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Bolivie : la dictature s’installe

Jean-Michel Hureau

Trois jours seulement après avoir exigé la démission du président légitimement élu, Evo Morales, le général William Kaliman s’est installé aux Etats-Unis après avoir reçu 1 million de dollars, en échange de ses bons et loyaux services, de la part de l’attaché commercial de l’ambassade des Etats-Unis à La Paz, Bruce Williamson.

La même somme a été remise à tous les autres commandants militaires et seulement 500 000 dollars, les pauvres, aux hauts dirigeants de la police, tous partis aux Etats-Unis. C’est Bruce Williamson qui a été chargé de les contacter et de coordonner les actions qui ont mené au coup d’Etat, entre la mutinerie de la police et l’inaction de l’armée. La sénatrice auto-proclamée présidente, Janine Añez s’est empressée de nommer d'autres commandants en remplacement des fuyards, en évitant ainsi toute enquête immédiate des instances locales et internationales. Comme par hasard, la majorité d’entre eux viennent des provinces de Santa Cruz, Beni et Oriente qui sont, traditionnellement, les foyers les plus réactionnaires et d’où sont nés la plus grande partie des coups d'Etat dans ce pays qui en compte presque plus que d’années d'indépendance. Les nommés sont : Pablo Arturo Guerra Camacho, Commandant en chef d’Etat-major des Forces Armées Iván Patricio Inchausti Rioja, Commandant de l’Armée de Terre Ciro Orlando (...) Lire la suite »
Dotés de battes de base-ball, de chaînes, de grenades, d’armes à feu, ils chargent des paysannes sans défense

La haine de l’Indien

Álvaro GARCIA LINERA

Tel un épais brouillard nocturne, la haine parcourt voracement les quartiers des classes moyennes urbaines traditionnelles de Bolivie. Leurs yeux débordent de rage. Ils ne crient pas : ils crachent ; ils ne réclament pas : ils imposent.

Leurs slogans ne sont pas d’espoir ni de fraternité : ils sont de mépris et de discrimination envers les Indiens. Ils enfourchent leurs motos, montent sur des camionnettes, se regroupent dans leurs fraternités carnavalesques et leurs universités privées et partent à la chasse des Indiens soulevés qui ont osé leur ôter le pouvoir. À Santa Cruz, ils organisent des hordes motorisées 4 x 4, gourdin à la main, pour faire un exemple contre les Indiens, qu’ils appellent collas et qui vivent dans les quartiers marginaux et dans les marchés. Ils scandent des slogans : Tuons des collas, et s’ils croisent en chemin une Indienne portant la pollera, ils la frappent, la menacent et la somment d’abandonner leur territoire. À Cochabamba, ils organisent des convois pour imposer la suprématie raciale dans la zone Sud où vivent les classes nécessiteuses et chargent comme des régiments de cavalerie contre des milliers de femmes, des paysannes sans défense qui marchent en demandant la paix. Ils portent à la main des battes (...) Lire la suite »
L’extraordinaire inflation subite des comptes twitter des putschistes boliviens

Les réseaux sociaux et le coup d’Etat contre Evo Morales

Maria CAFFERETA

Deux enquêtes indiquent que des milliers de comptes Twitter (jusqu'à près de 70 000) ont été créés dans le seul but de légitimer la destitution du président bolivien Evo Morales.

13 novembre 2019. Les défenseurs du coup d'État en Bolivie ont cherché à blanchir l'image du nouveau régime dans les réseaux sociaux ainsi qu’à légitimer la destitution du président Evo Morales. Dans le cadre d'une campagne menée sur la plateforme de microblogging Twitter, plus de 4 500 nouveaux comptes ne comptant presque aucun abonné ont été créés ces derniers jours pour positionner le hashtag #BoliviaNoHayGolpe (#Iln’yaPasdeCoupdEtatEnBolivie). Luciano Galup, spécialiste de la communication politique et auteur du livre "Big Data and Politics", a déclaré à Página/12 qu'"il y avait une action clairement coordonnée pour créer des comptes afin de donner du volume à cette tendance". Galup, directeur de la société de conseil Menta Comunicación, a annoncé hier qu'il y avait des milliers de messages contre Evo Morales provenant de comptes qui n'avaient pratiquement aucun abonné : "3 612 comptes ont participé au hashtag #BoliviaNoHayGolpe et ils ont entre zéro et un abonné. Et le plus scandaleux, c'est qu'il y a 4 (...) Lire la suite »
Il est naïf de croire que l’on va transformer la société par une majorité parlementaire.

