des causes qui ne servent qu’à mépriser et hiérarchiser les autres.

à transes en France

Ah ! bon, pour vous « je est un autre » ?
C’est une façon de se voir et de voir le monde, je vous la laisse bien volontiers.

#89451 
07/01/2013 à 22:43 par Sheynat

Ca me rappelle les disputes entre frangins, quand l’un d’eux délaisse un objet pour vaquer à d’autres occupations, et les abandonne soudain en revendiquant à cors et à cris l’objet dédaigné, en voyant que son frère a osé l’utiliser.

Pour le mariage c’est pareil au détail près que son accès n’est pas un joujou de bac à sable, et que l’autoriser aux uns ne l’enlèvera pas aux autres.
A croire que le fait d’en être le principal utilisateur en octroie d’office l’exclusivité.
Imaginer que d’autres y aient accès devient insupportable : c’est se sentir lésé pour quelque chose dont l’intérêt n’est exaspéré que parce qu’il intéresse autrui.
Et le pompon, c’est de voir ceux qui hurlent au voleur-rendez-moi-ma-cassette affirmer que ce sont les autres qui sont bruyants et qui monopolisent toute l’attention en ces temps difficiles.

Avant, c’était mieux, car le mariage n’intéressait pas grand monde ? Raison de plus pour laisser ceux qui y trouvent intérêt y aient accès.

Diviser les luttes pour l’égalité dans des domaines diversifiés et multiples, c’est un excellent moyen de les rabaisser à l’état de minorité, non dans le sens quantitatif, mais de leur valeur.
Car le nombre sert de prétexte pour rabaisser une cause, alors que c’est la valeur de la cause qu’on tente de diminuer et ainsi, de rendre secondaire et mineure.
Alors qu’à l’inverse de diviser et hiérarchiser, si on rassemblait toutes ces causes sur le même plan, elles seraient loin d’être minoritaires en effectif.

Majorité et minorité ne se définissent pas en termes quantitatifs, mais en termes de domination. (« La majorité suppose un état de domination, et non l’inverse. ») Cela veut dire que « majorité implique une constante, d’expression ou de contenu, comme un mètre étalon par rapport auquel elle s’évalue. Supposons que la constante ou l’étalon soit homme-blanc-mâle-adulte-habitant des villes-parlant une langue standard-européen-hétérosexuel. […] Il est évident que "l’homme" a la majorité, même s’il est moins nombreux que les moustiques, les enfants, les femmes, les Noirs, les paysans, les homosexuels, etc. »
(Didier Eribon sur Gilles Deleuze)

#89452 
07/01/2013 à 23:43 par Quidam

A l’appui de ce que je remarquais plus haut on peut se livrer à un petit exercice de statistiques sur le texte du sujet du fil & les commentaires jusqu’au 07/01/2013 à 22:43.

On compte 962 mots, (utiles) combien d’occurrences de mots tels : chômage, chômeurs, pouvoir d’achat, salaires, coût de la vie, exclus, sans-logis, protection sociale, inégalités sociales, santé, éducation, retraites, etc. ?

Hein, combien ?

#89454 
08/01/2013 à 00:34 par act

@lapin :

"libérale-libertaires" ?! Pourquoi pas "anarcho-capitaliste" tant qu’on y est...

Car si en effet à une époque les valeurs familiales ont pu servir de prétexte à la destruction des structures tribales, aujourd’hui on est passé au stade supérieur dans la voie vers l’atomisation des individus, et c’est la famille elle-même qui est devenue gênante.

Et donc vous voulez lutter contre l’atomisation des individus en interdisant le mariage pour tous ?!
Décidément tout cela ressemble à des contorsions et pirouettes, comme le notait plus haut un autre commentateur :

Bref, qu’ils fassent quelque chose ou qu’ils ne fassent rien, ils ont toujours tort. On voit bien là la logique du double bind, c’est-à -dire la logique illogique des injonctions contradictoires.

Car le/ce mariage n’est pas l’indifférence des sexes, juste la concrétisation du libre arbitre d’adultes consentants. Hétéro, personnellement contre le mariage et pourtant je ne vois pas de raison valable de le refuser à celles et ceux qui souhaitent choisir cette union.
Lire tant de supposés camarades, supposés hétéros, supposément heureux de leur choix de batifoler avec le sexe opposé ; se préoccuper à ce point de ce qui, après tout, ne les regarde pas interroge ou inquiète.
En conclusion, si le thème peut paraitre "périphérique" il reste pourtant très révélateur.

#89455 
08/01/2013 à 01:43 par Sheynat

@ Quidam

«  On compte 962 mots, (utiles) combien d’occurrences de mots tels : chômage, chômeurs, pouvoir d’achat, salaires, coût de la vie, exclus, sans-logis, protection sociale, inégalités sociales, santé, éducation, retraites, etc. ?
Hein, combien ? »

Vous serez trouverez satisfaction sur un sujet parallèle, où il est évoqué les inégalités salariales, les exclusions, l’abandon familial, le délaissement social entraînant le sans-logis, les suicides, et les restrictions de protections sociales voire même les maltraitances dont sont victimes...
… oh mais, je vous laisse découvrir.

Cependant, on peut répéter des termes autant de fois qu’il nous plaît d’énoncer des lieux communs, tout en y accordant si peu de valeur qu’on se prête malgré soi à en restreindre le sens : égalités oui, sauf pour... inégalités, non, sauf pour...

Moi ce qui m’épate c’est le nombre d’interventions sur ce sujet de la part de ceux qui suggèrent plus ou moins qu’il y en a de plus importants : hein ? Combien ? Ca mériterait même de passer du temps à les compter.

#89456 
08/01/2013 à 02:06 par transes en France

@Quidam, vous n’avez pas remarqué que ce n’était pas le sujet ?
En revanche, si vous allez voir les commentaires sur les autres billets, vous constaterez qu’il n’y a pas "pédophilie", "Mariage pour tous", "homosexuel", "scoutisme" ou autre "catéchisme".
Avouez que c’est étonnant, non ?
Apparemment, les commentaires parlent du sujet du billet. Cela doit être particulier à ce site. Ils sont bizarres des fois.

#89457 
08/01/2013 à 08:23 par babelouest

@ Quidam
Ces occurrences nous éloigneraient terriblement du titre du billet. Mais pour y répondre vite : pourquoi toutes ces notions, si chacun oeuvrait au bien de tous avec pour seul salaire l’assurance d’avoir sa suffisance même quand il n’était plus en mesure de participer ?

#89458 
08/01/2013 à 08:57 par Anonyme

A Dwaabala,

L’ambiance de la fin des années 1960, était plus agréable.[]
Et la pilule depuis quelques années, ce fut aussi bien agréable.

La pilule n’a été autorisée qu’en 1967, uniquement pour les femmes majeures, c’est-à -dire, à l’époque, de plus de 21 ans, et il fallait être particulièrement bien informée pour savoir qu’il existait un planning familial auprès duquel on pouvait se la procurer. Ce n’est qu’avec la loi de 75, et grâce au MLAC, que la pilule est devenue accessible à toutes.

A ce propos, j’ai tout lieu de penser, à la lecture de vos fins commentaires, que vous faisiez partie, à cette époque-là , du service d’ordre de la CGT, qui attaquait nos cortèges à coups de poing lors des manifs du 1er mai, tandis qu’à la grande honte des copines du PCF qui avaient eu l’occasion d’apprécier la qualité de nos services et qui défilaient avec nous, l’Huma titrait le lendemain sur ces viragos qui les avaient "agressés à coup d’aiguilles à tricoter" (je cite) !

#89459 
08/01/2013 à 11:02 par Quidam

La lutte des classes un autre sujet ? Que nenni !

« Le mariage pour tous » est la nième tentative de berner le prolétariat avec des miroirs aux alouettes ineptes quand ils ne sont pas putrides.

Depuis le Moyen-âge les possédants utilisent les mêmes recettes pour maintenir leurs privilèges & exploiter le peuple, au fil du temps la classe possédante adapte ses stratégies mais le but reste le même.

Quand aujourd’hui en Europe le nationalisme belliciste ne fonctionne plus, ils lui trouvent des substituts, pour peu que le bon peuple se laisse berner, tous les moyens leurs sont bons pour parvenir à leurs fins.

