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Lobbies : l’insoutenable complaisance des élus

Jacques GUÉRIN

Les affaires de conflits d’intérêt se multiplient, à tous les niveaux et dans tous les secteurs, jetant un doute sur l’impartialité des décisions publiques. Il devient urgent d’encadrer les pratiques du lobbying et d’aller plus loin en matière de transparence.

Le 16 avril 2015, Michel Aubier, pneumologue à l’hôpital Bichat, intervient devant les sénateurs de la commission d’enquête « sur le coût économique et financier de la pollution de l’air ». Il déclare alors sous serment n’avoir « aucun lien d’intérêts avec les acteurs économiques ». Mais un peu moins d’un an plus tard, Libération et Le Canard Enchaîné révèlent que le pneumologue est rémunéré par Total comme médecin-conseil auprès des dirigeants du groupe. Convoqué par la commission sénatoriale pour s’expliquer, le médecin reconnaît alors toucher 5 000 euros par mois du groupe pétrolier. L’affaire est d’autant plus gênante que dans les médias ou devant les sénateurs, ce médecin a plutôt eu tendance, selon Le Monde, à minimiser les effets sur la santé de la pollution aux particules fines... Les liaisons dangereuses Le poids croissant des lobbies dans la société se traduit par de nombreuses affaires de conflits d’intérêts concernant des hommes politiques, des hauts fonctionnaires ou des experts scientifiques. Des pratiques (...) Lire la suite »
Lorsque tout parfois semble perdu ou morose...

Penser printemps

Olivier FOREAU
Ultime pet de François Hollande à la face de ses électeurs, Emmanuel Macron est un produit qui se vend bien. Moitié anxiolytique, moitié analgésique, il a été spécialement conçu pour les peuples en phase terminale, ce qui explique pour une bonne part son succès dans l’hexagone. Sa campagne, qui ressemble à une pub soporifique pour de la crème dessert, marque un tournant dans la longue histoire de la lobotomie : cette fois-ci, on a atteint la moelle épinière. « Lorsque tout parfois semble perdu ou morose, il faut penser printemps », prêche notre nouvelle idole, qui même sous la torture, ne saurait guère en dire plus sur sa vision de la France. En même temps, quelqu’un qui travaille depuis des années à la démolition programmée du système social français [1] a-t-il vraiment besoin de se répandre en confidences ? Ceux qui déplorent qu’il ne parle de rien n’ont probablement pas pensé à ce qu’il dirait s’il se mettait à parler de quelque chose. Quand d’autres déroulent d’une voix morne le catalogue des privations (...) Lire la suite »

L’addition

Thierry DERONNE
« Dépêché à Caracas pour cause de campagne présidentielle en France ? » s’écria le vieux Petkoff, amusé du paradoxe qui ramenait son vieil ami « le doctor Paulo » sous les lambris viscontiens du Four Seasons. Le cinéphile devenu journaliste s’efforça de rire, fermant un œil complice pour l’abrazo. Au fond de lui-même il était d’une humeur massacrante. Certes, le laptop posée sur le couvre-lit moiré l’avait rasséréné. Paris publiait in extenso son article sur les morts au Venezuela et sur la marche de la droite jusqu’à la Conférence épiscopale, la « marche du silence en mémoire des tombés », un titre qui serait aussitôt copié/collé à l’infini sur une myriade de sites et de tweets. Et le président de Voluntad Popular lui avait répété que des médias comme le sien revêtait un rôle muy, muy importante, si si hermano, dans l’offensive finale contre le « régime ». Mais au-delà des abrazos effusifs, Paulo Paranagua [correspondant du Monde pour l'Amérique latine - NdR] le sentait, quelque chose n’allait pas. Au déjeuner il avait (...) Lire la suite »