Le peuple désarmé sera toujours vaincu

Bruno GUIGUE

C’est sans doute un effet collatéral de la passion de la gauche contemporaine pour les élections, mais il semble qu’on ait oublié la formule de Mao : « le pouvoir est au bout du fusil ». La naïveté devant la cruauté du monde mène rarement au succès, et le désarmement unilatéral est une forme d’immolation volontaire.

La République espagnole croyait à la démocratie parlementaire, et Franco a instauré sa dictature. Salvador Allende croyait à la démocratie parlementaire, et on a eu Pinochet. Evo Morales croyait à la démocratie parlementaire, et un coup d’État l’a chassé du pouvoir. Illustrations parmi tant d’autres d’une loi de l’histoire : face à des loups, ne jamais faire l’agneau. Comme les expériences précédentes, celle de Morales n’était pas sans défauts, mais elle était prometteuse. Aucun gouvernement latino-américain, dans la période récente, n’avait obtenu de tels résultats : forte croissance, redistribution des richesses, recul spectaculaire de la pauvreté. La Bolivie est le pays d’Amérique latine qui a la plus faible proportion d’illettrés après Cuba et le Venezuela. Or ces avancées sociales, fondées sur la nationalisation des compagnies gazières, sont précisément ce qui a scellé le sort d’Evo Morales. Un président indigène qui travaille pour les humbles, voilà le scandale auquel il fallait mettre un terme. Assoiffée de (...) Lire la suite »
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Chili : vers une nouvelle constitution

Jean-Michel HUREAU

Après 3 jours de négociations intenses, la majorité parlementaire et une grande partie de l’opposition sont parvenus à un accord, que l’on peut qualifier d'historique, qui établit la feuille de route pour parvenir à changer la constitution, qui est une des principales revendications des manifestations qui secouent le pays depuis 4 semaines.

L’accord prévoit l’organisation d’un référendum en avril 2020 où seront posées 2 questions aux citoyennes et citoyens. La première s’ils veulent d'une nouvelle constitution, oui ou non. La seconde concernera le type d'assemblée qui devra la rédiger et 2 solutions seront proposées : soit une assemblée constituante composée de 50% de parlementaires et 50% de citoyen(ne)s élu(e)s pour l'occasion, soit une assemblée constituée uniquement de citoyen(ne)s élu(e)s. Au cas où le oui l’emporterait, ce qui très probable, un second référendum serait organisé pour sa ratification au suffrage universel obligatoire, comme le prévoit la constitution actuelle de 1980, ultime héritage de l'ère Pinochet. Quelques formations ont été contre ou se sont abstenues lors du vote mais pour des raisons totalement différentes. L’Union Démocratique Indépendante (UDI) a, évidemment voté contre puisqu’elle représente le reliquat des ultra-pinochetistes. Le Parti Humaniste, le Front Elargi et le Parti Pirate se sont abstenus parce que l’accord (...) Lire la suite »

Les manifestations au Chili : une révolte contre le néolibéralisme dont les médias refusent de parler

Alan MACLEOD

Santiago du Chili – « Nous sommes en guerre contre un ennemi puissant et implacable qui ne respecte rien ni personne », a lancé le président chilien Sebastian Piñera lors d’un discours prononcé devant la nation, faisant délibérément écho à la célèbre accroche du dictateur militaire fasciste Augusto Pinochet. L’« ennemi » dont il parle sont des citoyens chiliens, dont plus d’un million sont descendus dans la rue vendredi après-midi dans une révolte contre le système néolibéral que Piñera continuait d’implanter contre leur volonté, exigeant sa démission.

L’étincelle de la révolte qui a commencé le 14 octobre a été une augmentation de 30 pesos du prix du métro à Santiago, la capitale du pays et de loin sa ville la plus grande et la plus importante. Mais les manifestations ont rapidement dégénéré en une protestation générale contre les décennies de politiques économiques néolibérales menées par les gouvernements successifs, qui ont fait augmenter le coût de la vie, marginalisé et privé une partie de la population de ses droits, entraînant une aggravation des inégalités sociales et économiques. Comme le dit un slogan populaire de la manifestation : « Il ne s’agit pas de 30 pesos, mais de 30 ans. » La réaction du gouvernement a été brutale. Le président a déclaré l’état d’urgence dans une grande partie du pays et a ordonné aux chars d’assaut de pénétrer dans Santiago afin de briser le mouvement. Des images qui se répéteraient en boucle dans nos médias si Piñera n’était pas un allié aussi loyal de Washington. On compte pour l’instant 18 morts et les forces de sécurité ont (...) Lire la suite »
Spectaculaires reculs de l’analphabétisme, de la pauvreté, du chômage...