Leur démagogie n’a pas de bornes, les possédants & privilégiés peuvent tout aussi bien promouvoir la xénophobie, que le prétendu féminisme, la consommation de masse, la vente à crédit & la grande distribution, la dite écologie & maintenant mettre en scène les marginaux & autres déviants sexuels.

Le patronat s’est par exemple découvert une veine féministe quand il a vu dans le sous-prolétariat féminin une opportunité de baisser les salaires ouvriers, de généraliser le travail à temps partiel & la précarisation des contrats de travail.

La famille bourgeoise du XIXème siècle était un cadre de production & de domination sociale, la classe possédante n’a pas hésité à mettre en place à partir du XXème siècle un nouveau cadre familial en rapport avec un nouveau système social de production & de domination.

De plus est apparu également au XXème siècle un merveilleux outil de décérébration du bon peuple : les médias de masse ; alors tant qu’il est possible d’occuper les esprits simples avec des âneries comme l’insécurité, les faits divers, les chocs de civilisations & les prétendues menaces de cultures & religions exogènes, le terrorisme international, les lobbies divers & variés de marginaux comportementaux bobos, la prétendue économie durable & solidaire & autres concepts purement virtuels & meaningless, etc. il ne faut pas s’en priver ! Tant qu’il est possible de faire diversion sur les réels problèmes sociaux, les inégalités qui se creusent, les exclus qui se multiplient & se paupérisent, les salariés qui se désolidarisent & se désorganisent, les pauvres qui n’ont plus les moyens de se soigner, les mal logés, les familles qui ne peuvent plus éduquer décemment leur progéniture, les retraités misérables…

#89465 
08/01/2013 à 19:55 par Anonyme

A Dwabala, quidam et autres professeurs de marxisme sur le grand soir,

Le manifeste est certes un bon petit ouvrage, mais vous auriez un meilleur aperçu de la pensée de Marx si vous lisiez le capital.

En attendant que vous ayez terminé votre lecture je propose à votre sagacité une réflexion sur la remarque suivante :

Il faut rappeler ici que du point de vue de Marx, la réalité sociale est l’unité résultant
de l’organisation de l’ensemble des rapports sociaux, unité n’excluant nullement les
contradictions entre eux et n’impliquant donc nulle clôture de cette réalité sur elle-même.

Source : Inégalités et rapports sociaux
par Roland Pfefferkorn professeur de sociologie à l’université Marc Bloch de Strasbourg et membre du laboratoire Cultures et Sociétés en Europe du CNRS
Extraits de l’introduction de l’ouvrage de Roland Pfefferkorn, Inégalités et rapports sociaux. Rapports de classe, rapports de sexe, La dispute, Collection Le genre du monde, 2007, 416 pages.

Petite précision pour éviter un conflit inutile avec Dwabaala : c’est moi qui ai souligné le paragraphe en gras.

#89493 
08/01/2013 à 21:37 par Sheynat

08/01/2013 à 11:02, par Quidam

«  Le mariage pour tous » est la nième tentative de berner le prolétariat avec des miroirs aux alouettes ineptes quand ils ne sont pas putrides.

Démonstration :

Depuis le Moyen-âge les possédants utilisent les mêmes recettes pour maintenir leurs privilèges & exploiter le peuple, au fil du temps la classe possédante adapte ses stratégies mais le but reste le même.

Même avant le Moyen-à‚ge : en 438 Théodose II instaura la 1ère loi liberticide sur le mariage, mais en effet, Au Moyen-âge, l’Inquisition menait au bûcher les «  bougres » ou boulgres.

Quand aujourd’hui en Europe le nationalisme belliciste ne fonctionne plus, ils lui trouvent des substituts, pour peu que le bon peuple se laisse berner, tous les moyens leurs sont bons pour parvenir à leurs fins.

Oui, des substituts identiques utilisés il y a quelques décennies, diabolisant des gens pour détourner le peuple des vraies plaies de ce monde et le diviser (1920-1933) * :
«  La période d’évolution sociale qui permit l’émergence d’une subculture homosexuelle, du mouvement des droits des homosexuels, du mouvement féministe, et du "mouvement pour l’amélioration de la vie" suscita de vives réactions de la part des conservateurs allemands favorables au strict contrôle des minorités sexuelles, politiques, ethniques et religieuses.(...)
Tandis que l’Allemagne s’enfonçait dans la crise et les conflits sociaux, les discours politiques réactionnaires anti-socialistes, antisémites, xénophobes et homophobes gagnèrent rapidement du terrain.
Les nazis et leurs sympathisants classèrent immédiatement les homosexuels parmi les groupes prétendument responsables de l’instabilité de la société allemande et de la faiblesse de l’État. »

Leur démagogie n’a pas de bornes, les possédants & privilégiés peuvent tout aussi bien promouvoir la xénophobie, que le prétendu féminisme, la consommation de masse, la vente à crédit & la grande distribution, la dite écologie & maintenant mettre en scène les marginaux & autres déviants sexuels.

Aucune borne, c’est clair, à un point qu’on peut difficilement imaginer :
«  les idéologues du parti nazi décrivaient les homosexuels comme des déviants psychologiques ou biologiques appartenant à une catégorie à part, à une subculture clandestine, à une communauté pseudo-ethnique ou à une cabale criminelle ou politique. Bien évidemment, pour les nazis, chacune de ces catégories constituait une menace de trouble politique ou social. »

Le patronat s’est par exemple découvert une veine féministe quand il a vu dans le sous-prolétariat féminin une opportunité de baisser les salaires ouvriers, de généraliser le travail à temps partiel & la précarisation des contrats de travail.

Tout à fait d’accord, l’écart salarial pour les femmes est de 24 %.
Ce qui n’empêche pas le patronat d’être injuste, aussi, avec les homosexuels : 6 % d’écart . Cela pourrait peut-être expliquer pourquoi les militantes féministes se battent aussi contre les inégalités à l’égard des homosexuels. Elles savent ce que c’est que d’être traitées de "luttes secondaires".

La famille bourgeoise du XIXème siècle était un cadre de production & de domination sociale, la classe possédante n’a pas hésité à mettre en place à partir du XXème siècle un nouveau cadre familial en rapport avec un nouveau système social de production & de domination.

Exact, il faut rajouter les associations religieuses dans cette entreprise de domination :
"Des années 1880 à 1933, les associations religieuses menèrent elles aussi des campagnes concertées de "pureté morale" pour lutter contre des phénomènes qu’elles considéraient comme l’expression d’un vice urbain et d’une décadence : l’avortement, la prostitution, les publications et les divertissements à caractère sexuel, le travail des femmes hors du foyer familial, les relations homosexuelles..."

De plus est apparu également au XXème siècle un merveilleux outil de cérébralisation du bon peuple : les médias de masse(...)Tant qu’il est possible de faire diversion sur les réels problèmes sociaux, les inégalités qui se creusent, les exclus qui se multiplient & se paupérisent, les salariés qui se désolidarisent & se désorganisent, les pauvres qui n’ont plus les moyens de se soigner, les mal logés, les familles qui ne peuvent plus éduquer décemment leur progéniture, les retraités misérables…

Hé oui, c’est aussi ce qui s’est produit fin 19ième, début 20ième siècle, alors qu’il y avait de l’espoir :
«  Les associations homosexuelles et les groupes féministes évoqués jusqu’à présent ont émergé dans le contexte beaucoup plus vaste des réformes sociales engagées en Allemagne à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Connu sous le nom de "Lebensbesserenbewegung" (le mouvement pour l’amélioration de la vie), ce phénomène était issu des multiples efforts déployés par la classe moyenne pour répondre directement (c’est à dire par le biais de l’entraide et de la responsabilisation de chacun) à la restructuration de l’identité sexuelle et de la famille, et relever les défis posés par le mode de vie urbain, tels que la pénurie de logements, la médiocrité des conditions sanitaires, le chômage et l’isolement. »
He ben, devinez quoi ? Survint la purge SA via sa médiatisation décérébrante :
«  Elle marqua le début dans toute la presse d’une campagne d’avilissement des homosexuels, orchestrée par le ministre de la propagande, Joseph Goebbels.(...)
Les homosexuels masculins représentaient souvent à peine plus d’un pour cent de la population totale des camps. De fait, il leur était pratiquement impossible de mettre en place des solidarités, de recourir au marché noir du camp, et d’utiliser le troc permettant d’accéder à de meilleures positions dans la hiérarchie concentrationnaire."