La victoire volée du morveux de chez Rothschild

Bruno GUIGUE
Lancé sur le marché comme une savonnette, le bébé Cadum de la finance s’installera à l’Elysée le 7 mai. Certes, Macron est vainqueur, mais il a emporté la mise au terme d’une campagne qui a pulvérisé les records de médiocrité et de partialité. Adoubé par le capital transnational, le morveux de chez Rothschild a gagné un match truqué. Si Macron a gagné dimanche, c’est parce que neuf milliardaires contrôlent la presse française, que Macron est leur candidat et que ces rapaces décident à notre place. Durant la campagne, la fabrique du consentement a tourné à plein régime, elle a fait la “journée des trois 8” ! Des cajôleries de Bourdin aux mensonges du “Monde” en passant par la servilité des hétaïres sur le retour de Bfm/Tv, la caste journalistique a justifié ses émoluments en passant consciencieusement la serpillière pour le commis de l’oligarchie. Propulsé au firmament cathodique, le jeune banquier rompu au marketing a vendu son rêve de pacotille, proposant aux gogos, par exemple, de faire de la France une “start-up (...) Lire la suite »
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Emmuré(e)s vivant(e)s

Marie BLACHERE
Ce samedi soir, pas mal chamboulée par de mauvais souvenirs qui refaisaient surface, j’avais décidé de m’imposer une discipline drastique pour contrer les effets de mes pensées tourmentées : regarder du début à la fin une émission de télé-réalité, n’importe laquelle, pensant que je tenais là l’antidote. En changeant de chaîne, je tombais finalement sur l’émission The Voice (La Voix), sorte de télé-crochet où de jeunes chanteurs s’époumonent sur des reprises de chansons de variété, tandis que de « grandes pointures » de la chanson française (Zazie, Florent Pagny et deux autres personnes non identifiables) écoutent religieusement la performance, tournant le dos au chanteur et qui, en fins limiers dénicheurs de nouveaux talents, finissent par appuyer, ou non, sur un énorme bouton poussoir pour signifier leur état de grâce. Leur énorme siège se met à pivoter afin de pouvoir découvrir de leurs yeux ébahis la perle rare. Tout le monde applaudit. La soirée se passait plutôt bien. Aucune chanson ne me plaisait, les (...) Lire la suite »

Comment les soldats israéliens interrogent les prisonniers palestiniens (Al Jazeera)

Farah NAJJAR, Shasta HAMMAD

Pendant la Journée des prisonniers palestiniens, les détenus et leurs proches relatent les horribles tortures et abus de toutes sortes qui leur sont infligés dans les prisons israéliennes.

Il y a actuellement 6 500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes

Depuis 1974, date à laquelle le premier prisonnier palestinien a été libéré dans un accord d'échange, le 17 avril, les Palestiniens célèbrent la Journée des prisonniers palestiniens pour manifester leur solidarité avec les prisonniers enfermés dans les geôles israéliennes. Actuellement, il y a 6 500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes. Ce nombre comprend 300 enfants et 53 femmes, selon Addameer, une association de défense des droits de l'homme et de soutien des prisonniers palestiniens basée à Jérusalem. Laith Abu Zeyad, le représentant juridique international d'Addameer, a déclaré à Al Jazeera qu'Israël arrête de 500 à 700 enfants chaque année en Cisjordanie occupée. Quand ils sont arrêtés, les civils palestiniens résidant en Cisjordanie sont jugés par des tribunaux militaires israéliens dont les taux de condamnation atteignent 99,7%, selon Abu Zeyad. Faire juger des civils par un tribunal militaire est une violation du droit international. Cela signifie que le droit des civils à (...) Lire la suite »

Trump – en Corée du Nord, ce sont des êtres humains que vous allez assassiner ! (Global Research)

Andre VLTCHEK
Quand je pense à la Corée du Nord, la première image qui me vient à l'esprit est une brume sur la surface calme et majestueuse de la rivière Taedong près de Pyongyang. Ensuite, je me souviens toujours de ces deux amants, noués dans une étreinte tendre et presque désespérée, assis côte à côte sur le rivage. Je les ai vus tous les jours, lors de mes promenades matinales. A présent, je ne sais plus si elles étaient réelles ou simplement un produit de mon imagination ; un souvenir triste et doux de tout ce qui a déjà été perdu, ainsi que de tout ce qui aurait dû se produire, mais qui ne s'est jamais vraiment matérialisé. À l'heure actuelle, alors que l'"armada" de Donald Trump vogue vers la Chine et la RPDC, je me souviens de ces moments : la falaise, les amants et un pêcheur isolé avec sa longue canne à pêche de l'autre côté de la rivière. Tout dans ma mémoire liée à ces aubes est désormais immobile, serein. Parfois, je me demande si les mots ont encore le pouvoir qu'ils avaient autrefois. Dans le passé, un beau (...) Lire la suite »