Les leçons à tirer du coup d’État en Bolivie

Andrea Lobo

Le président bolivien Evo Morales, membre du Mouvement vers le socialisme (MAS), a été contraint de démissionner, dimanche soir, par les militaires boliviens, lors d'un coup d'État soutenu par les États-Unis. Hier soir, Morales a twitté qu'il "partait pour le Mexique" après que ce pays a accepté de lui accorder l'asile.

Les leçons à tirer du coup d’État en Bolivie 2015-05-21_11h17_05Par Moon of Alabama – Le 12 novembre 2019 Le coup d’État en Bolivie est dévastateur pour la majorité de la population de ce pays. Y-a-t-il des leçons à en tirer ? Andrea Lobo écrit dans WSWS : Après trois semaines de protestations à la suite des élections présidentielles contestées du 20 octobre, les puissances impérialistes et leur élite bolivienne comprador ont renversé le gouvernement de Morales. Dans le contexte de l'aggravation de la crise du capitalisme mondial et de la résurgence de la lutte des classes au niveau international, y compris les récentes grèves de masse des mineurs et des médecins en Bolivie, la classe dirigeante a perdu confiance en Morales et le parti MAS pour continuer à juguler l'opposition sociale dans ce pays. Au cours de ses douze années de mandat, Evo Morales a accompli pas mal de bonnes choses : Taux d'analphabétisme : 2006 13.0%, 2018 2.4% Taux de chômage 2006 9.2%, 2018 4.1% Taux de pauvreté modéré 2006 (...) Lire la suite »

Morales a été renversé, mais le socialisme bolivien perdurera (21st Century Wire)

Andre VLTCHEK

Ils se sont engagés à le faire, et ils l'ont fait – les seigneurs féodaux boliviens, magnats des médias et autres "élites" traîtres - ils ont renversé le gouvernement, brisé l'espoir et interrompu un processus socialiste extrêmement réussi dans ce qui était autrefois un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud.

Un jour, ils seront maudits par leur propre nation. Un jour, ils seront jugés pour sédition. Un jour, ils devront révéler qui les a formés, qui les a employés, qui les a transformés en lâches sans foi ni loi. Un jour ! Bientôt, j'espère. Mais maintenant, Evo Morales, président légitime de la Bolivie, élu encore et encore par son peuple, quitte son pays bien-aimé. Il traverse les Andes, s'envole au loin, vers le Mexique fraternel, qui lui a tendu sa belle main et lui a offert l'asile politique. C'est maintenant. Les rues étonnantes de La Paz sont couvertes de fumée, pleines de soldats, tachées de sang. Des gens disparaissent. Ils sont détenus, battus et torturés. Des photos d'hommes et de femmes autochtones, agenouillés, face aux murs, les mains attachées dans le dos, commencent à circuler sur les médias sociaux. El Alto, jusqu'à récemment encore un lieu d'espoir, avec ses aires de jeux pour enfants et ses élégants téléphériques reliant les communautés autrefois misérables, commence à perdre ses fils et (...) Lire la suite »

Quand néofascisme rime avec néolibéralisme : coup d’État en Bolivie et infox

Marc VANDEPITTE

Le coup d’État en Bolivie ne tombe pas du ciel, il révèle la patte des Etats-Unis. C’est la revanche de la classe dominante, fortement teintée de racisme. Le pays va-t-il vers un bain de sang ?

« Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de coup d’État aux USA. Parce que là, il n’y a pas d’ambassade des Etats-Unis ». – Plaisanterie classique en Amérique latine. Le dimanche 10 novembre un coup d’État a été perpétré en Bolivie. L’armée a contraint le président Evo Morales, nouvellement élu, à démissionner. Dans la rue la violence monte. Des bandes armées de l’opposition agressent des militants et dirigeants du Mouvement pour le Socialisme (MAS) d’Evo Morales. Elles intimident des journalistes, mettent le feu aux maison de membres du MAS, notamment de la sœur d’Evo. A certains endroits, toute personne qui semble indigène est agressée physiquement. Des femmes indigènes sont déshabillées et molestées. Il y a déjà eu plusieurs morts. La revanche sur la vague rose Ce coup d’État n’est pas totalement inopiné. C’est le énième coup d’État ou tentative de putsch en Amérique latine depuis le début de ce siècle : Venezuela en 2002, Haïti en 2004, la Bolivie en 2008, le Honduras en 2009, l’Equateur en 2012, à nouveau le (...) Lire la suite »
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En Espagne, la confusion entre exécutif et judiciaire est totale

Après la campagne électorale. Impressions d’Espagne

Rosa LLORENS

« Victoire des socialistes de Pedro Sánchez » : c’était l ’analyse des élections du 10 novembre en Espagne selon France Info ; c’était court, mais tout faux : les partisans du PSOE de Sánchez ne sont pas socialistes et le PSOE n’a pas gagné.