Conclusion, ce qui est pratique avec les boucs émissaires, c’est :
- que ce sont la plupart du temps les mêmes (femmes, homos, étrangers), donc on sait comment leur tailler un portrait (les «  déviants » etc) ; pour que ça ne paraisse pas trop FN, il suffit de les enfoncer à tour de rôles ; pas tous en même temps.
- Sachant qu’ils sont doublement désavantagés par toutes les inégalités sociales que les Grands Saigneurs dénonceront pour faire bonne figure, la stratégie sera de déclarer qu’ils sont instrumentalisés et donc, qu’ils contribuent à ces inégalités.
- Il devient alors évident, au cas où une des inégalités dont ils sont victimes serait abolie, de prétendre que c’est un os à ronger pour berner le prolétariat.
Pendant ce temps là , les privilégiés se gavent tranquillement et les millions de chômeurs s’accumulent...

*Source : De l’Eldorado au IIIème Reich

#89494 
08/01/2013 à 22:53 par Anonyme

A propos de cours de catéchisme, j’ai l’impression que les professeurs de marxisme dont il est question plus haut, prennent la pensée de Marx pour un catéchisme dont tout "vrai communiste" devrait apprendre et appliquer à la lettre les différents versets. Pauvre Marx qui croyait élaborer une méthode d’analyse scientifique (la dialectique matérialiste) du réel !

#89496 
09/01/2013 à 15:04 par Quidam

@Sheynat

Le petit exercice auquel vous vous livrez, outre avoir le mérite d’être tout à fait désopilant, & qu’à votre décharge l’on ne puisse s’empêcher d’observer qu’il est très en vogue de nos jours sur la toile, me semble tout de même un peu pathétique car il ne dément en rien un simple constat.

On peut bien évidemment saucissonner en le dénaturant un texte concis, simple & clair & lui adjoindre une litanie de citations (des mauvais esprits diraient plutôt de « wikicitations ») & sortir des mots ou des expressions de leur contexte, mais pourquoi plutôt - tant qu’à répondre - ne pas répondre sur le fond, si ce n’est parce que l’on ne trouve pas d’arguments simples, clairs, concis & de fait pertinents à y opposer ?

N’ayant manifestement rien à opposer sur le fond, vous vous arrêtez donc faute de mieux sur des mots - ce qui a certes l’avantage évident d’aider à noircir aisément des lignes - & après une petite « googlesisation » salvatrice découvrez qu’en d’autres temps & dans un autre contexte les nazis pouvaient aussi l’employer, vous voilà donc sauvée !

Eh oui les nazis parlaient la même langue que vous & moi - tout au moins dans sa variante germanique - & pour ce faire puisaient dans la cinquantaine de milliers de mots qui peuplent nos dictionnaires, la belle affaire que de le remarquer, si ce n’est tenter de masquer la désespérante vacuité d’un argumentaire !

Et si vous laissiez un peu Wikipedia & Google de côté & essayiez de voir s’il y a quelque chose de pertinent à m’opposer sur le fond, ne pensez-vous pas qu’il serait plus intéressant de l’exprimer ?

#89515 
09/01/2013 à 23:50 par transes en France

"La lutte des classes un autre sujet ? Que nenni !"

Pour vous, sans aucun doute, car depuis le début de ce fil, vous ne cessez de faire diversion en citant Marx de façon hasardeuse et en affirmant que le sujet de ce billet est fait pour nous détourner, justement, de cette fameuse "lutte des clâââsses" dont vous faites si grand cas ici, mais qui n’a pas eu les faveurs de vos lumières sur les billets qui, eux, concernaient , justement, Marx et la lutte des classes.
Pourquoi donc vous incruster sur ce fil de discussion et en détourner l’objet quand d’autres sont bien plus appropriés pour vos compétences ?

Vous voulez parler du fond ? Mais c’est bien, me semble-t-il, ce que prouve Sheynat dans son commentaire que vous traitez avec mépris de "googlesisation ".
Facile. Quand on n’a rien à opposer, on accuse son contradicteur.

Répondre que les nazis utilisaient la même langue que nous (donc la "forme") ne vous excuse pas du contenu de vos propos (le fond). C’est l’agencement et le choix de ces mots qui donnent du sens à notre pensée. Sinon, nous en serions seulement au stade de perroquets.

Et le fond, dont vous tenez tant à ce qu’il soit débattu de façon "concise, simple & claire ", il est "putride", selon votre propre expression.
Sheynat l’a démontré.
Je rajouterai une autre citation :

Le patronat s’est par exemple découvert une veine féministe quand il a vu dans le sous-prolétariat féminin une opportunité de baisser les salaires ouvriers, de généraliser le travail à temps partiel & la précarisation des contrats de travail".

Là , il est clair, simple est concis que, selon vous, si le patronat a pu baisser les salaires des ouvriers, c’est en flattant les femmes qui constituaient un "sous-prolétariat". En d’autres termes, c’est la faute des femmes, qui s’étaient laissé berner par les propos féministes du patronat et acceptaient des salaires de misère, si le patronat a sauté sur l’occasion pour baisser les salaires de hommes.
Mépris et déformation délibérée de l’histoire au profit d’une démonstration oiseuse.
Mais peut-être avez-vous mis les mots à la suite les uns des autres et c’est tombé au hasard ?

On dirait, donc, dans la même logique : "le patronat s’est par exemple découvert une veine xénophile quand il a vu dans le sous-prolétariat immigré une opportunité de baisser les salaires ouvriers …".

Au delà des mots que vous considérez à l’état brut, il y a ceux que l’on choisit. Et ce n’est pas innocent.
Comme "… mettre en scène les marginaux & autres déviants sexuels".
Eh, oui, là aussi, en effet, le "fond" est limpide : vous considérez les homosexuels comme des "marginaux", donc des gens négligeables car ne vivant pas dans les normes établies (par qui ?) et des "déviants sexuels", une thèse qui va à l’encontre des études scientifiques, mais qui rejoint le dogme des Eglises et la morale imposée par la bourgeoisie, dont vous cherchez tant à expliquer les manoeuvres pour dissimuler le vrai fond du problème : votre aversion viscérale pour les homosexuels.
Vous avez un problème avec l’homosexualité pour être aussi acharné ?

Intervenir sur ce fil pour nous rabâcher que les classes dominantes ont fait feu de tout bois pour conserver leur domination, c’est enfoncer des portes ouvertes. On ne vous a certainement pas attendu pour en faire le constat. Or, vous prenez les lecteurs pour des imbéciles, qui se laisseraient berner par les hochets que leur agitent les "possédants" pour les détourner des "vrais problèmes".
Comme vous avez pris les femmes du sous-prolétariat pour des imbéciles, qui s’étaient laissé duper par le "féminisme" du patron.

Ces "vrais problèmes", vous nous les énumérez consciencieusement, comme si nous vivions sur une autre planète. Mais vous en restez au niveau des incantations et des lamentations. Ce qui n’a aucun intérêt pour le lecteur.
Vous auriez été plus avisé de nous dire ce que vous faites personnellement pour lutter contre tous ces maux, et ce que nous pourrions faire, nous, en nous faisant partager votre grande expérience. Car, à voir votre assurance, vous devez certainement savoir mieux que nous comment organiser la lutte des clâââsses, non ?
Evidemment, hors manifs, pétitions, militantisme syndical et autres banalités. Ca, on connaît, et on pratique, et ça ne marche pas terrible.

Et, puis, au fait, si vous pouviez nous donner une définition concise, simple et claire de ce qu’est la "lutte des classes", ça nous arrangerait. Là aussi, vous avez l’air de savoir.
Parce qu’en ce moment, ça semble plus compliqué qu’il n’y parait.
Alors, on ne sait plus où a lieu la lutte des classes et à quelle heure on a rendez-vous.

#89540 
09/01/2013 à 23:56 par Sheynat

@ Quidam
Replonger dans les relents historiques dont vos discours se font les prolongements ne me réjouit personnellement pas, et je suis surprise que de les avoir placés en parallèle pour révéler de quelles manières s’articulent les montées en intolérance...
...vous fasse rire.
Le problème dans ce que vous avancez, c’est qu’il n’a de clair que l’énumération des injustices sociales dont nous sommes tous au courant.
En arriver à déclarer qu’abolir une discrimination -dont d’ailleurs une partie des prolétaires est victime- berne le prolétariat, n’a pas le pouvoir de masquer le gouffre sans fond que vous franchissez par une pirouette vide d’arguments, de démonstrations ou de documents tangibles.