Quand France Inter et Europe 1 découvrent opportunément l’ALBA

Mémoire des Luttes
La campagne pour l’élection présidentielle française vient de faire un détour par l’Amérique latine et les Caraïbes. Mais pas à l’avantage d’un candidat et de certains journalistes qui ont étalé leur ignorance des affaires de la région, en même temps que leur parti pris. Déjà, comme le Singe de la fable de La Fontaine qui, plastronnant devant le Dauphin, prenait le Pirée pour un homme, Emmanuel Macron avait pris la Guyane pour une île. Toujours cette attraction de l’off shore qui n’étonnera pas chez un ancien banquier… Retraversons l’Atlantique. Ces derniers jours, dans les matinales de certaines radios – notamment celles de Patrick Cohen (France Inter) et Fabien Namias (Europe 1) – les auditeurs ont été pris à témoin d’un scandale sans doute aussi énorme, si l’on en juge par le temps d’antenne qui lui est consacré, que le Penelopegate ou les Panama Papers : dans son programme L’Avenir en commun, Jean-Luc Mélenchon propose rien de moins que l’adhésion de la France à l’Alliance bolivarienne pour les peuples de (...) Lire la suite »

Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40

Aude LANCELIN

Comment le candidat d’« En marche ! » a été entièrement fabriqué par des médias entre les mains du capital, et pourquoi il est encore temps de résister à ce coup de force.

C’était à la fin de l’été dernier, je venais de rendre le manuscrit du Monde libre. Mon regard errait devant les images de BFM TV, dans les vestiges d’une canicule parisienne achevée il y a peu. C’est alors que je compris brutalement que l’année 2017 serait terrible, et que la présidentielle à venir ne ressemblerait à rien de ce que ce pays avait connu jusqu’ici. La première chaîne d’informations en continu du pays, fleuron du groupe Altice-SFR détenu par Patrick Drahi, n’avait pas lésiné sur les moyens en ce 30 août 2016. Le tout pour couvrir un événement considérable, imaginez du peu : la démission du ministère de l’économie d’un jeune baron du hollandisme encore quasi inconnu du public deux ans auparavant. Un scoop d’importance planétaire, on voit ça, qui valait bien la mobilisation générale de toute les équipes de la chaîne détenue par ce milliardaire français issu des télécoms. L’étrange spectacle qui s’étalait sur les écrans du pays ce jour-là, c’était un chérubin en costume-cravate s’échappant du ministère de (...) Lire la suite »
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Le « projet » de la « famille »

Bernard GENSANE

Avant, mais c’était avant, on aurait dit : le « programme » du « parti ». Que penser de cette dérive ?

Je vais suivre ici Le Robert. Le mot programme date du XVIIe siècle. Il vient du grec programma qui signifie « ce qui est écrit à l’avance ». Au XVIIe siècle, il va prendre le sens de « sujet d’un concours » ou « description d’un cours ». Le mot programme implique donc une description précise de ce qui va advenir, se dérouler. On affiche un programme, on le distribue. Dans le programme d’un spectacle peut figurer une analyse de la pièce. Lorsque l’on organise une fête, on parle de « programme des réjouissances » avec, là encore, une description précise de ce qui va advenir. Si, dans un programme de concert, on annonce la sonate avant la passacaille, le concertiste ne prendra pas la liberté d’inverser l’ordre établi. Lorsque le ministère de l’Éducation nationale publie le programme de l’agrégation, il ne peut pas s’y reprendre à deux fois. Renan observait en son temps qu’on ne plaisantait pas avec les programmes : « Si un professeur a pour devoir évident de ne pas sortir de son programme, il ne peut, dans (...) Lire la suite »

Comment redescendre du lierre de Mr. Bourdin et cultiver notre propre jardin

Thierry DERONNE

De mai à juillet 2016, les médias espagnols firent de la « dictature bolivarienne » un thème central de la campagne électorale. Passé le scrutin, ils n’en ont pratiquement plus parlé (1). C’est pour la même raison que les médias français dominants, dont les mensonges sur le Venezuela rempliraient plusieurs bibliothèques, redoublent d’ardeur dans une campagne présidentielle, où la plus-value de 18 ans de désinformation quotidienne revêt un intérêt très particulier…