Sánchez avait voulu de nouvelles élections pour renforcer ses positions, au lieu de quoi, il perd trois députés et rend le pays encore plus ingouvernable. Du reste, qui a gagné ? Tous les partis espagnols (sauf Podemos, qui reste dans l'ambiguïté, ni pour ni contre, bien au contraire) ont déclaré la guerre aux Catalans et ont transformé la campagne en une surenchère de menaces contre eux,reprenant les idées et la phraséologie franquistes. Cette guerre implique une dérive de la démocratie, qui ne concerne pas seulement la Catalogne, mais entraîne l'Espagne tout entière vers un régime de plus en plus autoritaire. Il semble que, hormis Vox, tout le monde a perdu. Mais il serait illusoire, faussement rassurant, de rendre responsable de cette situation le nouveau parti d'extrême-droite Vox. La stratégie de la haine contre la Catalogne remonte à la fin du siècle dernier, (bien avant la déclaration d'indépendance de la Catalogne, le 1er octobre 2017), et a été lancée de deux côtés à la fois : depuis le PP et (...) Lire la suite »

Les racistes de Bolivie prennent le pouvoir

Jean-Luc MELENCHON

Photo : Le putschiste Camacho pose avec la bible sur le drapeau national au palais présidentiel de Bolivie.

Une nouvelle fois, les USA et leur système médiatique mondial viennent de frapper un gouvernement progressiste. C’est en Bolivie. Les « forces démocratiques » en insurrection contre le gouvernement légal ont commencé par faire des pogroms contre les indiens, tabassé des gens dans la rue, incendié les maisons de militants et ministres, attaché à un arbre le directeur de la télévision et ainsi de suite.

Puis l’armée a envahi le palais présidentiel pour « réaliser la démocratie et protester contre la violence du pouvoir d’Evo Morales ». Le chef des putschistes n’a jamais été élu par personne. Mais c’est un démocrate paraît-il. Il s’inscrit dans le profil du crétin vénézuélien, Guaido, « président de fait » reconnu par Macron mais détesté par tout le monde au Venezuela. Y compris l’opposition de droite, surtout depuis les révélations sur ses liens avec les narco-trafiquants. Le fasciste bolivien s’appelle Camacho, un beau gosse de riches, pourri d’argent sale. Dans « un souci d’apaisement », le président Morales a appelé à de nouvelles élections qui devaient être organisées par un Tribunal électoral renouvelé. Malgré, cela l’opposition a continué les meurtres d’indiens et les incendies de maisons de dirigeants de gauche en réclamant la démission immédiate de Morales et son exclusion du futur scrutin. Ce qui prouve l’inutilité des concessions à de telles personnes. Selon France 2 et la propagande Macroniste, Morales, (...) Lire la suite »

La Bolivie plurinationale à l’épreuve des fascistes.

Jean ORTIZ

Avant l’arrivée d’Evo Morales, en 2006, la Bolivie collectionnait les changements de gouvernement par coup d’Etat comme d’autres les timbre-poste.

Aujourd’hui, les choses désormais sont claires : ce que traverse la Bolivie s’appelle un coup d’Etat, œuvre collective du corrompu Carlos Mesa, déjà repoussé par les Boliviens et qui fut même président de la République, celle des Blancs et des riches. Deuxième acteur : un chef mafieux, raciste, fasciste, un cacique sans scrupules, Fernando Camacho, véritable patron des anti-moralistes à Santa Cruz, terre riche et raciste. Les Indiens ont-ils une âme ? A Santa Cruz, les Blancs les traitent de « perros » (chiens), de « indios de mierda »... Un coup d’Etat avec, comme toujours, des tireurs de ficelle : Trump, Bolsonaro, Macri... Depuis la première élection, « historique », d’Evo Morales, un Indien à la Présidence, le MAS (Mouvement vers le socialisme), la COB (Centrale ouvrière bolivienne), les syndicats les plus combattifs, les réseaux, le mouvement social, ont porté sur les fonds baptismaux une nouvelle Bolivie. La réussite du projet « non capitaliste » fait pâlir d’envie beaucoup de pays latino-américains, (...) Lire la suite »

Dernier message d’Evo Morales avant son départ pour le Mexique

Evo MORALES

Dans un document audio diffusé durant la soirée du 11 novembre, l'ancien président Evo Morales a remercié ses partisans dans la ville de Cochabamba pour avoir pris soin de lui et assuré sa sécurité après le coup d'Etat. Il a assuré qu'il reviendrait "avec plus d'énergie pour continuer à travailler", tout en demandant à ses adversaires de « protéger les vies » ainsi que d’« arrêter de massacrer et d’humilier » les personnes les plus humbles dans son pays. Il a aussi demandé aux forces armées de ne pas se souiller en faisant couler le sang du peuple. Evo Morales, voyage en direction du Mexique accompagné de son ancien vice-président, Álvaro García Linera.