M’accuser de ne pas vous opposer des arguments alors qu’on est plusieurs à ne faire que cela et que vous n’en tenez aucun compte c’est l’hôpital qui se fiche de la Charité.
Vous en avez pourtant un qui contre parfaitement votre théorie bancale, le revoici :

Et il ne s’agit pas de renoncer à la lutte des classes pour "se leurrer sur des thèmes périphériques" mais de respecter le libre arbitre de camarades dont un grand nombre étaient, sont et seront de nôtre coté des barricades (ou des barbelés).

Mais vous persistez à envelopper votre homophobie de lieux communs pour noyer votre pois(s)on.
D’après votre logique, hors bipolarité dominants-prolétaires, les autres -souffrant des mêmes oppressions exercées par la classe dominante- peuvent aller se pendre et silencieusement de surcroît, du moment qu’ils ne détournent pas de la fixation axée sur votre système élitiste de dyade pyramidale.

A croire qu’être exploité se définirait par des critères si limités qu’ils ne peuvent dépasser nos préoccupations personnelles et égocentriques.

Étant donné que ces contractions se rapprochent de celles d’il y a quelques décennies, dont l’histoire montre qu’on utilisait les mêmes boucs émissaires que ceux que vous montrez du doigt pour justifier des situations dont ils sont victimes et aucunement responsables, il me semblait judicieux de le rappeler...
...Au cas où l’histoire aiderait à éviter de reproduire les erreurs, que dis-je, les horreurs passées.
Car de cautionner une injustice à en ajouter une autre, il n’y a qu’un pas que d’autres ont eu vite fait d’amorcer jusqu’à commettre l’irrémédiable, s’auto-félicitant de sauver un peuple ; un peuple-mais-pas-tous, voyez-vous, un peuple choisi dont les "déviants" et autres marginaux étaient rejetés.

Mais lorsqu’on voit du wikipedia là où il n’y en a pas, il est logique de voir de la démagogie ailleurs que sous sa propre plume.

Le document en lien fut mis en ligne en août 2009, je l’ai classé dans mes archives virtuelles, et je l’ai déjà ressorti pour répondre à Nasrim sur ce sujet.
Il se trouve que depuis que je parviens à réfléchir par moi-même et aime à fouiller dans les bibliothèques réelles, je n’ai pas attendu de découvrir des commentaires dogmatiques sur internet pour comprendre que parmi les outils de manipulation couramment utilisés, il en est un qui consiste à asséner une liste étendue de vérités -certes, impossibles à démentir, c’est le but- pour y glisser quelques mensonges -pas toujours faciles à débusquer- et ainsi, justifier l’exclusion, quand ce n’est pas carrément faire passer la victime pour le bourreau.

#89541 
10/01/2013 à 07:32 par Quidam

@ transes en France

Si vous m’aviez lu attentivement vous auriez observé que la seule citation que j’ai faite en est une de Groucho Marx, un peu d’humur voulez-vous ?

Je vous remercie en outre de vous soucier de ma santé psychologique mais d’une part je doute fort que vous soyez qualifié pour ce faire & d’autre part au cas où vous seriez vétérinaire je peux tout à fait vous rassurer sur ce point.

Quant au reste de votre galimatias étrangement très agressif, il ne me semble pas nécessiter de réponse de ma part, il me semble clair qu’il se suffit à lui-seul !

#89547 
10/01/2013 à 07:57 par Quidam

@Sheynat

"Mais vous persistez à envelopper votre homophobie de lieux communs pour noyer votre pois(s)on."

Ah me voilà "homophobe" maintenant, diantre ! Ca m’ennuierait un peu tout de même ne serait-ce que parce que je ne sais pas bien ce que siginifie ce terme, il ne figure pas dans mes vieux dictionnaires, peut-être une forme d’hérésie moderne ressortie de l’époque de l’Inquisition ? Après le poison........... le bûcher ?

"je n’ai pas attendu de découvrir des commentaires dogmatiques sur internet pour comprendre que parmi les outils de manipulation couramment utilisés, il en est un qui consiste à asséner une liste étendue de vérités -certes, impossibles à démentir, c’est le but- pour y glisser quelques mensonges -pas toujours faciles à débusquer- et ainsi, justifier l’exclusion, quand ce n’est pas carrément faire passer la victime pour le bourreau."

Eh bien si tel était le cas ne suffirait-il pas de citer les quelques mensonges que j’aurais sournoisement dissimulés parmi ces vérités impossibles à démentir ?

#89548 
10/01/2013 à 10:08 par Anonyme

A Quidam

Ah me voilà "homophobe" maintenant, diantre !

Certes ! Homophobe, sexiste, arrogant, prétentieux autant qu’ignorant et même davantage, et pour tout dire, chiant.

Tout lecteur honnête du GS et des commentaires de cet article en est témoin !

Je suppose que je vais être censurée ; pour une fois ce sera à juste titre puisque j’insulte quelqu’un, mais considérant que seule la vérité est révolutionnaire, j’estime faire mon devoir en apportant ce témoignage.

#89551 
10/01/2013 à 10:56 Maxime Vivas

Allez, c’est passé maintenant. Voyons le reste de l’actualité, tiens.

#89554 
10/01/2013 à 10:56 par Quidam

@ transes en France

"...depuis le début de ce fil, vous ne cessez de faire diversion en citant Marx de façon hasardeuse..."

Je vous signale tout de même que la seule citatation que j’ai faite dans ce fil en est une de Groucho Marx !!!!

"Vous avez un problème avec l’homosexualité pour être aussi acharné ?"

C’est très gentil de vous inquiéter pour ma santé - d’autant que c’est tout à fait l’époque appropriée - mais voyez-vous j’ai déjà un vétérinaire attitré comme il se doit & il me donne jusqu’à présent toute satisfaction...

#89555 
10/01/2013 à 14:08 par Sheynat

J’ai loupé le lien que je voulais envoyer sur le commentaire d’act, #forum89440.

Au niveau des actualités j’ai entendu ce matin aux infos le projet de Civitas dans ses prises de positions politicocatholique, qui se déclare «  défendre la tradition, la patrie, de la culture catholique, de la famille qui est mise en danger aujourd’hui à travers les évolutions «  modernistes » ».
Avec à leur tête un belge d’Extrême Droite, ils seront en «  croisades » dimanche.
Ce qui correspond au : «  Des années 1880 à 1933, les associations religieuses menèrent elles aussi des campagnes concertées de "pureté morale" pour lutter contre des phénomènes qu’elles considéraient comme l’expression d’un vice urbain et d’une décadence ».

@ Quidam
Vous avez fait deux fois référence à Karl Marx dans vos commentaires.

Le chapitre II du Manifeste du Parti communiste de Karl Marx & Friedrich Engels ça doit vous dire quelque chose j’imagine, non ?
Pour ceux qui souhaiteraient se rafraîchir la mémoire :
-  Le Manifeste du Parti communiste - Karl Marx & Friedrich Engels
(Chapitre II. Prolétaires et communistes)

Pour ce qui est du propos homophobe, relisez-vous aussi :
"les marginaux & autres déviants sexuels."
Mais vous avez raison, «  mensonges » était trop direct, j’aurais employer les termes de Transes en France que je remercie au passage : «  Mépris et déformation délibérée de l’histoire au profit d’une démonstration oiseuse. »

#89559 
10/01/2013 à 15:57 par calame julia

Rappel,
déviant : qui s’écarte de la règle, de la norme ; qui a une conduite de déviance. Larousse 2000.

Si la norme est la complémentarité pour la procréation par exemple est-ce que l’homosexualité
est la norme ?
Homophobe est un terme utilisé par anticipation pour l’obtention de revendications qui n’ont
socialement aucun lieu d’être et de provoquer des discussions sans fondement
puisque le PACS vaut pour tous.

#89568 
10/01/2013 à 16:46 par Quidam

@ Sheynat & Transes en France

Désolé mais je n’ai pas cité Karl Marx, j’y ai fait référence uniquement, les mots ont un sens :

Citation s. f.