Ainsi, le 19 avril 2017, on nous annonce « deux nouvelles victimes lors de manifestations anti-Maduro ». Le lendemain matin, un animateur de radio (Jean-Jacques Bourdin) oblige un candidat à la présidence de la République (Jean-Luc Mélenchon) à condamner les « violences d’Etat au Venezuela comme au Bahrein, partout ». Ce qui est intéressant ici, c’est que ni Mr. Mélenchon, alors qu’il n’est encore que candidat, ni ses sympathisants, ne peuvent répondre autre chose. Est-il possible de garder un rapport serein, détaché, au réel dans un champ médiatique univoque ? Même pour le plus formé des militants, la quantité de mensonges devient vérité. En Espagne, Podemos a dû baisser la tête et prendre ses distances avec la révolution bolivarienne, par peur de perdre des voix. il y a un an, Nicolas Maduro organisait déjà des « auto-coups d’Etat »… à Madrid. En ce qui concerne le Venezuela, la réalité invite pourtant à la prudence. Selon des membres de la famille du jeune Carlos Moreno (17 ans), frappé d’une balle à la (...) Lire la suite »
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Macron : La fin du système des partis.

Jean-Claude PAYE
La déclaration d’Emmanuel Macron, se présentant comme le candidat « anti-système », a surpris les Français, car il avait été nommé secrétaire général adjoint auprès du Président Hollande en 2012, puis ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique dans le gouvernement Manuel Valls II en 2014. Il n'a d'ailleurs démissionné de cette dernière fonction que pour avoir les mains libres, afin de se présenter à l'élection présidentielle. Cette auto-désignation nous dit cependant quelque chose d'important sur l'évolution de la structure politique. Que E. Macron se sépare du régime des partis politiques comme mode de gouvernance du pays est une évidence. Pourtant, cette prise de distance, vis à vis des partis constitués, ne fait pas de lui un candidat anti-système, car le « système » qui se met en place n’est plus celui des partis, mais bien celui d’une gouvernance politique directe des États nationaux par les acteurs économiques dominants et les structures politiques internationales. D’ailleurs l’intervention de l’« (...) Lire la suite »

L’école, la post-vérité et les « théories du complot ».

Michèle JANSS

Nouveau concept développé par Katharine Viner, éditorialiste au Guardian, la post-vérité serait un fléau apporté principalement par les réseaux sociaux : il n’a jamais été aussi facile de publier des informations mensongères qui sont immédiatement reprises et passent pour des vérités. Mais en plus, avoir la vérité de son côté ne suffirait plus à persuader, parce que le public se laisse guider par l’émotion. Les jeunes ne s’y retrouveraient plus et ne sauraient plus quoi penser. Dans l’enseignement, les formations sur les théories du complot et l’éducation aux médias débarquent en force.

Les médias L’idée de post-vérité est une diversion qui évacue la nature propagandiste des médias et le fait que la politique est devenue un spectacle à rebondissements du niveau des émissions de télé-réalité. Les débats auxquels nous assistons aujourd’hui, aussi bien à l’occasion des élections américaines que françaises, tournent davantage autour du thème : « un tel a menti, nous cache-t-on quelque chose ? » que sur les programmes économiques et sociaux. Les médias classiques préfèrent attribuer la crise qu’ils traversent et leur perte de crédibilité aux « complotistes » plutôt que de s'interroger sur leurs propres dysfonctionnements. Délaissés au profit d’internet et mis en péril, ils n’acceptent pas de tirer les leçons de leurs erreurs : armes de destruction massives en Irak, destruction de la Libye, énorme couverture médiatique de certains conflits et silence sur d’autres, faiblesse des analyses géopolitiques et économiques au profit de l'émotionnel, mépris affiché et/ou suffisance de certains journalistes.... La (...) Lire la suite »
L’OCDE fournit un vade mecum pour les gouvernants