Transcription à partir d’un document audio (03:01 minutes) diffusé sur le site de La Jornada le lundi 11 novembre 2019 à 22:43 : « Depuis mon arrivée dans [la zone dite du] « tropique de Cochabamba », après le coup d’Etat, mes camarades des six fédérations et des autorités locales m’ont accompagné, ont pris soin de moi, et maintenant je vous dis au revoir en vous remerciant pour votre soutien, pour cet effort, [inaudible], momentanément président, maintenant de nouveau dirigent-camarade de la base. Je les remercie tous de m’avoir assuré ma sécurité, de ne m’avoir jamais abandonné, tout comme jamais nous ne les abandonnerons. Merci compañeras et compañeros, nous reviendrons bientôt avec plus de force, plus d’énergie, pour continuer de travailler au service de notre chère patrie. Presque 14 années de gestion, de suivi des demandes du peuple, des différents secteurs sociaux ; je veux vous dire merci de m’avoir accompagné. Ça me fait mal d’abandonner [le pays] pour des raisons politiques, mais je suivrai (...) Lire la suite »

La longue campagne du « Tout sauf Evo »

Maurice LEMOINE
Dans une Amérique latine où les secteurs conservateurs se trouvent en grande difficulté – perte électorale du Mexique et de l’Argentine, crise institutionnelle au Pérou, explosions sociales en Haïti, en Equateur et au Chili, résistance de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela –, tout devait être fait pour empêcher Evo Morales de demeurer chef de l’Etat en Bolivie. Chargée d’auditer le scrutin « contesté » du 20 octobre dernier, remporté par Morales, l’Organisation des Etats américains (OEA), dans l‘orbite de Washington et d’emblée favorable aux thèses de l’opposition, a comme il était prévisible annoncé le 10 novembre qu’elle n’en validait pas le résultat. Le pouvoir bolivien ayant accepté par avance, pour prouver sa bonne foi, que ce rapport de l’OEA serait « contraignant », Evo Morales a annoncé que de nouvelles élections seraient organisées. Ce n‘était pas suffisant ! Accélérant à l’extrême l’issue de la crise analysée dans le présent article, une vague de violence fascisante déclenchée par l’opposition, des unités (...) Lire la suite »

Coup d’Etat en Bolivie : cinq leçons (Pagina12)

Atilio BORON
La tragédie bolivienne nous donne plusieurs leçons que nos peuples et nos forces sociales et politiques populaires doivent apprendre et graver à jamais dans leur conscience. Voici, en prélude à un traitement plus détaillé à venir, une brève énumération de l’exécution du plan. Tout d'abord, que même si l'économie est gérée de manière exemplaire comme l'a fait le gouvernement Evo, assurant la croissance, la redistribution, le flux des investissements, même si tous les indicateurs macro et microéconomiques sont améliorés, la droite et l'impérialisme n'accepteront jamais un gouvernement qui ne sert pas leurs intérêts. Deuxièmement, il faut étudier les manuels de propagande, les documents publiés par diverses agences américaines et leurs porte-parole déguisés en universitaires ou journalistes afin de pouvoir percevoir à temps les signes de l'offensive. Ces écrits soulignent invariablement la nécessité de briser la réputation du leader populaire, ce qu'on appelle dans le jargon l'assasinat du personnage en le (...) Lire la suite »
Parlons (Inter) Net
16 790 €

LGS a lancé une souscription qui a occupé notre « Une » depuis le début du mois de septembre jusqu’à aujourd’hui. Il s’agissait d’aider à la réalisation du film de Pierre Carles sur Georges Abrahim Abdallah, emprisonné en France depuis 36 ans et libérable depuis… 1999.

17 130€ ont été versés par 339 lecteurs du Grand Soir. Leur nom figurera au générique, sauf s’ils s’y opposent.

Merci à eux, ce fut une bonne action.

Les retardataires peuvent encore aller sur le site https://www.lepotcommun.fr/pot/q49nxyby

Théophraste R.
PS (21/11/2019). Je vais m’absenter quelque temps, occupé par d’autres tâches.






 
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