Action de citer, de rapporter les mots ou les phrases.
Paroles, passage empruntés à un auteur ou à quelqu’un qui fait autorité.
(Source Larousse)

Comment pourrait-on donc citer un auteur de façon hasardeuse ... sans le citer ????

#89569 
10/01/2013 à 22:15 par transes en France

Vous jouez avec les mots quand ça vous arrange pour retomber sur vos pattes. Nous n’en sommes plus actuellement aux dictionnaires du temps de Mathusalem, dont vous prétendez vous servir pour traiter de néologismes les termes qui vous dérangent, mais donner un lien sur Internet, c’est une façon commode et rapide de citer l’auteur - ou un de ses ouvrages, qui est une façon d’en référer à l’auteur, également.

Mais ergoter sur des détails vous permet d’éluder les questions de fond. Comme, par exemple : quelles sont vos propositions éclairées sur la lutte des classes ? On attend toujours.

Rassurez-vous, je ne m’inquiète pas de votre santé, je déplore que vous l’imposiez aux autres.

Anonyme a très bien cerné ce qui vous caractérise.
Sauf que je ne suis pas d’accord sur un point : "homophobe" - dont vous prétendez ne pas connaître le sens, ce qui montre une fois de plus vos incompétences en linguistique, puisque le suffixe "- phobe", d’origine grecque, qui signifie "qui a peur de, qui craint", et qui existe depuis bien avant la parution de vos dictionnaires obsolètes - n’est pas approprié. Vous n’avez pas "peur" des homosexuels : vous les haïssez. Nuance.

En revanche, Sheynat, vous avez eu tort d’employer inconsidérément le terme de "mensonge".
Parce que si on se force à relire ses commentaires, on constate qu’il s’agit de (exemples seulement, le reste entrant dans ces catégories aussi) :

blabla avec zéro information :
La famille bourgeoise du XIXème siècle était un cadre de production & de domination sociale, la classe possédante n’a pas hésité à mettre en place à partir du XXème siècle un nouveau cadre familial en rapport avec un nouveau système social de production & de domination.

Distorsion de la vérité à des fins partisanes et mépris flagrant pour les travailleuses (et les femmes en général) :
"Le patronat s’est par exemple découvert une veine féministe quand il a vu dans le sous-prolétariat féminin une opportunité de baisser les salaires ouvriers, de généraliser le travail à temps partiel & la précarisation des contrats de travail".

Lieux communs
De plus est apparu également au XXème siècle un merveilleux outil de décérébration du bon peuple : les médias de masse ; alors tant qu’il est possible d’occuper les esprits simples avec des âneries …

Partialité, racisme et mépris pour les revendications d’une partie du prolétariat
" Les lobbies divers & variés de marginaux comportementaux bobos"

Ignorance béate
Eh oui les nazis parlaient la même langue que vous & moi - tout au moins dans sa variante germanique - & pour ce faire puisaient dans la cinquantaine de milliers de mots qui peuplent nos dictionnaires, la belle affaire que de le remarquer, si ce n’est tenter de masquer la désespérante vacuité d’un argumentaire !
Mais, dites-vous plus bas : " les mots ont un sens ".
Il faudrait savoir. On aurait pourtant cru qu’il suffisait de les extraire d’un quelconque dictionnaire, antédiluvien, de préférence.

Fatuité et triomphalisme incongru :
On peut bien évidemment saucissonner en le dénaturant un texte concis, simple & clair
"Désespérante vacuité d’un argumentaire"

Mais, si on cherche bien, je le concède, on trouve tout de même ce qu’on pourrait appeler un mensonge : "N’ayant manifestement rien à opposer sur le fond".

Enfin, si on considère que le fond vaut la peine d’être débattu, évidemment.

#89586 
11/01/2013 à 13:05 par Quidam

@ transes en France

Ne pensez-vous pas qu’il serait peut-être plus approprié & un peu moins grotesque de débattre calmement sans innnonder vos contradicteurs d’un torrent de jugements de valeurs désobligeants aussi vains que ridicules ? Le Grand Soir Info n’est pas un théâtre de boulevards aux dernières nouvelles...

#89601 
11/01/2013 à 19:31 par Sheynat

Si la norme est la complémentarité pour la procréation(...)

Soyons honnête et logique : la procréation ne fut jamais la condition du mariage.

La complémentarité sexuelle biologique entre couples mariés ne garantit pas la fécondité biologique des couples hétérosexuels, ni leur engagement à procréer s’ils n’en ont pas le désir (et même pas une stabilité du couple parental autour de l’enfant s’il est procréé, depuis que le mariage n’est plus sous l’autorité de l’État -code civil 1804).
Donc, si c’est à partir d’un critère inexistant dans le mariage traditionnel, qu’on en exclut les homosexuels, c’est qu’on adopte deux poids deux mesures : il s’agit proprement dit d’une injustice flagrante, d’une discrimination.

On décrète ici que terme "homophobe" n’est pas dans les vieux dicos tout comme on déclarait là -bas qu’orientation sexuelle et identité de genre étaient des néologismes.

Pourtant le même dictionnaire (dans lequel on préfère googloliser le terme «  citation » plutôt que celui de «  citer » qui lui inclut le sens de «  mentionner, indiquer, signaler quelqu’un, quelque chose comme dignes d’attention »), en propose une définition des plus éclairantes :
homophobe (adjectif et nom) : Qui est hostile à l’homosexualité, aux homosexuels : Législation homophobe. (source Larousse).

Ainsi, il sera difficile d’ignorer -sauf mauvaise foi- les sens des mots.

On comprendra alors qu’interdire le droit au mariage aux homosexuels en les définissant comme «  déviants » par rapport à une norme qui n’existe même pas au sein du mariage, c’est cautionner une législation homophobe.

C’est une hostilité à l’égard, des homosexuels, dont les :
«  Cette polémique est grotesque et stérile !(...) A l’heure où des milliers de gens perdent leur emploi quand ils ne se retrouvent pas carrément à la rue, l’on va venir nous souler avec des états d’âmes comportementaux d’une poignée de péquins dont la vie privée n’intéresse qu’eux-mêmes ? » là -bas, tout comme les :
«  Tant qu’il est possible de faire diversion sur les réels problèmes sociaux, les inégalités qui se creusent, les exclus qui se multiplient & se paupérisent... » ici, consistent bel et bien à reproduire les justifications racistes d’avant-guerre.

L’autodafé fut d’ailleurs motivé par le principe de déviance -on brûlait les livres "déviants" ; c’est juste un petit rappel.

Pour moi ce qui est déviant, ce sont les "propos jugés diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes", et non pas les homosexuels, et en plus, j’ai comme l’impression de faire référence à une norme, à une règle, comme c’est étrange...

Je suppose que si je traitais de débiles certaines et certains commentateurs qui se placent en marge de ces conventions en traitant les homosexuels de déviants et qu’on me reprochait d’être insultante, il me suffirait de rappeler que «  débile » selon Larousse signifie «  Qui manque de vigueur intellectuelle, de puissance, d’efficacité  ». Ce serait rigolo comme pirouette, pardi !

Et pour finir, mes salutations à Nasrim, ça faisait un bail ;)

#89606 
11/01/2013 à 23:53 par Quidam

@ Sheynat

C’est très élégant intellectuellement & très rigoureux d’attribuer à ses contradicteurs les propos de tiers, bravo ! Je doute que c’est en faisant preuve d’une mauvaise foi aussi évidente que vous allez convaincre qui que ce soit, si ce n’est peut être puérilement vous même que vous auriez raison face aux évidences...

#89618 
12/01/2013 à 08:59 legrandsoir

Cher Quidam, ne le prenez pas mal (vous êtes le bienvenu ici), mais :
c’est exactement le type de commentaires (attaque ad hominem en guise de réfutation de fond) que LGS et ses lecteurs veulent éviter ici afin que nos articles s’enrichissent de la queue de comète des discussions utiles. C’est une règle. Il s’ensuit que les modérateurs n’ont pas à gérer des dizaines de commentaires et que nos fidèles ne perdent pas leur temps quand ils lisent ceux qui sont publiés.
LGS n’ignore pas aussi le système de gonflage du nombre de visites d’un site : ouvrir son "courrier des lecteurs" à des batailles rangées, des plaisanteries, bons mots, etc. Les mêmes lecteurs cliquent dix fois pour déposer leurs quelques mots, répondre, réfuter, polémiquer, relancer les autres, chaque jour, et c’est bon pour les compteurs.
Mais l’information n’y gagne rien.
Dites-vous bien que LGS n’est pas le média de quelques administrateurs, mais celui de ceux qui y écrivent.
Vous pouvez (devez ?) le lire en vous disant : "Yo soy LGS !".