Comment appliquer des politiques antipopulaires d’austérité

Eric TOUSSAINT
Dans un document destiné aux gouvernants, Christian Morrisson, fonctionnaire de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) – voir encadré – prodigue, en 1996, ses recommandations ( 1). C’est effarant. Le texte de Christian Morrisson se passe de longs commentaires. En voici des extraits (les intertitres sont de la rédaction). À la lecture, on se rend compte que ces recommandations sont effectivement appliquées à l’échelle de l’ensemble de la planète avec le soutien des grandes institutions internationales comme l’OCDE, le FMI, la Banque mondiale, la Banque centrale européenne, et la plupart des gouvernements. Tout d’abord, des précisions sur le but du rapport intitulé La faisabilité politique de l’ajustement (Morrisson, 1996) : « Le Centre de Développement s’efforce d’identifier et d’analyser les problèmes qui vont se poser à moyen terme aussi bien pour les pays membres de l’OCDE que les pays non membres, et d’en dégager des lignes d’action pour faciliter l’élaboration de (...) Lire la suite »

Violence : la leur et la nôtre (Jadaliyya )

Vijay PRASHAD
« Je ne comprends pas toute la sensiblerie autour du recours au gaz. Je suis fortement favorable à l'utilisation de gaz toxique contre les tribus non civilisées. Cela répandrait une sacrée terreur ». Winston Churchill, 1920, au sujet du soulèvement en Irak. Londres. Le 23 mars 2017, Khalid Masood a foncé sur les passants avec sa voiture sur le pont de Westminster à Londres, il a poignardé un officier de police avec un couteau puis il a été abattu. Il a tué quatre personnes dans sa furie, et il a en plus blessé quarante personnes et perturbé la tranquillité d'une grande ville occidentale. Masood, qui est né à Dartford (Kent, Grande-Bretagne), avait des ennuis avec la loi depuis de nombreuses années – principalement à cause d'actes de violence et de possession d'armes. L'écart entre l'acte de Masood et celui d'un criminel de droit commun est mince. Il y a deux mois, le chef de la Police Métropolitaine a déclaré que « tous les voyants d'alerte étaient au rouge » en ce qui concernait l'augmentation des (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
A veauté !

Refaire du De Gaulle (« Les Français sont des veaux ») ou du Serge July qui engueula dans Libération les électeurs ayant voté non au référendum de 2005 sur l’Europe ?

Non ! Ayons l’esprit sportif : dimanche 23 avril 2017, on a été virés hors des cordes et il ne reste que deux pugilistes sur le ring. Du bas, laissons-les se battre. Que le meilleur gagne (si l’on peut de parler de « meilleur »).

D’aucuns voudront se joindre à Alain Madelin, Manuel Valls, Myriam El Khomri, Jean-Pierre Raffarin, Daniel Cohn-Bendit, Bernard Arnault, Vincent Bolloré, Philippe Douste-Blazy, Jean-Yves Le Drian, à quelques banquiers et à la moitié du PS pour encourager Macron en lançant depuis les gradins des canettes de bière et des pétards fumigènes sur la fausse blonde après avoir pris des paris avec les bookmakers du MEDEF, du CAC40 et de la banque Rothschild.

Pour ma part, je vais sombrer dans un état d’indifférence politico-comateuse, sans bonheur ni douleur, qui me rend libre de ne pas choisir entre la peste brune et ceux qui l’ont fabriquée pour nous ligoter.

Ils m’ont fait voter Chirac en 2002 contre le borgne, je ne voterai pas en 2017 pour Macron contre la fille.

Et pourquoi pas (je les vois venir) en 2022 contre la nièce ?

Théophraste R. (néo-pratiquant des loisirs halieutiques dominicaux en eau douce, loin des requins et des morues).

PS. Merci à ceux qui ont mis le feu (alors qu’on leur répète depuis des années de ne pas jouer dans le foin avec des allumettes) de bien vouloir ne pas me reprocher l’embrasement de la grange et mes réticences à toucher des seaux d’eau en leur compagnie.

Pas un merci à ceux qui ont voté pour Hamon, privant Jean-Luc Mélenchon des quelques points qui auraient permis de changer ce pays et de lui épargner ce qu’il va vivre.

Bravo à Hamon qui est passé en un clin d’oeil d’un discours « de gauche » au ralliement au candidat de « mon adversaire la finance ».

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