#89624 
12/01/2013 à 09:51 par Quidam

@ Legransoir

Bien sûr... Mais ce n’était pas une critique vous visant, sinon je me serais bien entendu adressé à vous ! Ce que je regrette, c’est que tout le monde ne débatte pas sereinement, ce qui comme vous le remarquez fort pertinnement n’apporte rien au débat...

#89627 
12/01/2013 à 11:04 legrandsoir

LGS ou pas, le commentaire vaut pour tou(te)s les intervenant(e)s

#89638 
12/01/2013 à 10:09 par Sheynat

Encore un peu d’histoire qui je l’espère montrera à quel point celles et ceux qui tentent de dissocier les luttes ouvrières des luttes féministes et homosexuelles en prétendant s’attacher aux valeurs révolutionnaires de gauche font une grossière erreur. Le combat contre le capitalisme est lié au combat contre le patriarcat.

1- lutter contre l’exploitation de la femme qui sévit aussi dans les sphères privées :

Quelques semaines après la prise de pouvoir les Bolcheviques abolirent les vieilles lois concernant le mariage et la sexualité. L’homosexualité fut légalisée et le divorce facilement accessible. En 1920 l’avortement fut mis à la disposition des femmes gratuitement et sur demande.(...)
Les Bolcheviques tentèrent aussi de remplacer la cause profonde de l’oppression des femmes et des homosexuels - la famille. Trotski expliqua comment les différentes fonctions déléguées à la femme au sein de la famille seraient reprises par la société toute entière et comment alors il serait possible qu’hommes et femmes soient en relation d’égalité : «  La lessive doit être faite aux lavoirs publiques, la cuisine dans des restaurants publiques, la couture dans des ateliers publiques. Les enfants doivent être éduqués par de bons enseignants publics qui auront une véritable vocation pour leur profession. Alors les liens entre mari et femme seront libérés de tout ce qui est extérieur et accidentel, et l’un cessera d’absorber la vie de l’autre. Une égalité véritable sera finalement établie. Les liens ne dépendront uniquement de l’attachement mutuel » .

2- La révolution s’étend sur toutes les sphères de la vie courante, dont le prolétariat ; il n’y a pas d’exclusion de l’une au profit de l’autre ; les homosexuels unis avec les travailleurs pour combattre un fléau commun : le capitalisme.

Le Bolchevique Grégori Batkis décrivait l’attitude de la nouvelle société socialiste en 1923 : « La législation courante en matière sexuelle en Union Soviétique est le fruit de la révolution d’octobre. Cette révolution est non seulement importante en tant que phénomène politique qui assure le rôle politique du prolétariat, mais aussi pour les révolutions qui, prolongeant celle d’octobre, se sont étendues à toutes les sphères de la vie courante… [la législation soviétique] déclare la séparation absolue entre l’Etat et la société en matière de relations sexuelles, à condition qu’elles ne blessent personne et n’enfreignent pas les intérêts de personne… l’homosexualité, la sodomie et les autres formes de plaisirs sexuels condamnés par la législation européenne comme offenses à la moralité publique sont traitées par la législation soviétique exactement comme est communément appelé l’accouplement "˜naturel’ ».
Ces idées si avancées fleurirent et, pour une courte durée, furent mises en pratique parce que le système qui les retenait - le capitalisme - fut balayé par une révolution prolétarienne. Les gays en Russie n’allèrent pas quémander leur liberté à la classe dirigeante. Il se sont unis avec la lutte des travailleurs et en ont aussi récoltés les fruits.

3- Trahir une révolution : rétablir «  la famille », contrer la liberté sexuelle, assigner à la femme un rôle de pondeuse, détruire l’unité des travailleurs en utilisant entre autre les gays comme boucs émissaires ; en bref : secourir le capitalisme  

Russie - la révolution trahie
Le fait que la révolution russe ne se répandit pas à d’autre pays, que des armées étrangères envahirent la Russie et que la contre-révolution continua à faire rage enlisa la révolution. Staline s’accapara le pouvoir, s’employa à rétablir la famille et à mettre fin à la liberté sexuelle. Il écrit : «  Nous avons besoin d’hommes. L’avortement, qui détruit la vie, n’est pas acceptable dans notre pays. La femme soviétique a les mêmes droits que l’homme, mais cela ne la libère pas du grand et honorable devoir que la nature lui à donnée : elle est mère… »(...)
Les Nazis vinrent au pouvoir, déterminés à casser l’emprise des travailleurs et à secourir le capitalisme allemand. Détruire l’unité des travailleurs allemands en utilisant les juifs, les socialistes révolutionnaires et les gays comme bouc émissaire faisait parti de leur plan.

4- La révolution des travailleurs est liée à celles des homosexuels :

L’histoire de la première moitié du siècle dernier nous éclaire sur deux aspects. Premièrement, les acquis obtenus et les pertes subies par les homosexuels vont de pair avec ceux et celles des travailleurs. Le moment où la classe ouvrière eut le plus de pouvoir, pendant la révolution d’octobre 1917 en Russie, fut aussi le plus grand triomphe pour les gays et lesbiennes.

5- Aux USA les communistes et les gays furent pourchassés. Il faut arrêter de mentir sur l’histoire pour justifier son homophobie.

Avec le mouvement gay allemand détruit par le Nazisme et les avancées de la révolution russe renversées par Staline, les années cinquante et le début des années soixante furent bien sombres pour les gays et lesbiennes. Aux États-Unis la guerre froide signifia la chasse aux sorcières contre les communistes et les homosexuels car, encore une fois, les attaques contre la classe ouvrière et les gays allèrent de pair.

(source : revues socialisme)

@ Quidam : si j’attribuais vos propos uniquement à ceux de Nasrim, ça ne serait pas si grave.
Transes en France n’a pas inondé le GS avec des jugements de valeur, il a résumé ceux que vous essaimez un peu partout sur ce fil dans votre propagande contre le droit au mariage pour tous, en faisant passer les causes homosexuelles pour un des fléaux contre le prolétariat et le capitalisme (un autre exemple sur ce site)

Ce qui est un moyen grotesque de falsifier le passé révolutionnaire et de trahir l’avenir de nos révolutions.

#89630 
12/01/2013 à 10:29 par Anonyme

A LGS,

Que de précautions pour répondre à un macho homophobe, dont la mauvaise foi, les arguments dépourvus de fondement et se résumant, en dehors de quelques inventions fumeuses présentées comme des vérités établies, à des listes d’attaques personnelles parfaitement injustifiées pour la plupart, exaspèrent tous ceux et celles qui ne partagent pas son homophobie et son sexisme et les a empêchés (là , je parle pour moi) de participer pleinement au débat, de crainte de voir leurs interrogations détournées par ce genre d’individus !

La femme que je suis, aimerait que vous fassiez preuve d’autant de patience et de délicatesse quand les contributrices et/ou commentatrices victimes de telles attaques verbales tentent de s’en défendre, plutôt que d’interrompre brusquement le flux, sous prétexte qu’il est trop long (quitte à publier, quelques heures plus tard un nouveau commentaire plus macho ou insultant que les précédents), ou de leur imposer silence par un commentaire blessant qui, le plus souvent, reste sans réplique.

D’avance merci.

#89631 
12/01/2013 à 10:56 legrandsoir

Les modérateurs se suivent et ne réagissent pas forcément de la même manière...

#89635 
12/01/2013 à 10:51 par Sheynat

En me relisant j’ai vu que j’ai fait des erreurs :

depuis que le mariage n’est plus sous l’autorité de l’État -code civil 1804).

>> je voulais écrire : depuis que le mariage est sous l’autorité de l’Etat.

en faisant passer les causes homosexuelles pour un des fléaux contre le prolétariat et le capitalisme

>> je voulais écrire : fléaux contre le prolétariat comme l’est le capitalisme.

Ce doit être à cause de la fatigue :)
Merci de votre compréhension.

#89634 
12/01/2013 à 10:59 par gérard

@ Archibald emorej
Entièrement d’accord :
Il est bon de voir que l’homosexuaphilie, c’est à dire obligatoire pour tous, commence à agacer le peuple. Hors de question de se faire traiter d’homophobe, alors on encaisse... mais là c’est tous les jours, tous les jours... ça ou Depardieu... Société du Spectacle qui porte aux nues les problèmes périphériques !

LA SOCIÉTÉ DU SPECTACLE...Mais on nage en plein dedans !

Déjà avec cet article à l’emporte-pièces (comme le sont hélas quelques fois ceux de Théophraste) on est carrément parti pour les "jeux du cirque" :
Les combattants sont dans l’arène, les "blancs" d’un côté, les "noirs" de l’autre, et il faut impérativement choisir son camp, au milieu le risque est grand d’en prendre plein la gueule de la part des deux belligérants !

@Quidam
Faut pas s’inquiéter, j’ai eu droit sur un autre débat similaire aux mêmes apostrophes...d’homophobe !
L’homophobie m’était pourtant moi aussi totalement inconnue, mais c’était....avant !

@ 10/01/2013 à 10:08, par Anonyme
La colère n’ayant jamais été un argument, il faut prouver ce que vous avancez, personnellement j’ai eu beau lire et relire (car je débarque), dans tout ce qu’a écrit Quidam je ne vois rien de ce que vous prétendez...
Mais le drame de beaucoup de commentateurs c’est qu’ils ont de sérieux problèmes d’analyse de texte ; la tête surement trop dans le guidon de leurs certitudes ils n’arrivent pas à bien voir toute la route.

@ Sheynat

Soyons honnête et logique : la procréation ne fut jamais la condition du mariage

Mais c’est du n’importe quoi cette affirmation !
Mise ainsi en titre elle ne mériterait même pas de se pencher sur la suite, et elle déconsidèrerait même tout ce que tu as pu dire précédemment !
- Bâtards ! Enfants illégitimes ! La tare, la honte de la famille ! Aucun droits pour eux !
C’était les anathèmes destinés aux enfants nés hors mariage, et il n’y a pas si longtemps, c’était juste "hier" ; moralité, ils avaient tout juste le droit d’exister...
Une telle affirmation devrait déjà clore tout débat...
Mais tu avais "attaqué" auparavant :

Pour ce qui est du propos homophobe, relisez-vous aussi :
"les marginaux & autres déviants sexuels."

Question :
- est-ce un propos homophobe que de considérer l’homosexualité comme étant une attitude sexuelle déviante ?
Désolé, mais la règle de base de toute sexualité animale est la reproduction, et nous ne sommes que des animaux...Donc de fait l’homosexualité est "déviante" de la règle générale de la reproduction.
Est-il possible de répondre oui à cette idée sans pour autant être soupçonné d’avoir la Phobie de l’homosexualité ?
Apparemment NON, ce n’est pas possible, et ça je ne l’admets absolument pas !
A partir de ce style de raisonnement bien évidemment, tout débat est encore clos.

Mais revenons à ce "spectacle".
D’abord il y avait ce titre que même en rêve, ils (les intégristes de droite entre autre) n’auraient pas imaginé (même en rêve) comme plus beau cadeau : "le mariage pour tous" ; comme c’est un sujet qui traverse la Société de Droite à Gauche, on leur amène sur un plateau de quoi faire d’une pierre deux coups :
- se refaire une santé (voir leur manif)
- et apporter ainsi la zizanie dans toute la Gauche (et au Grand Soir en particulier !).
Et on se retrouve prisonnier de ce "spectacle" !
Il y avait pour le moins des "améliorations" à apporter à des situations de familles homoparentales ; je repasse le lien que j’ai déjà passé et que tu as passé aussi, Sheynat :
http://www.lcp.fr/emissions/travaux-en-commission/vod/142488-audition-... Assemblée nationale | Travaux en commission : Audition des familles homoparentales
Comme je l’ai déjà dit ou fait comprendre, j’aime beaucoup ces témoignages car ils sont caractéristiques des carences évidentes de notre Société auxquelles il faut absolument remédier. Mais ils n’ont rien à voir avec la notion originelle du "Mariage" qui était de déclarer une Union Homme/Femme, pour à postériori (surtout pour ne pas vivre dans le pécher !) créer une famille, et avoir des descendants (et biologiques de préférence !).
Il fallait laisser cette notion ringarde, réactionnaire en diable du mariage, celle du comme disait Léo Férré :
" je fais quand même mes cochoncetés en toute quiétude sous
prétexte qu’on m’a béni
Que j’ai signé chez monsieur le maire de mes deux mairies
" (le chien)
...il fallait surtout la leur laisser à tous ceux qui vont manifester Dimanche, et réinventer autre chose...
Mais que nous sommes à des années-lumière des aspirations des communautés des années 70 !
Celles là mêmes qui ne se posaient ni des questions sur l’adoption, ni sur la PMA (qui n’existait pas), tout bêtement car elles n’en avaient pas besoin...
Ce ne sont donc à mon avis que des "aspirines" pour guérir une Société malade, malade de la SOLITUDE.
Mais on en a beaucoup parlé ici http://www.legrandsoir.info/mariage-pour-tous-l-egalite-devant-la-loi-....

#89636 
12/01/2013 à 11:17 par Quidam

Ayant pour habitude de ne débattre qu’avec des interlocuteurs courtois & de bonne foi je ne m’exprimerai plus sur ce sujet, certains s’en féliciteront certainement & pourront se masturber tranquillement les neurones entre partisants de positions non débattables...

#89639 
12/01/2013 à 13:02 par Sheynat

@ Gérard
Inutile de s’énerver cela ne changera pas grand chose à la réalité :
Le mariage gai et les affirmations gratuites (pierre valois mardi 26 août 2003 ) :

La progéniture comme fondement du mariage
Certains objecteurs au mariage gai soulèvent comme argument " dirimant " que le mariage trouverait son fondement dans la fonction de la procréation. Cette approche est fausse sous plusieurs aspects. Encore ici, il est fort éclairant de porter son regard sur ce qu’enseigne l’Histoire(...)

Si seulement les raisonnements se faisaient autrement que par exclusivisme, on pourrait peut-être discuter : le fait de rendre des enfants illégitimes n’infirme en rien la réalité du mariage qui n’a pas pour norme, fondement, condition, critère ou règle, la reproduction. C’est une croyance typiquement patriarcale.

On ne va pas non plus recommencer à expliquer à quel point c’est faux de dire que comme c’est ainsi chez les autres animaux, cela justifierait qu’il en soit de même pour les animaux humains.

Bon sang mais je serais la seule à avoir grandi à la campagne entourée d’animaux, et à les avoir observé à se livrer à d’autres actes que ceux de procréer : se masturber, flirter de manière très poussée entre mâles et mâles et femelles et femelles, prendre leur pied de manière évidente pendant leurs relations sexuelles sans que la femelle «  mette bas » après chaque rapports ?

Ah non, ouf, je ne vis pas sur une autre planète, Thierry LODE invitait de cesser de mentir aux enfants .
Mariela Castro a raison quand elle dit que c’est par la connaissance et l’information qu’on parviendra à lutter contre les préjugés racistes/sexistes :

Le racisme, comme toutes les formes de discrimination, a une origine socio-économique des relations de domination imposées par des groupes puissants dans les sociétés de classe.
Les personnes souffrent de problèmes raciaux et souffrent également d’autres formes de discrimination en raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle, l’identité sexuelle, le statut économique, le lieu de résidence, la religion, l’origine ethnique, la langue, entre autres excuses à exagérer tout trait des individus et des groupes sociaux à utiliser comme une ressource pour la domination.

Je revisite les paroles de Fernando Martinez Heredia, quand il dit que le socialisme est un processus de transformation culturelle. La pratique de 53 ans de la révolution nous confirmons cette vérité profonde. Si nous ne travaillons pas les stratégies d’éducation et continues dans les médias sociaux, nous développons depuis plusieurs années sur les questions d’orientation sexuelle et l’identité de genre dans CENESEX, la société cubaine ne parviendra pas à faire les changements culturels qui sont proposés à partir d’un paradigme émancipatoire pour atteindre pleine justice

Nous on en est encore à l’âge des dinosaures, apparemment.

Quant à «  déviance », je me suis largement expliquée sur ce terme insultant, qui consiste à faire passer des attirances sexuelles qui ne sont pas celles de la majorité, pour des pratiques hors normes dont celles de la garantie de la procréation n’existe pas dans le mariage.

Tu dis :

Mais ils n’ont rien à voir avec la notion originelle du "Mariage" qui était de déclarer une Union Homme/Femme, pour à postériori (surtout pour ne pas vivre dans le pécher !) créer une famille, et avoir des descendants (et biologiques de préférence !).

Non (cf plus haut).
Maintenant, j’invite à comparer avec ce qui est comparable :
On peut aussi avancer que c’est le mariage normé, banal, c’est à dire, construit sur une situation homme-femme-enfant(s), qui pour l’enfant garantirait l’avenir le plus sécurisant puisque, selon la norme majoritaire, ce serait dans un contexte plus stable et continu : une stabilité du couple parental autour de l’enfant.
Si tels étaient les critères idéaux et normatifs du mariage et de la procréation avant qu’il ne soit transformé radicalement par la Révolution, c’est à dire, avant qu’il ne devienne un acte civil, laïque et juridique ne dépendant plus de l’autorité de l’Église, mais de l’État, c’est le divorce instauré par le code civil en 1804 qui devrait être interdit, et non pas le mariage homosexuel, car le divorce correspond à une rupture de ces stabilités et continuités favorables à l’avenir de l’enfant.
On veut être normatif, non déviant ? Allons jusqu’au bout. On veut être rétrograde, ringard et remettre à l’ordre du jour une institution telle qu’elle fut construite sous le dogme religieux ? OK, revendiquons l’interdiction du divorce.

Mais les moralistes se cachent derrière de faux prétextes car c’est l’homosexualité qu’ils rejettent ; si seulement on voyait autant de mobilisation en ce qui concerne la pédophilie dans les institutions religieuses, ces sectaires auraient plus de crédibilité à mes yeux.

Encore une fois je constate des réactions épidermiques basées sur l’ignorance, et que dans ces virulences réactionnaires il est de mise d’accuser celles et ceux qui comme Transes en France et Anonyme (à qui je souhaite personnellement la bienvenue car c’est un plaisir pour moi de les lire) , se sont exprimés posément, de «  colère » : la poutre, la paille, et blablabla...

#89645 
12/01/2013 à 18:38 par gérard

@ Sheynat
En ce qui concerne la "vie à la campagne", je connais, elle m’a conditionné étant enfant et j’y vis actuellement.
Petit entracte pour détendre l’atmosphère.
Voir la vie sexuelle totalement stupéfiante de la punaise : http://www.clako-punaises.com/fr/la-punaise-des-lits/57.
J’ai vu dans une ferme, j’insiste bien ce n’est pas une histoire racontée, un dindon qui faisait la cours...à une machine à laver déposée à l’extérieur : il "glougloutait" se gonflait et tournait autour toute la journée...

Les animaux ne sont peut-être pas une référence car l’immense majorité est """normale""". En règle générale il ne faut surtout pas se baser sur des exceptions pour contrer un fait majoritaire. Les mâles par exemple chez certaines espèces animales ont la fâcheuse manie de vouloir tuer les petits. Tous les mâles de toutes les espèces n’ont pas cette redoutable tendance fort heureusement...
La "famille traditionnelle", j’ai dit ce que j’en pensais, fort peu de bien par rapport à la communauté.
Un enfant rien que pour em...der ses parents, il nait avec un Inné physique (tout le monde est d’accord là dessus) mais aussi avec un Inné Psychique (des tendances, des goûts, des attitudes etc bien à lui) et il faut qu’il corresponde avec celui de ses parents, il faut que ses parents le comprennent ; pas évident souvent à gérer pour seulement deux personnes...
Dans cette optique de vue, je considère l’adoption monoparentale comme étant, passez moi le terme, une connerie. Je n’arrive même pas à concevoir que cela existe ! Quelle solitude, quelle charge pour une seule personne !
Les témoignages de Femmes seules en monoparentalité vont presque tous dans le même sens : elles n’en peuvent plus de cette situation...Ce n’est peut-être pas "utile" d’en provoquer d’autres, non ?

Pour en revenir au "mariage pour tous" ça coince uniquement sur l’adoption et la PMA et c’est la-dessus et uniquement la-dessus qu’il fallait débattre et légiférer, car il le fallait (voir les témoignages). Mais il fallait simplement rester dans le cadre du PACS ; il ne fallait pas enclencher cette machine infernale du "mariage pour tous" !
Mais cette histoire, elle est dans la même ligne que : "mon adversaire....c’est le monde de la finance, je vais renégocier le traité européen", etc. C’est à dire...n’importe quoi !
Quelques questions non exhaustives et vite fait :
1) L’adoption en homoparentalité peut-elle être identique à la "normale" ? Pour de très très jeunes enfants aussi ? Ne faut-il pas la signaler en cas d’adoption à l’International ?
2) La PMA peut on l’autoriser sous toutes ses formes ? Le problème des mères porteuses ? Les Pays limitrophes ont-ils si raison que cela ?
Je ne veux plus y apporter mon avis, j’ai déjà émis des réserves qui n’ont strictement rien d’homophobes, il n’y a qu’à me relire...je fatigue !
La seule chose que je voudrai dire c’est que si on ne s’y était pas pris aussi bêtement en "sautant comme des cabris" et en criant "le mariage pour tous !", donc en restant bien sagement au niveau du PACS, en s’imposant des règles et un temps de réflexion, on n’en serait pas là , à avoir pour ainsi dire, participé activement à la manif de dimanche !
On dit merci qui ?

#89661 
12/01/2013 à 18:50 par calame julia

..."réactions épidermiques basées sur l’ignorance"... écrit Sheynat !

Précisez votre pensée "basées sur l’ignorance" !

#89663 
12/01/2013 à 18:53 legrandsoir

Tout le monde se calme et en revient aux arguments qui ne sont pas un dialogue, mais des connaissances dont chacun va faire son miel sur ce site.

On fait comme ça ?

#89664 
12/01/2013 à 20:36 par Sheynat

@ Gérard
Ce n’est pas que je n’aime pas papoter, mais tout ce que tu ressasses a été traité par plusieurs intervenants, et dans ce fil, et dans l’autre (dont tu as également donné le lien) : sur les animaux, sur le principe de normalité, de majorité, sur le pacs, sur les diversités de situations familiales et contextes parentaux, PMA...
...sur les significations d’homophobie, sur les divisions crées dans les luttes ouvrières avant-guerre en utilisant les gays en boucs émissaires, sur un débat qui n’aurait pas du avoir lieu car lorsqu’une loi est discriminante et qu’on promet de l’abolir, ben on l’abolit, et sur le tapage réactionnaire et hostile aux homosexuels (donc homophobe) qui est fait à l’égard de ce droit au mariage.
Toutes les réponses sont déjà dans les commentaires sur les deux sujets, développées, expliquées, documentées.
Je t’en mets une sous les yeux qui les résume presque toutes, tiens :

07/01/2013 à 15:39, Maxime Vivas

"Le PACS pour tous !" ne serait-il pas un slogan moins crétin ?

Le PACS n’ouvre pas les mêmes droits que le mariage. C’est là le problème. Et c’est une (une) des raisons pour lesquelles certains couples hétéros se marient. Les homos revendiquent des droits identiques.

Je n’ai personnellement rien de plus à rajouter, si ce n’est de soutenir pleinement le dernier billet de Théophraste "Tous à la manif ! Mais pas à n’importe laquelle."
(je ne mets pas le lien car il comporte des + et donc, je n’arriverai pas à le faire passer dans le com’).

#89670 
13/01/2013 à 09:54 par Anonyme

Les modérateurs se suivent et ne réagissent pas forcément de la même manière...

Je veux bien vous croire, mais il me semble tout de même qu’au final, c’est toujours du même côté que penche la balance.

Ou plutôt (j’espère) que penchait jusqu’ici la balance... puisque vous venez de publier coup sur coup deux articles qui vont clairement à contre courant de ce qui semblait faire partie de la ligne éditoriale du GS.

#89686 
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